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30 octobre 2007

Saga d'une babyboumeuse (suite)

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Toujours plus fort !

18:40 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : tous les tags |  Facebook | |  Imprimer | |

27 octobre 2007

La vie lamentable d'une babyboumeuse ratée (suite)

Je sais, je sais !!! Comme je vous le disais... faudrait pas croire les gens !

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15:05 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tous les tags |  Facebook | |  Imprimer | |

25 octobre 2007

ma vie revue et corrigée en BD

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 en hommage à Chien, je ne sais plus son nom, mais il est dans mes yeux comme si c'était hier, on se parlait tous les deux, sur les marches de la porte d'entrée...

22:25 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | |

Ma vie revue et corrigée en BD

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Je suis née, il y a soixante ans.
Je vais vous raconter ma lamentable vie de babyboumeuse ratée.
c'est triste, c'est beau, c'est émouvant, vous allez pleurer!

18:15 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : société, psychologie, littérature, écriture, dessin, art, artistes |  Facebook | |  Imprimer | |

01 octobre 2007

Un joli dimanche en Berry

b829a78d941c8e8d3cc546cc105efdbe.gifGargilesse, suite et fin.

Le temps était paradisiaque et les paysages délicieux... La traversée de la Brenne dans les brumes ensoleillées de l'automne, c'est fabuleux  (photo)... mais, au salon du livre de Gargilesse, une organisation lamentable.
The flop total !
Quelques rares promeneurs égarés surpris de nous découvrir. Les plus aimables nous avouaient ne pas lire ou n'avoir pas le temps de lire, les autres longeaient les stand l'air profondément déçu (ou dégoûté). Libraires, bouquinistes et auteurs ont fait chou blanc.
Et pourtant, j'ai rencontré des personnes formidables et je reviens avec une invitation de l'organisateur du prochain Salon de Chateauroux.
Une libraire ambulante dont je reparlerai, Nadège Mulé, "Les chemins du livre" a pris mes livres pour les vendre au cours de ses tournées. Donc, bilan plutôt positif.

 

09:58 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | |

24 septembre 2007

"Les Sévignales"

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En France, faites 200 km, et vous êtes ailleurs…

Aux confins de la Bretagne, de la Sarthe et de la Mayenne, vous découvrez un pays de rigueur et de labeur, c’est l’impression que j’en ai. Villages endormis aux foirails désaffectés, champs à perte de vue avec ici ou là quelques vaches tenaces, rivières paisibles, constructions historiques massives en pierres marron foncé avec des toits pointus en ardoises et… des églises énormes, mastoc, dominant les modestes habitations.  L’autochtone paraît très sain de corps et d’esprit, sans doute est-il loyal et travailleur, mais peu empathique. On ne ressent pas la convivialité extravertie propre à nos régions vinicoles et viticoles, même si nous avons été bien accueillis. Ces manifestations permettent des rencontres enrichissantes. J’ai pu apprécier le talent et la sensibilité de Jean-Pierre Guéno (France-Inter) qui a fait une lecture de lettres authentiques et lu aussi des extraits de textes des lauréats. Et j’ai fait la connaissance d’une jeune femme (mon homonyme : Isabelle Chollet !) qui dirige une compagnie de théâtre à Toulouse, prête à tenter l’aventure de monter un de mes textes… j’adore ce genre de coïncidences.

11:50 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : lettres, littérature, société, psychologie |  Facebook | |  Imprimer | |

14 septembre 2007

Les musées sont faits pour ça

Je crois que l'art rend heureux.adc534b137e8e11ba5d4085b7742a895.jpg

 

Vu hier au musée des Beaux-arts de Tours... plus quelques autres merveilles mais...
...suivez le lien ci-dessous, "le Grillon" vous en parle si bien...

http://doudou.gheerbrant.com/blog2/?p=316

10:25 Écrit par Claudine dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : arts |  Facebook | |  Imprimer | |

05 septembre 2007

marketing et dessert

0024d459c7452d64ee1569ec919cfae5.gif J’approvisionne les maisons de la presse-librairies des villes de mon département avec mes Polycarpe. Je veux ici, publiquement, exprimer ma sympathie à la grande majorité de ces commerçants pour les emplacements qu’ils dégagent sur leurs gondoles archipleines de best-sellers et des prix littéraires présumés de la rentrée, pour l’accueil enthousiaste qu’ils manifestent. Je trouve des personnes qui aiment vraiment les livres et qui souhaitent que ça bouge un peu.
Je remercie notamment les librairies-maisons de la presse d’Amboise, Azay-le-Rideau, Ballan-Miré, Chinon, Joué les Tours et Cultura. Tous envisagent à court ou moyen terme des actions de promotion d’auteurs en région. Dynamiques.
Je commence à avoir assez de recul pour tirer quelques leçons de marketing. Les commerçants qui, cet été, ont placé mes bouquins à la même enseigne que les titres médiatisés en ont vendus autant. Admettons que le temps pluvieux ait poussé les gens à lire… Ceux qui ont mis ma série à part mais de manière visible en ont bien vendus également. En revanche, le libraire qui range les Polycarpe en rayon n’en vend pas. Le produit est inconnu du grand public donc c’est logique. À Tours intramuros, on manque d’entrain, je ne sais pas pourquoi : les gaz d’échappement, l’effet de serre, l’egosystème  l’écosystème du microcosme ? Allez, je rigole !
Il y a le cas, unique, d’un commerçant qui refuse le dépôt. Explication vaseuse. Mais c’est peanuts ! On n’a pas que des fans. Et inversement, ma boulangère, emballée d’avoir une écrivaine comme cliente, expose mes Polycarpe dans ses rayonnages muraux en arrière-plan des grosses meringues… Gentil, non ?
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À propos j’ai une recette de dessert glacé avec de la meringue… dégusté cet été avec des cousins qui la tenait (la recette d’amis bordelais). Il faut :
Une grosse meringue de boulanger, un sachet de pralines écrasées, un pot de crème fleurette.
Vous montez la crème en chantilly (5mn), vous concassez la meringue et vous mélanger le tout. Vous mettez au congélateur quelques heures. Et voilà : ça ressemble en plus léger à la glace nougat.
C’est gé-nial.

 

17:50 Écrit par Claudine dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | |

22 août 2007

www.http://laforetdeslivres.com

Dimanche, come one the wood of the books... I wait for you

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00:00 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | |

24 juillet 2007

J'aurais pu le dire...

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« De la foule à nous, aucun lien : tant pis pour la foule, tant pis pour nous surtout… Il faut, abstraction faite des choses et indépendamment de l’humanité qui nous renie, vivre pour sa vocation, monter dans sa tour d’ivoire, et là, comme une bayadère dans ses parfums, rester seuls dans nos rêves. »

(Extrait d’une lettre à Louise Colet, 1852 – Dans « Flaubert» de René Herval, La Bonne Presse, 1942)

(merci à Rony de m’avoir rappelé ces mots de Flaubert)

12:05 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : écriture, littérature, société, psychologie |  Facebook | |  Imprimer | |

13 juillet 2007

Où sont les neiges d'antan ?

c8e89de7270bedd4d635b39df95de959.gif Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

09:30 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : littérature, poésie, chanson, société, vie quotidienne, pensée correcte |  Facebook | |  Imprimer | |

08 juin 2007

La vie sur le vif

"Ses doigts firent des gammes de désespoir stoïque"

"Grand spécialiste en surdité insolente"

"les deux rides de la richesse méprisante des narines aux commissures"

"rôdaillait seul, cardant tristement la laine de ses cheveux, Faune banlieusard"

"Les verres de ses lunettes étincelaient de malice"

"sa chaste gorge spongieuse det mollette"

"Le terrible attirail des faibles femmes invincibles"

etc.

"Belle du Seigneur" Albert Cohen

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19:02 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : littérature, écriture, philosophie, psychologie, société |  Facebook | |  Imprimer | |

07 juin 2007

Qui a dit...

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"Les chiens, quels braves gens ! "

 

 

 

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  "des mouettes à l'oeil antisémite volaient en rond et criaient sottement."

18:30 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, écriture, philosophie, psychologie, société |  Facebook | |  Imprimer | |

04 juin 2007

Signaux de fumée (cf l'indien ci-dessous)

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L'amour, désir de brûler ou désir de durer.

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Ah ! Hein ?

19:52 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, écriture, philosophie, psychologie, société |  Facebook | |  Imprimer | |

04 avril 2007

On a marché sur la neige

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Hier encore, j'étais là-bas, sur cette nappe de chantilly...
C'était cool... Randos vers les snacks en altitude où on se grillait au soleil...
Beaucoup d'étrangers, y compris des islamistes (je me demande quelle nationalité) que j'ai vus débarquer dans l'immeuble avec leurs femmes voilées qu'on n'a pas revu ensuite, seuls les hommes (barbus) allaient skier...
Bonjour l'évolution ! Vive le moyen âge !

 

15:33 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vacances, société, de tout et de rien |  Facebook | |  Imprimer | |

08 mars 2007

Ils sont sortis ! tout beaux tout chauds...

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" Les POLYCARPE sont à la littérature ce que TINTIN est à la BD"
Mickey Mouse
  Garanti 100% pure jubilation

14:10 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook | |  Imprimer | |

07 mars 2007

Qu'en pensez-vous ?

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De l'esquisse à la couverture...

bientôt sur votre table de chevet !

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14:20 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : arts, artistes, littérature, société, de tout et de rien |  Facebook | |  Imprimer | |

06 mars 2007

profil n°1

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Pendant qu'on y est, dans le bleu...
mais celui-là est moche, c'est un bleu microsoft !

 

 

10:15 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dessins, couleurs, humeurs, journal intime, société, psychologie |  Facebook | |  Imprimer | |

26 février 2007

Klein n'a pas le copyright du bleu

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C'est de ce chat dont tu parles ?
Faut que je refasse la photo, mais là tout de suite j'ai plus de piles.
Le bonheur c'est de pas savoir qu'on est bleu, tu as raison.

12:10 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : tout et n'importe quoi |  Facebook | |  Imprimer | |

22 février 2007

Yves Klein - "Monochrome sans titre" 1960

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Art ?

20:00 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : peinture, arts, écriture, journal intime, vie quotidienne |  Facebook | |  Imprimer | |

11 février 2007

Glané dans la presse littéraire.

Le Figaro littéraire du 8 février.
Interview croisé de Richard Millet et Jean-Marc Roberts, auteurs-éditeurs, l'un chez Gallimard et l'autre chez Stock.

Jean-Marc Roberts déclare :
" Je suis (…) pessimiste sur notre époque qui est antilittéraire. Le pire ce sont les blogs : non seulement les gens ne lisent plus mais ils ne vivent plus. Interdisons les blogs !"
Oser affirmer : "interdisons les blogs", c'est scandaleux ! On ne peut pas laisser passer ces cris d'orfraie !
Les blogueurs apprécieront, notamment ceux qui font partager leur passion de la lecture…
La liberté d'expression est un droit inaliénable.

Qu'un éditeur pense cela est extrêmement inquiétant. On se croirait chez les soviets, ou sous n'importe quelle dictature…
De fait, J.M. Roberts voit monter avec les blogs la marée de libertés et de talents qui vont inéluctablement l'engloutir, entamer ses privilèges d'auteur-éditeur.
Ces blogs sont d'un démocratique ! Pouah !
Bien fait.

Et son homologue gallimardien de définir l'écrivain véritable : "celui qui a un monde, pas celui qui fait un "coup" pour avoir sa photo sur un livre"
"Faire un coup" n'est pas dans les pouvoirs d'un écrivain, que je sache, s'il n'est pas comme R. Millet également éditeur ! Il y aurait à discuter sur "les mondes " des auteurs-éditeurs de Gallimard, j'ai des exemples…

Et de s'étonner, avec la candeur de ceux qui ont totalement perdu le sens des réalités : "Savez-vous que dans les banlieues, le mot "intello" est devenu une insulte ?"
Ma chère ! Faut sortir ! Il n'y a pas que dans les banlieues ! C'est totalement has-been.
La fièvre "antilibérale" qui saisit lesdits intellos ces temps-ci est-elle en train de tourner à la lutte contre les libertés… ?

17:25 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : littérature, société, arts, culture. |  Facebook | |  Imprimer | |

07 février 2007

Un grand pas pour l'humanité...

Mes amis, je crois que mon site est OK. (cf. ci-dessous pour l'url)
Je compte sur le "testing" des blogueurs pour me faire toutes remarques utiles.
Merci à Jean-Louis du coup de pouce (j'ai pas pu faire ce qu'il m'a dit mais ça m'a aidé quand même)
Si vous saviez comme on se sent content d'avoir fait son petit site... avec les liens, les infobulles, tout ça... comme les grands webmasters !
Et l'avantage, c'est que je peux le modifier comme je veux, Ah,Ah !
J'arrose ça et, allez, tiens, je trinque avec vous !

20:15 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blog, vie quotidienne, journal intime, de tout et de rien, littérature, société, politique |  Facebook | |  Imprimer | |

errata : essayez avec ce nouveau lien :

http://www.editionstuttiquanti.com

09:55 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | |

Y a-t-il un pro du FTP sur ce blog ?

Je voulais que mon site soit tout bien fini avant d'en parler ici, mais j'ai un problème dont l'hébergeur se fout complètement maintenant que j'ai réglé mon hébergement.
Mon Pb est le suivant : certaines illustrations sont invisibles (sans rapport avec le poids) et quelquefois même toutes disparaissent.
Pour être plus précise : j'ai engrangé mes images dans le même dossier que les pages de mon site et j'ai transferé le tout avec FTP FileZilla.
Questions : dois-je enregistrer les images invisbles sous un autre format (elles sont en JPEG)
Est-ce que je peux transférer une image sans faire le transfert de la totalité de mon site ?
Enfin bref, si quelqu'un a une solution, je suis tout ouïe, comme dit mon poisson rouge.
mon site se trouve ici : http://www.editionstuttiquanti.com

09:50 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tous les tags |  Facebook | |  Imprimer | |

06 février 2007

Promis, plus de "noircitude"...

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Allez, on oublie tout !
Surfons avec l'ange !

22:30 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

Où est la fermière ?

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      Cette bonne femme exagère, elle se planque au moment où on veut lui rendre visite. Pour trouver cette fermière, il faut retourner l'image ou modifier son regard, remettre en question nos automatismes intellectuels, annuler notre faculté à créer des ensembles visuels, les déconstruire pour les assembler différemment. Voir autrement. C'est un exercice mental gratifiant parce qu'on finit toujours par retrouver cette fichue fermière.

    
La recherche de la chose cachée par déconstruction du visible ne fonde-t-elle pas le principe même de la psychanalyse ?
     Justement...

Dans la série... L'idée du jour...

 Justement je cherche dans l'image de ma vie où se cache l'enfant que j'étais. Mon enfance est en mille morceaux. Mille bouts de miroir brisé que je projette de reconstituer. Pas pour me mirer et m'admirer. Je me fiche de mon nombril.  Je veux savoir pourquoi la petite fille que j'étais a été étouffée et remplacée par une autre, pas intéressante, moche, moins intelligente, embêtante, souillon, étourdie, qui ne se tenait pas droite et qui ne dépliait pas les genoux en marchant. Je veux tenter l'exploration de la malfaisance, affronter l'insoutenable désamour, me rembourser de la casse.

 

 

 

15:30 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | |

05 février 2007

semaine 6

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Cette image pour 10 bons points...
à l'école primaire, en 1989 !

18:45 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

24 janvier 2007

L'an neuf a déjà quelques rides...

  medium_folie.jpg La bourrasque a soufflé dans ma vie fin 2006 et elle n’a pas faibli…


    D’abord les faits : une mère hospitalisée d’office, atteinte d’une « névrose psychotique » selon les psys HP et qui est devenue une sorte de réacteur à neutrons de haine, un père frappé par un cancer de l’estomac avec une tumeur grosse comme un œuf, parents qui avaient fêté en grandes pompes et en grande forme en août dernier leurs noces de diamant)
     Mais les faits sont loin de rendre compte des rapports familiaux que cette situation induit. Car chacun dans l’entourage et dans la fratrie joue un rôle (et semble prisonnier de son rôle) en fonction de ce qu’il est, de ce qu’il a vécu, de ses propres traumatismes et, concernant les frères et sœurs, de sa place dans l’affect parental. Confronté aux maladies mentale et physiologique de nos parents, pas un de nous n’éprouve les mêmes sentiments, ne ressent les mêmes émotions et ne raisonne de la même façon.
     Je peux ainsi affirmer aujourd’hui, à la lumière de ce double drame humain, que les enfants et les petits-enfants d’une famille n’ont pas les mêmes parents ni grands-parents. La maladie de mes parents révèle de façon exacerbée la nature du rapport qu’ils ont entretenu avec leurs descendants et leur entourage, y compris les idéologies qu’ils ont cultivées (voire imposées). Si la maladie mentale revêt un statut à part, je sais néanmoins que la haine et le narcissisme exprimés aujourd’hui par ma mère affleuraient déjà dans son comportement (sur ce blog, conférer le billet « Dame Suzeraine » copié-collé du réel). De même, le vieil homme malade, mais debout, en rémission sinon en guérison, accepte comme un dû le dévouement sacrificiel d’une de ses filles – pas moi mais ma sœur, conséquence logique de leur complicité d’avant…
     Malgré cela –  ces tragédies humaines qui nous confrontent de plein fouet avec la mort, la maladie, la souffrance, le mal-être existentiel –  il faut vivre et travailler, et je suis plongée  dans les re-re-re-lectures d’épreuves de textes qui vont incessamment  voir le jour… la maison d’édition est quasiment bâtie… le site est sur le point d’apparaître sur la toile… Mais je vous reparlerai de tout cela dans les prochains jours.
    
Malgré cela, j'accepte une danse et une coupe pour célébrer, même tardivement l'an neuf !!

14:50 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, société, psy, etc. |  Facebook | |  Imprimer | |

23 décembre 2006

Joyeux Noêl

medium_moto.jpgVive le vent, vive le vent…
     L'air joyeux déferle des haut-parleurs dans la galerie marchande.  Elle pousse son chariot dans la bonne humeur générale. Comme dans les téléfilms américains, les gens pleins d'allant et d'entrain irradient de joie, d'amour du prochain, en lançant joyeux Noël à tout va, sous la valse soyeuse des flocons de neige en polystyrène pendus à des fils… 
    …Les caissières de supermarché ont toutes des bonnets rouges bordés de blanc et dans l'alignement des vingt caisses, tous ces petits capuchons rouges, c'est gai,  le pompon va et vient quand elles enregistrent les codes barres. Elles sont souriantes, c'est la moindre des choses, n'est-ce pas ?
     On mérite bien un peu de joie, non ?
     Mais n'oublions pas tous ces morts partout dans le monde avec leurs cortèges de chagrins ! Tous ces êtres humains fauchés par les séismes, les raz-de-marée mais aussi par les guerres, le terrorisme, les massacres à la machette, les criminels… tous ces hommes tués par d'autres hommes.
     Oh là là ! Quelle horreur ! Dire que les humains sont capables de telles cruautés ! Ils ont passé la rétrospective des grands évènements de l'année à la télé… Tous ces cadavres, c'est épouvantable ! Inouï ! On n'a jamais vu ça. Jamais ! On vit une époque insensée. Heureusement, la tradition de Noël, la trêve des confiseurs, ça fait un break. Il faut bien arrêter de souffrir de temps en temps. C'est un peu comme si la main qui tient le sabre contre ta carotide était soudain paralysée par un sortilège… Le monde se met en pause.
     Disons qu'on peut enfin souffler. 
   C'est pour ça, quand on voit toutes ces décorations enluminées dans la galerie marchande, ces rennes tirant des traîneaux, ces guirlandes, ces bonhommes de neige en plastique éclairés de l'intérieur, ces petits automates primesautiers, on se sentirait presque redevenir un enfant, éternel et protégé…
     Même si c'est une affaire de marketing et de gros sous, ces décorations lumineuses font oublier l'épouvantable réalité. C'est un peu l'antidote de la souffrance, des guerres, des séismes et des otages bien que, franchement, on ne peut pas vraiment compatir sur tout.
     Qu'à force d'en voir, on deviendrait blasé. Franchement… Blasé des horreurs, naturellement, pas des décorations… En voyant ces reportages, on sort de ses gonds. Si on s'écoutait, on fermerait le poste. Mais il faut bien s'intéresser aux autres. On serait bien content que des gens pensent à nous si ça nous arrivait à nous aussi. Enfin, on ne sait pas… Peut-être qu'on n'est pas consolé de son malheur de passer aux infos. 
     Ce qu'il y a aussi, c'est qu'on a sa vie, ses occupations, ses soucis. Justement, elle a loupé des pans entiers de la rétrospective télé à cause du bruit du batteur. Avec la préparation des blancs en neige pour sa mousseline. Pour le réveillon, elle a prévu des aumônières d'escartefigues flambées et des galinettes aux raisins. Ils en ont marre de la bûche glacée. C'est difficile de trouver un dessert léger quand on est gavé… Une salade de fruits mandarines-kiwis-goyaves, ça passe bien. Avec trois doigts de rhum agricole… 
   Il faut dire aussi qu'on a déjà trop de problèmes personnels à résoudre pour être complètement disponibles à tout le malheur du monde.
     Parfaitement, elle aussi, elle a ses problèmes. On ne s'en douterait pas, elle ne se plaint jamais, elle n'en parle à personne… mais elle en a marre, re-marre et plus que marre…
     Elle repère une petite table libre à la sandwicherie, sous le palmier en plastique.
     Ouf ! Quelle chaleur dans cette galerie…Un thé citron, merci.
     Elle garde un œil sur son caddy plein.
     Si seulement elle ne se sentait pas si seule. Chacun a sa vie, d'accord,  et les amies, mieux vaut garder certaines distances si on veut rester bien ensemble. Mais chez soi, quand même ! On devrait se sentir écoutée, aimée… Eh bien, non ! Ils sont tous assistés, ils se laissent porter, ils considèrent que son plus grand bonheur à elle c'est de les rendre heureux, ils trouvent tout naturel qu'elle se mette en quatre pour entretenir leur petit cocon et le pire, c'est l'autre jour quand ils lui ont sorti qu'elle vivait par procuration… Non seulement, elle leur consacre tout son temps libre mais on se moque d'elle, on la prend pour une pauvre fille qui n'a d'autres ressources que de vivre à travers eux… et ils ne lèveraient pas le petit doigt, ils ne se rendent pas compte, parfois elle n'en peut plus… Elle est littéralement leur bonniche… La bonniche, oui ! Il n'y a pas d'autres mots. Elle aurait tellement besoin d'être soutenue, comprise, de parler à quelqu'un… Voilà : comprise. Qu'ils reconnaissent ce qu'elle fait pour eux !
     En ce moment, elle est complètement déprimée… l'envie de pleurer qui la prend sans prévenir… par exemple, à l'instant, si elle se retenait pas…
     Chaque Noël, c'est la même chose, elle en attend tellement… Une vraie gamine… Il n'y a pas de honte à l'avouer, elle ressent toujours une déception, un regret, la fête n'est jamais aussi féerique qu'elle l'avait espérée… Elle tombe de haut… La vérité, c'est qu'elle a tout à assumer, faire plaisir au mari, aux enfants, aux parents, aux beaux-parents, aux grands-parents, ça fait un paquet de monde, ils ont tous besoin d'elle… Pas un seul moment à soi. Ils téléphonent pour trois fois rien, il faut faire toutes les courses, choisir des cadeaux, deviner ce qui fera plaisir à chacun, cuisiner des petits plats, tout bien astiquer pour que la maison étincelle, orner le sapin, accrocher des étoiles, des boules brillantes, acheter les cadeaux, les emballer, aller chercher les uns, conduire les autres, laver ci, repasser ça… Et, au dernier moment, être au mieux de sa forme, pomponnée, lumineuse, parfumée… d'une humeur charmante.
     Elle est piégée parce qu'elle les aime et que si elle ne fait pas tout ça, ils ne l'aimeront peut-être plus… Du coup, la joie de Noël, c'est pour les autres. Ce n'est pas étonnant qu'elle ressente une petite frustration… 
    En somme, le Père Noël, c'est elle !
    Ça serait à refaire…   Elle n'est pas loin d'envoyer tout balader ! Un jour, c'est sûr, elle enverra tout balader et ils vont voir ce qu'ils vont voir ! Il vont cesser d'y croire au Père Noël !  Ah ça oui !  Ils en feraient une tête si elle annonçait le soir du 24 endives jambon blanc !  Pas de sapin, pas de chocolats, pas de déco… "Désolée mes chéris, mais j'avais un boulot urgent à finir…" Genre de truc qui ne risque pas de se produire, vu qu'elle quitte le bureau à pile moins une pour être là quand ils rentrent, pour que la maison soit éclairée, accueillante.
    
D'un autre côté…
     Leur faire de la peine, un jour de Noël, elle n'a pas le cœur à ça, au fond. Consacrer un peu de son temps aux siens dans ces moments-là, c'est dans l'ordre des choses. Un jour, les enfants seront partis, ça va arriver bien assez vite et elle aura alors tout le temps pour elle. Ce n'est pas à proprement parler un grand sacrifice, faut pas exagérer, elle n'est quand même pas mère Térésa…
     Il faut être positif, donner du bonheur aux gens, elle l'a lu, l'autre jour dans une revue, elle était d'accord, ça maintient en forme. Un peu de générosité, c'est une goutte d'eau et les gouttes d'eau font les rivières. L'effet boom-rang du bien : vous le faites et il vous revient pour vous renforcer. Vrai ou faux ? Elle choisit d'y croire cette année encore…
     Vive le vent, vive le vent d'hiver…
     Quoi ! Déjà cette heure-là ! Allez, debout, cocotte...
     Eh ! Qu'aperçoit-elle ? Cette pyramide dans l'allée ? Des Truffes d'Argent... Des truffes  d'Argent  à ce prix-là ! Ma foi… Elle pourrait en mettre quelques unes sur des coupelles dorées pour décorer la table, sur les jolies coupelles dorées qu'elle a dénichées à La Petite Maison pour trois fois rien. Ça lui fait penser… Il lui manque des bougies torsadées et elle a encore un cadeau à trouver, un vase… une imitation Gallé… Au Patio peut-être… La vitrine est si réussie avec ces ruissellements de lucioles...
    
Ah ! Noël ! Quelle gaieté !

11:00 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : littérature, journal intime, société, psychologie |  Facebook | |  Imprimer | |

04 décembre 2006

Parano

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 Entre ses sourcils, sur son front, des petites rides entrecroisées forment une grille. Il a le teint brouillé. Sa bouche est amère. Ce n'est pas qu'il n'est pas dans son assiette, ce sont les autres qui le tuent à petit feu. Il estime qu'on l'empêche de respirer, carrément de vivre. En partant, comme en rentrant chez lui, maintenant, il ferme le portail. Il ne veut pas être dérangé.  D'ailleurs, il ne veut voir personne. Déjà, la famille, ça vous bouffe suffisamment, et si les amis s'en mêlent, il ne reste pas beaucoup de liberté. Les Machins, c'est tout juste s'ils ne décident pas tout à votre place. Ils s'immiscent dans votre vie, vous devenez leur hochet, vous êtes des bouche-trous quand ils ne savent pas quoi faire de leur peau.
Il n'embrasse pas sa compagne aujourd'hui, il sent venir un herpès. Il abaisse ses grandes paupières et le petit grillage de ses rides est plus accusé. Il incline la tête, il évoque un saint martyr. Puis il argumente longuement, Unetelle est une vraie saloperie. Le mot saloperie revient sans arrêt. Il n'y a pas d'autres mots pour décrire cette saloperie. Sa compagne le laisse vider son sac et quand même, au bout d'un moment, elle stoppe la logorrhée, elle suggère qu'on laisse Unetelle où elle est, qu'on passe à autre chose. Elle en a un peu marre qu'Unetelle soit leur sujet de conversation numéro un. Cette interruption le suffoque. Son regard fixe soudain la perturbatrice, prunelles fouineuses. C'est exaspérant d'entendre une chose pareille. Il hausse la voix, il va changer de pièce. Il est vraiment abattu qu'elle le prenne ainsi, il se sent seul, désespéré. Tellement désespéré qu'il en chialerait. Il change de pièce, il est obligé de forcer le ton, de crier presque…  bien sûr, vous, vous vous en fichez, vous vous lavez les mains, plif ! plaf ! Vous folâtrez avec impudence dans les facilités de l'existence mais heureusement qu'il y a des gens comme moi, oui, désolé ! perspicaces, qui voient les choses venir de loin, pour empêcher les catastrophes. 
Il vaque à ses occupations et les portes claquent, les objets sont maniés bruyamment, à l'occasion il marmonne. Plus tard, en face de sa compagne, dès qu'il croise son regard, il pousse un petit gémissement puis frotte son visage avec ses mains. Il passe ses mains sur ses yeux tout en parlant. Il explique pourquoi l'ingérence des autres, leur immixtion, est nuisible ; il reprend tous ses arguments, un peu penaud, désolé d'avoir raison et que ça gêne tout le monde qu'il ait raison. Mais il est lucide, tellement lucide qu'il a tort, tort d'avoir raison avant tout le monde. Il fait mine de se débarbouiller avec ses mains, il finit par se décoiffer, ses cheveux sont maintenant hérissés comme ceux d'un savant fou. Peut-être ne s'adresse-t-il pas spécialement à elle lorsque, les mains en visière, il explique que les gens sont tous des ordures. Qu'en ce moment, les gens n'ont qu'un but : abuser de vous. On vous humilie sans arrêt. On exige votre attention, on vous soutire des conseils, on vous bouffe votre temps et après, on ne pense plus à vous, c'est comme si vous n'existiez plus. Les gens sont mauvais. De vraies saloperies. C'est pour cela qu'il est agacé. Il faut le comprendre. Il y a de quoi perdre patience. Et quand il dit ça, il n'invente rien, c'est la vérité ; heureusement qu'il se tient sur ses gardes, sinon qui sait ce qu'ils deviendraient, bouffés aux mites, ruinés, ah.
Elle éprouve l'envie perfide de lui demander s'il met sa main devant ses yeux parce qu'elle l'éblouit ou bien parce qu'elle offre un spectacle trop affligeant. Ce serait de la provocation et ces jours-ci, il n'a pas le sens de l'humour. Elle sait bien que les mains sur les yeux ou pas, en ce moment précis, il ne peut pas la voir. Peut-être même, ne peut-il pas la sentir.

10:37 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, journal intime, société, psychologie |  Facebook | |  Imprimer | |