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21 mai 2013

L'AVENTURE D'UNE ECRITURE

 

Dans le cadre des FLORILEGES CULTURELS, le 2 juin à 14 heures, j'interviens au Manoir de la Tour, à Saint-Cyr-sur-Loire sur le thème : "L'AVENTURE D'UNE ECRITURE".

Vous trouverez dans la rubrique "pages" ci-contre la totalité de l'intervention dont voici, ci-dessous, l'introduction.

salon, livres, saint-cyr-sur-loire

Nous devons à Jean Ricardou dans Pour une théorie du Nouveau roman, essais, Seuil, collection « Tel Quel », Paris 1971,  cette figure littéraire appelée chiasme : « le nouveau roman n’est plus l’écriture d’une aventure mais l’aventure d’une écriture ».

Remettons cette phrase dans son contexte des années 70 où on brûlait symboliquement les œuvres antérieures, on faisait « table rase » du passé -  je le sais : je lisais « Tel Quel » ; c’était Fahrenheit 451 (de Ray Bradbury publié en 1953). Au bûcher Flaubert, Balzac... et tous les auteurs dits « bourgeois » !

Comme toujours, les théories les plus radicales s’émoussent heureusement avec le temps : le roman traditionnel non seulement n’a pas disparu mais reste prisé des lecteurs, publié par les éditeurs, commenté dans les cafés littéraires et bien présent sur les rayons de bibliothèques.

 « L’écriture est une aventure » parce qu’écrire est une exploration, l’écrivain part en terra incognita sur la page blanche.

Quand l’explorateur Christophe Colomb est parti vers l’Inde, il ne savait pas qu’il découvrirait l’Amérique. Ce phénomène de sérendipité est inhérent à la création littéraire (sérendipité : découverte de quelque chose par accident et sagacité alors que l'on est à la recherche de quelque chose d'autre) : à condition de souquer ferme : ce n’est pas en écrivant ce qui passe par la tête, n’importe comment, qu’il se produira des découvertes miraculeuses et que nous aborderons les rivages de l’art littéraire.

La littérature est une écriture raisonnée.

Mais l’écriture n’est pas raisonnée en soi ; elle l’est en tenant compte des lecteurs pour lesquels l’auteur écrit, elle l’est par rapport à la façon dont les lecteurs vont recevoir le récit. Si j’écris un roman historique ou Harry Potter ou si j’inclus ou non du porno dans mon roman, je toucherais un lectorat ou un autre : les fous de lecture, les liseurs désinvoltes, les lecteurs snob, les érudits ?

En choisissant un genre de littérature, l’écrivain sélectionne un certain lectorat.

Objet lisible / œuvre littéraire

La littérature propose au lecteur de vivre sur le mode imaginaire une expérience qu'il ne pourrait pas vivre dans la réalité.

L’art d’écrire, c’est être capable de rendre cette expérience vraisemblable.

C’est plus qu’un savoir-faire, qui ferait de la littérature un travail d’artisan d’art, mettant en œuvre un certain nombre de procédés transmis d’une génération à l’autre. L’objectif de la transmission d’un savoir-faire étant justement d’éliminer l’aventure. Pour composer une œuvre littéraire, le savoir-faire est nécessaire mais pas suffisant.

Si vous avez appris toutes les techniques, vous ferez peut-être un objet lisible et pourquoi pas plaisant, mais vous n’aurez pas fait une œuvre littéraire.

 ... à suivre dans la colonne "pages" ...

11 avril 2013

POLYCARPE, L'INSOLENT.

"(...) quelque chose nous dit qu'ils seront nombreux, nos contemporains, à vouloir fêterl'excellent Polycarpe, le 27 avril prochain, pour se consoler de la morosité des temps." Etienne de Montety (Le figaro littéraire du 11 avril 2013)

Edito Le Figaro, Polycarpe

15:40 Écrit par Claudine dans bizarreries, insolite, littérature, Livre, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

14 février 2013

Salons et dédicaces : Polycarpe y sera...

1) à l'Hôtel de Ville de TOURS : LE CHAPITRE DES FEMMES

LES 20 ET 21 AVRIL 2013

salon du livre fémminin, Tours,

***

2) à SAINT-CYR-SUR-LOIRE : LES 25 ET 26 mai 2013

 

banniere-5eme-edition-du-chapiteau-du-livre-Saint-Cyr-sur-Loire-2013.jpg

salon, livres, saint-cyr

 

***

et...  3) THE LAST BUT NOT THE LEAST... à CONCARNEAU :

du 18 au 21 juillet 2013

siteon0.jpg

 

polar, salon, Concarneau, chien jaune

***

Mes interviews sur France Bleu Touraine et Radio Active


http://claudinechollet.livreaucentre.fr/files/2011/05/maison_radio09.gif


http://www.editionstuttiquanti.com/pageinterview.htm

 

Serge Fournel, ancien animateur de RTL et de Radio France, et Dorothée Briand, jeune animatrice de radio passionnée, ont repéré la récurrence des articles de presse concernant mes publications, depuis mon “Poulpe” jusqu’au “Crime de River House”.

Ils ont eu envie de m’interroger sur ma série policière et les autres livres que j’ai écrits. J’ai apprécié leur curiosité spontanée, l’intérêt qu’ils portent à ce que je fais, l’aspect ludique de leurs interviews.

Ils sont venus à moi, je ne les ai pas sollicités.

Au-delà du fait que mon ego pourrait être satisfait de se retrouver sur la sellette – ce qui n’est pas le cas car je ne suis que la créature de mes personnages (dixit Maurice Leblanc) je mesure surtout que mes romans creusent, à force, un sillon de popularité dont les radios se font l’écho et qu’elles répercutent ensuite auprès de leurs auditeurs.

Ce n’est pas la première fois que des médias m’interrogent sur ma série des « Polycarpe », Olivier Gadeau de France 3 et M6 m’avaient ouvert leurs micros et leurs caméras… mais c’est la première fois que mes progrès en informatique me permettent de les publier sur les réseaux sociaux…

09:09 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

Tapis rouge” pour Polycarpe sur France Bleu.

 

   Je viens d’enregistrer un « Tapis Rouge » sur France Bleu Touraine
   L’enregistrement, mené par Serge Fournel, est passée vertigineusement vite.
   J’espère que Polycarpe en sortira un peu plus populaire…
 

   « Dérouler le Tapis rouge sur France Bleu Touraine c’est pour moi mettre à l’honneur des émotions uniques. 
   Ce n’est ni une émission politique, ni un rendez-vous polémique, ni même une vitrine pour promouvoir un événement d’actualité.
   Cette émission je la souhaite ouverte à tous, artistes, élus, mais également aux responsables d’associations, aux médecins, chercheurs, magistrats, responsables religieux, aux acteurs de la vie économique, aux responsables culturels, à vous qui avez une place à part entière dans notre région.»
   Adrien Lacassaigne

08:57 Écrit par Claudine dans discussion, interviews, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

02 février 2013

LE HIP TCHATCHE DE « ELLE »

ELLE

Dans  le « ELLE » n° 3499,  des mots, des figures de style et des expressions en anglais « customisé » constituent, me semble-t-il, l’idiome (parler spécifique à une communauté, Le petit Robert) de la branchitude.

Ce parler "écrit" crée la connivence entre les jolies jeunes femmes chic et riches (ou supposées telle) ; il nous suggère avec humour de l’adopter pour devenir membre de cette élite ; il nous fourre dans le crâne qu’être civilisé, c’est être snob.

Quelques exemples :

- la hype de l’expat’ 

- l’atout du style look 

- c’est classy 

- le néo-perf 

- un slim gentillet 

- grungy 

- gipsy bling 

- se faire un joli glow   l’ultra-glam 

- des vagues de glam 

- la chic attitude 

- after-party ;

- rétro-futuriste 

- must have 

- bottines so en hauteur 

- écouter les playlists 

- lipstick assorti 

- textures ultra-cocooning 

- les couples french kiss, french toast, french lib’ 

it bag # le contraire du sac qui s’installe dans la durée 

- collections pink-shocking 

- les packagings font du bien à la déco 

- un site extra pour booker en ligne un soin beauté 

- racines [de cheveux] plaquées-glossées 

- meilleurs tutos pour un maquillage

- blouson en jean vert Big Apple [qui] dédramatise de look 

- le glam et le strass sont en after toute la journée 

- le cuir est le signe du casual par excellence 

- oui au perf python avec top filet, yes au perf à épaules XXL 

- micro-short bubble-gum 

- des looks terriblement synchrones 

- se positionne dans le segment maquillage 

- une peau pulpy.

Idée pour le prochain atelier d'écriture : composer un poème-centon à partir de ces expressions... Avis aux amateurs !

 

18:18 Écrit par Claudine dans discussion, idiomes, langages, langue, langage, publications, sens des mots | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

09 décembre 2012

La SGDL prend la défense des auteurs, à l'heure du numérique

Adhérente de la Société des Gens de Lettres, j'ai assisté à une réunion d'information de mardi 4 décembre à Orléans, animée par Geoffroy Pelletier et Valérie Barthez, qui peut intéresser mes confrères et consoeurs écrivains.

En voici le compte-rendu.

SGDL, écrivains, hôtel de Massa, droits d'auteur

 Tapisserie d'Aubusson sur un carton de Georges Rohner, 1956, hôtel de Massa, dépôt du Mobilier national
George Sand assise avec son éventail, avec Gustave Flaubert, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alexandre Dumas.

Une fois n’est pas coutume, la SGDL descend en province, pour nous parler des droits d’auteur, des contrats d’édition et de la cession des droits numériques.

 

Présentation de la SGDL

Fondée en 1818 par nos illustres écrivains du XIXème, dans le but de défendre les auteurs et leurs droits.

Pour être adhérent, il faut avoir publié au moins un livre à compte d’éditeur.

Pour être sociétaire, il faut avoir publié au moins six livres à compte d’éditeur.

Il y a aujourd’hui 6000 adhérents.

En 1929, l’immeuble de la SGDL, l’hôtel de Massa, qui se trouvait sur les champs Élysées a été déplacé pierre par pierre à son adresse actuelle, 38 rue du Faubourg-Saint-Jacques, dans le 14ème .

La SGDL a un rôle social, juridique (les adhérents peuvent consulter avant de signer un contrat, un rôle de formation et d’information.

Pour tous, elle a une activité de dépôt de manuscrits papier et numérique, protégé et daté grâce au système « Cléo ».

Elle représente les auteurs auprès du gouvernement et des institutions européennes. Elle travaille à remettre en lecture les œuvres indisponibles et les œuvres orphelines.

C’est une instance de liaison entre les auteurs et les éditeurs, en particulier le SNE, syndicat national des Editeurs qui comprend les plus grands éditeurs français. Elle défend les droits d’auteur. Elle décerne et dote un prix littéraire annuel.

Elle organise des manifestations toute l’année, dans les médias, les forums et elle est présente tous les ans au cœur du Salon du Livre de Paris en partenariat avec la SCAM, la charte des auteurs jeunesse et la TLF (les traducteurs).

La SGDL constitue un catalogue des coordonnées des ayants-droits des écrivains pour ressortir de l’oubli des œuvres indisponibles ou pour retrouver les auteurs des œuvres orphelines.

La SGDL ne perçoit aucune subvention pour garder toute sa liberté d’action.

 

La propriété intellectuelle et les droits d’auteur

Les droits de l’auteur se décomposent en droit moral et droit patrimonial.

·      Le droit moral repose sur la personne de l’auteur. Il est incessible, imprescriptible et inaliénable.

Les attributs du droit moral sont les suivants :

-         Droit de divulgation (l’auteur choisit de communiquer son œuvre au public)

-         Droit à la paternité (obligation de mentionner le nom ou le pseudo de l’auteur)

-         Droit au respect de l’œuvre (l’éditeur ne peut pas modifier le texte sans l’accord de l’auteur)

-         Droit de retrait ou de repentir (possibilité de retirer son œuvre du commerce moyennent indemnisation de l’éditeur)

Le droit au respect est remis en cause avec le numérique : quid du découpage des textes, de la vente au chapitre, de la diffusion d’extraits ? C’est une atteinte à l’intégrité de l’œuvre.

·      Le droit patrimonial recouvre :

-         le droit de reproduction

-         le droit de représentation

Ces droits sont limités dans le temps. Les droits d’une œuvre sont protégés 70 ans après la mort de l’auteur (+ 30 ans pour les auteurs morts pour la France).


Le contrat d’édition

I   – Le contrat d’édition doit être écrit (le premier tirage doit être indiqué)

II  – Obligations de l’auteur :

-         remise du manuscrit sous la forme convenue

-         garantie de la neutralité, du respect du bon droit

         III – Obligations de l’éditeur :

-         fabriquer les ouvrages en nombre

-         assurer une promotion permanente et suivie

-         rémunérer l’auteur

-         rendre des comptes annuellement

-         garantir le respect du droit moral de l’auteur

 

IV – Les questions qui se posent :

·      La notion de « promotion permanente et suivie » n’a jamais été vraiment définie, en cas de litige la jurisprudence apprécie.

·      La durée du contrat , elle est déterminable et non systématiquement celle de la propriété intellectuelle. Sans durée écrite, le contrat est nul

·      La rémunération peut être fixée à la proportionnalité ou au forfait. Le pourcentage est toujours fixé sur le prix de vente publique HT. La loi sur le livre numérique veut garantir une rémunération juste et équitable, Ce qui reste imprécis.

·      La résiliation pose aujourd’hui quelques problèmes du fait de l’impression à la demande (marché en expansion) qui remet en question la notion de tirage épuisé. et ne permet plus à l’auteur de reprendre ses droits (papier) pour cause d’épuisement du stock.

Il est impossible de distinguer si un ouvrage est l’objet d’un tirage supplémentaire. Le progrès technologique permet d’inverser la notion commerciale d’offre et de demande, ce qui contourne le critère de promotion permanente et suivie.

 

GESTION COLLECTIVE DES DROITS

- Reprographie :

Le CFC - Centre Français d'exploitation du droit de copie - gère les officines de photocopies des textes, reçoit la rémunération et redistribue l’argent aux auteurs via les éditeurs. Si les livres sont copiés, l’éditeur doit l’indiquer sur la reddition des comptes. Le site de la CFC peut être consulté pour vérifier les copies.

 

-   Droit de prêt :

SOFIA gère les organismes de prêt (bibliothèques). Les adhérents de SOFIA reçoivent directement les sommes de SOFIA, qui collecte les droits sur les livres vendus par les libraires aux bibliothèques, plus un forfait par usager pour les lectures puibliques.

 

NUMÉRISATION des livres indisponibles

1er Mars 2012 : mise en œuvre par la BNF de la numérisation des livres indisponibles (Constat d’un corpus de 500.000 titres par an qui disparaissent) grâce à une subvention dite « le grand emprunt » qui ne sera certainement jamais remboursé.

C’est SOFIA qui accorde les autorisations de numériser et qui recherche les auteurs ou les ayants-droits des écrivains en publiant chaque année la liste des œuvres numérisables. L’auteur a la possibilité de s’y opposer dans un certain délai (exerçant alors son droit de retrait).

Le projet vise l’exhaustivité des titres numérisés, après la première tranche des 50.000 livres choisis.

Pour ce premier choix, utilisation du filtre « ARO » des livres basés sur ELECTRE.

 

LES DIFFICULTÉS DU NUMÉRIQUE

-         Offre limitée : peu de livres sont numérisables (réplique homothétique du livre papier).

-         Revenus limités pour les auteurs : moins de 2% des revenus. Prévisions de 13 à 15%  des revenus dans 4 ou 5 ans tous secteurs confondus.

-         Marché déstabilisé : c’est un nouveau métier, les gens dans les maisons d’édition sont peu motivés pour se former

-         Dimension géographique : comment maîtriser les ventes dans les pays étrangers ?

-         Investissement et retour des livres ?

-         État déstabilisé qui laisse les choses se faire toute seules : la SGDL veut fixer les règles et les rôles.

-         Les auteurs aussi sont déstabilisés : y voient l’occasion de se débarrasser des éditeurs, ont peur de se faire pirater, se posent la question de la protection des textes .

-         Durée du contrat d’édition numérique : la prévoir courte en attendant d’y voir plus clair.

 

DISCUSSIONS AVEC LE SNE (SYNDICAT DES ÉDITEURS)

La SGDL s’est tournée vers les éditeurs avec l’intention d’adapter le code des usages au numérique, voire ensuite envisager une modification législative.

Les associations d’auteurs et la SGDL souhaitaient :

·      Des contrats séparés pour le numérique, à durée limitée

·      Une rémunération calculée autrement qu’au pourcentage, avec maintien de l’assiette de rémunération même si le livre numérique est vendu moins cher, car moins onéreux.

·      Le Bon à tirer numérique approuvé par l’auteur

·      Une périodicité plus importante des redditions de comptes avec accès au site de l’éditeur

·      Un organisme (le CNL) de récupération et de redistribution des droits numériques comme dans le cinéma.

Sur tous ces points blocage complet des éditeurs. Et notamment sur la durée limitée des contrats : c’est un vrai tabou.

L’éditeur veut tous les droits sur le livre papier et numérique mais, en cas de rupture, veut garder le droit numérique.

La SGDL défend, d’une manière globale :

-         la possibilité pour l’auteur de récupérer ses droits numérique ou papier) si le titre ne marche pas,

-         la durée limitée de la cession des droits,

-         une définition précise de la notion « d’exploitation permanente et active » avec diffusion de l’œuvre,

-         et en cas de non respect de la reddition des comptes, la rupture pure et simple du contrat.

Les éditeurs jouent la montre, forts de ce que les auteurs signent actuellement des contrats en leur défaveur.

Mise en place d’une commission pour rédiger un code des usages numériques et poser des principes.

Constat que certains auteurs plus téméraires obtiennent des avantages que le SNE refuse d’admettre en général.

Une nouvelle phase de discussions s’annonce, en attendant un projet de loi pour 2013...

22:42 Écrit par Claudine dans art, association, Blog, discussion, littérature, Livre, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

30 novembre 2012

mes livres sur les gondoles

cultura, livres, romans policiers, Polycarpe

 

livres, cultura, polycarpe, romans policiers

Quand ils sont exposés, mes livres se vendent très bien (sic)*, comme ici à Cultura. Dommage que certains libraires les oublient en réserve ou sur l'étagère du bas au fond du magasin. Alors que je fais la promo (aujourd'hui sur France Bleu, hier sur Radio Active,etc...) alors que la remise libraire est de 30% à 45%, on se demande pourquoi ces derniers renoncent à une telle marge. Cherchez l'erreur !

* De même qu'ils sont continuellement empruntés dans les bibliothèque et les médiathèques

18:38 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

02 septembre 2012

Anecdote survenue à La Forêt des livres

salon, dédicace, Forêt des Livres, people, écrivains

Je dédicaçais mes romans dimanche dans l’ambiance champêtre – popu-chic – de la Forêt des livres lorsque deux dames d’allure campagnarde, solidement charpentées et fraîchement permanentées, cinglèrent en direction de mon stand, la figure aimable et réjouie.

Échange sympathique au cours duquel elles me signalent qu’elles ont beaucoup aimé le premier roman de la série des Polycarpe. Je m’apprête à leur proposer le tome 2 quand elles ouvrent un filet à provision (un vrai filet à mailles) qu’elles me tendent : « Mettez-nous la série complète ! » lance l’une d’elle, comme s’il s’agissait de kilos de patates. Vu le prix des livres, je m’étonne et je lance en blaguant : « Auriez-vous gagné au Loto ? ». À ma grande stupéfaction, elles répondent : « Ben presque ! On a gagné au Casino de la Roche-Posay ! » En me distribuant leurs billets de 20 €, elles m’expliquent : « On est venue juste pour vous parce qu’on n’a pas trouvé vos livres en librairie... Et là, on repart prendre un train pour Paris... où on va dépenser nos sous ! À l’année prochaine ! »

Je n’ai même pas eu le temps de proposer ma dédicace qu’elles se dissolvaient dans la foule. J’en suis restée scotchée.

Cette petite anecdote littéraire vaut bien un post sur le blog, non ?

01 septembre 2012

La rentrée littéraire... en Touraine

Amboise, signature-Touraine,dédicacesSignature Touraine fait sa rentrée à Amboise

Maison de la presse à Amboise
5, quai du Général de Gaulle :

 - Samedi 8 Septembre lors de la Journée des écrivains de Touraine, à AMBOISE (Indre et Loire), sur le mail devant la maison de la Presse à partir de 10 h 30

Au cœur de la librairie, en ce moment :

• une table est dédiée à Signature Touraine et ses adhérents : 100 titres, 300 ouvrages. Romans, polars, histoire, patrimoine, jeunesse, art, poésie, témoignages

Samedi 8 septembre, devant la librairie :

• une journée de rencontres avec les auteurs

Eve de Laudec, Richard de Montbrahan, Jacques Beauchamp (Photo en Touraine Editions) et Jean Luneau, Sylvie-Marie Dozolme, Janick Chesneau, Anne Renault, Olivier Bordaçarre, Paul Steiger, Corsaire Editions avec Jacques Jouanneau et Jean-Pierre Simon, Claude Redon, Raoul Garnier, Jacqueline Legris, Claudine Chollet, Sylvie Pouliquen, Irène Turbeaux, Patrick Binet (Ed. PBCO) avec Bernard Briais, Hugues de Chivré (Ed.) avec Ariel Arias et Stéphane Gendron, Odile Ménard (Ed.), Gérard Lechien (Ed. de la Morelle) et Michèle Mialot, Yanick Antigny, Denis Soubieux...

Les autres dates à retenir :

médiathèque Tours-Nord, le beffroi, rencontre d'auteur, dédicace

 

 

- Samedi 6 octobre, j'anime un atelier d'écriture à la Médiathèque François Mitterrand, près du beffroi à TOURS-NORD, Indre et Loire, à partir de 14 h 30
- Mardi 9 octobre, j'anime une conférence à la médiathèque François Mitterrand précitée, sur le thème du "Roman policier", à partir de 18 h 30


Plus tard...

- Samedi 15 Décembre, rencontre avec mes lecteurs, à la Médiathèque de CHAMBRAY-LES-TOURS (Indre et Loire) à partir de 15 heures.

25 août 2012

COUVERTURE d'AMOURANTE BULLE

 

Le dessin, réalisé par l'auteur, c'est à dire moi :-) de la couverture d'AMOURANTE BULLE, conte poétique que je dédicacerai demain à la FORÊT des LIVRES*

 

couverture, livre, édition, amour, baiser

couverture Amourante Bulle.jpg

 

*Le programme des la Forêt des Livres organisée par Gonzague Saint-Bris :
ICI
(http://www.laforetdeslivres.com/)

 

14 août 2012

Dédicaces imminentes ou prochaines...

Je dédicacerai mes "POLYCARPE" et mon dernier livre publié "AMOURANTE BULLE" (Conte Poétique)  :

- Vendredi 17 Août  sur le marché nocturne de LANGEAIS 37, de 18 h à 23 h
- Dimanche 26 Août à LA FORÊT DES LIVRES (initiée par Gonzague Saint-Bris) à CHANCEAUX PRES LOCHES, Indre et Loire, de 10h à 19h
- Samedi 8 Septembre lors de la Journée des écrivains de Touraine, à AMBOISE (Indre et Loire), sur le mail devant la maison de la Presse à partir de 10 h 30
- Samedi 6 octobre, j'anime un atelier d'écriture à la Médiathèque François Mitterrand, près du beffroi à TOURS-NORD, Indre et Loire, à partir de 14 h 30
- Mardi 9 octobre, j'anime une conférence à la médiathèque François Mitterrand précitée, sur le thème du "Roman policier", à partir de 18 h 30
- Samedi 15 Décembre, rencontre avec mes lecteurs, à la Médiathèque de CHAMBRAY-LES-TOURS (Indre et Loire) à partir de 15 heures.

03 juin 2012

A mes lectrices...

 

Pas le temps de poster une longue note, à cause d'un trop-plein d'activités et d'obligations diverses.

Mais je dédie ce post à mes lectrices, qui ont acheté mes livres hier au Chapiteau du livre de St-Cyr.

Parce qu'elles étaient tellement souriantes, chaleureuses et sympathiques.

Et aussi parce qu'elles sont fans de Polycarpe !

Alors merci Nadine, Caroline, Chantal, Véronique, et les autres qui ne m'ont pas laissé leurs noms...

chapiteau du livre, salon du livre, dédicace

18:56 Écrit par Claudine dans art, discussion, femmes, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

21 mai 2012

Hé ! Est-ce que tout le monde roupille sur hautetfort ?

normalité, folie, totalitarisme, indignation

Allez faire un tour sur Touraine media.com...

Quelques réactions au post précédent..

C'est ici : http://www.tourainemedia.com/2012/05/15/president-%C2%AB-normal-%C2%BB-attention-danger-le-mot-est-suspect/

23:01 Écrit par Claudine dans discussion, langue, langage | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | |

15 mai 2012

Président « normal »... Attention : danger ! Le mot est suspect.

 normalité, folie, totalitarismeOn n’entend plus que cela sur les ondes, depuis les élections du Président de la République. Et je m’étonne qu’aucun journaliste ne tique ! Je suis d’une génération qui, dans le sillage de Foucault, a remis en cause la notion de « folie » qui désignait trop facilement les individus différents, artistes, homosexuels, etc. Je suis d’une génération qui a appris grâce à Soljenitsyne que les Goulags étaient remplis de gens taxés de dérangements psychiatriques parce qu’ils étaient lucides et contestaient la normalité dominante...

Jamais nous ne nous serions autorisés à qualifier une personne de normale parce qu’en creux, cela révèle la folie de l’autre.

Cette nouvelle mode du « normal », c’est plus que louche. Vous ne trouvez pas ? C’est, au minimum, une injure qui ne s’assume pas.

Je pourrais reproduire ici de belles citations piochées sur Wikipédia, mais je me contente de dire ici ma trouille que nous nous retrouvions cernés par des gens brandissant ce critère totalitaire de la normalité...

Je suis consternée de voir les contestataires de naguère brandir cette idéologie de l’homme normal... S’en vanter, l’ériger en valeur que relaye les médias...

J’espère que vous êtes comme moi, indignée !

09:58 Écrit par Claudine dans bizarreries, Blog, langue, langage, sens des mots | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | |

26 avril 2012

J'ai envie de partager cette pépite !

Découverte sur le blog de Rémi, ces confidences de Henri-Cartier Bresson :

 

19:05 Écrit par Claudine dans art, association, interviews, littérature, Livre, Loisirs, publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombre d'or, rémi schulz, henri cartier-bresson |  Facebook | |  Imprimer | |

21 avril 2012

Le Post de REMI SHULZ* sur mes POLYCARPE et MON POULPE

*Si vous ne le connaissez pas encore, Rémi SCHULZ est (je le cite) :  "Ecrivain, amateur de bizarreries en tout genre, surtout numériques, surtout concernant le nombre d'or ou la quaternité"...
 
Pour connaître mieux l'auteur de Sous les Pans du Bizarre, 2000, La Baleine-Le Seuil, publié par notre éditeur commun Antoine de Kerverseau, ami de POUY et de quelques fondus de coïncidences, comme George PEREC, c'est ici, puis ici, et encore ici...
 
Arrimez vos neurones... !

Ecole L
à Claudine N
 
"Les rebondissements divers des deux derniers mois ont ajourné une affaire non moins digne d'intérêt, mais ce retard s'avère finalement enrichissant. Le 1er février, j'ai reçu un mèl de Claudine Chollet, laquelle avait récemment trouvé mon site en faisant des recherches sur Perec. Ceci l'avait menée à ma page La Baleine d'or, où j'explorais comment, sans aucun calcul délibéré des responsables de la principale collection de poche Baleine, le nombre de Poulpes y avait été avec une remarquable constance en rapport d'or avec le nombre d'autres titres dans la collection. Claudine avait publié le 141e Poulpe en 2001, Un petit lapsus très suspect, numéro 228 dans la collection. Elle put vérifier que 228/141 = 1.617... meilleure approximation du nombre d'or à ce niveau. Claudine a créé par ailleurs un héros récurrent, le vétérinaire retraité Polycarpe, dont 5 enquêtes ont été publiées à ce jour. La 4e est parue en juillet 2008, Le Nombre d'Or, et Claudine m'a assuré qu'elle avait imaginé cette enquête faisant intervenir au premier plan le nombre d'or sans la moindre connaissance de mes élucubrations diverses. Nul besoin de sa parole pour deux autres coïncidences, d'abord le 4e de la série, puisque je n'ai créé Quaternité que deux mois plus tard. C'est encore dans ce seul volume de la série qu'apparaît le nom de Jung... Je reviendrai sur le roman plus loin, tant la première coïncidence Baleine est riche. C'est donc Perec qui a mené Claudine à mes pages, et à calculer le rapport 228/141 qui se simplifie en 76/47, soit les valeurs de GEORGES/PEREC. C'est Perec qui m'avait mené à découvrir la curiosité dorée de la collection Baleine, par son n° 89 qui était aussi le 55e Poulpe, La disparition de Perek, de Hervé Le Tellier. 55 et 89 sont deux nombres de Fibonacci, suivis par leur somme 144 qui correspond à CLAUDINE+CHOLLET (69+75). C'est une allusion plutôt dépréciative qui est faite à Jung dans Le Nombre d'Or. La compagne de Polycarpe, Imogène, est férue de psychanalyse, mais elle délaisse Jung, trop sulfureux, au profit de Freud et Lacan. Or SIGMUND/FREUD = 87/54 est un nom doré, et la série additive 54-87-... se poursuit par 141-228, les nombres du Poulpe de Claudine. Il est presque universellement admis que deux grands esprits ont révolutionné le monde au début du 20e siècle, l'un dans le domaine de l'esprit, Freud, l'autre dans celui de la matière, Einstein. Presque, car certains tentent de démontrer à grands cris (Onfray par exemple) qu'ils se seraient appropriés des découvertes préexistantes. Tous deux d'origine juive, ils ont dû quitter Berlin et Vienne à l'avènement du nazisme. Un autre point commun est bien moins connu, celui d'avoir un nom doré, car EINSTEIN/ALBERT = 95/58. Une nouvelle coïncidence avec Claudine est qu'un élément important de son Nombre d'Or est un ULM, présent en couverture, or Einstein est natif d'Ulm... Le rapport est ici nom/prénom, ce qui permet d'imaginer un Albert Freud = 112, subordonné à un Sigmund Einstein = 182. La moyenne entre les deux serait 56/91, correspondant à Marina Sloty et à son insolite aventure, se simplifiant en le rapport 8/13 aux multiples avatars. Ceci m'amène à un dernier écho, magnifiant le retard pris à parler du Nombre d'Or de Claudine. J'ai intitulé le dernier billet d'un palindrome phonétique, La mode Daumal. Les syllabes LA-MO m'ont fait songer à Boris Lamot, créateur et animateur de la liste 813, à laquelle j'ai participé tant que j'étais membre de l'association 813. Depuis plus de 20 ans que je manipule les nombres et les lettres, certains processus sont devenus quasi immédiats, et il m'est venu l'idée d'une dédicace FOR BORIS = 39+63 = 3(13+21), Daumal semblant avoir privilégié le couple Fibo 21-13. La somme 102 était encore celle de LA MODE DAUMAL = 13+37+52 = 102 J'avais un vague souvenir que ce Boris était impliqué dans une coïncidence dorée Baleine, et c'est effectivement le dernier cas étudié sur ma page La Baleine d'or, avec le Baleine n° 231 qui est aussi le Poulpe 143, Boris au pays vermeil, de Darnaudet. 231/143 se simplifie en 21/13, les Fibos favoris de Daumal. Je remarquais dans le billet précédent que les lettres U-M de rangs 21-13 formaient le centre de daUMal, et on les trouve aussi dans l'ULM (Ultra-léger Motorisé) en couverture du Nombre d'Or. Le roman couvre 13 jours d'avril centrés sur l'énigme de ce qui s'est passé le 21. Et un Professeur Mumu apparaît dans La Grande Beuverie... Mon palindrome La mode Daumal était inspiré par le Père Sogol-Logos du Mont Analogue, mais il se pourrait que Daumal ait été bien plus tôt un adepte du palindrome, et que sa première création littéraire, le Grand Jeu, en soit la manifestation. Laurent m'a signalé que, dans La Grande Beuverie (1938), un alter ego de Daumal se nomme Aham Egomet, soit "je" en sanskrit et "moi-même" en latin. Un brin égocentrique pourrait-on penser, mais en sanskrit le mot ahám est extrêmement symbolique, car il peut s'écrire avec les première et dernière lettres de l'alphabet, A et Ha, अ et ह, représentant Śiva et Śakti, les principes masculin et féminin. Ils s'unissent en AHam,अहं, où le bindu ou point indiquant la nasalisation de Ha en Ham représente l'union des deux principes. ahám peut encore s'écrire en 3 lettres, अहम् , soit l'envers du mot महा , mahā, "suprême", "grand", ce qui peut aisément amener à penser que, au moins pour Daumal, le Grand Jeu était une transposition du Suprême Je de la mystique hindoue. J'indiquais dans le billet précédent avoir lu sur le document de Daumal le mot hina, soit l'antonyme de mahā. J'ai depuis regardé plus attentivement et le réel mot sanskrit est हीन , hīna, alors que Daumal a plutôt écrit हिङ् , hiṅ, qui ne semble pas avoir de sens, mais mes capacités en sanskrit se bornent à identifier à peu près les lettres... La remémoration du "jeu" maha aham m'incite à renverser hina, obtenant ainsi quelque chose qui ressemble à ani, "je" en hébreu... Il existe en hébreu aussi des spéculations sur les mots formés avec la première et la dernière lettre de l'alphabet, alef-taw, notamment le mot at, "tu", "toi"... En arabe ou araméen c'est ana qui signifie "je", d'où de possibles questions sur les "analogies" daumaliennes (du grec analogos, "proportionné"). Je sens qu'il faudra développer cela, mais peut-être est-il temps de cesser cette digression et de revenir aux Polycarpe. Nous au village aussi l'on a de beaux assassinats pourrait s'appliquer à cette série, campée dans un village de Touraine. Au classique Kilafé ? (Whodunit ?), car il y a un beau petit crime dans chaque épisode, s'ajoute une peinture des problèmes relationnels au sein de cette petite communauté, servie par un style alerte. Le roman n'est pas intitulé pour rien Le Nombre d'Or, et Polycarpe y enquête sur une bizarre secte d'Orphistes, qui ont choisi ce nom parce qu'on y trouve "or" et "phi", le symbole du nombre d'or. Ils se réunissent les nuits de pleine lune près de Rochebourg, car divers lieux sacrés des alentours dessinent un pentagone centré sur le château du village... Ces pleines lunes ont attiré mon attention, car deux dates sont données, celle du 20 mars, puis de nouveaux phénomènes se produisent dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 avril. Si la pleine lune de mars était bien le 20, alors ce n'est pas la lune vernale, laquelle doit être au minimum le 21, et donc la lune décidant de la date de Pâques sera la suivante, vers le 18-19 avril, et Pâques tombera le 22 avril. Précisément, c'est la nuit du 20 au 21 avril, suivant alors le Vendredi saint, qu'il se produit un événement mystérieux. Un sauveur doit venir du ciel pour emmener la petite Marion malheureuse chez sa mère divorcée maquée avec un orphiste; c'est son père Charlie qui a emprunté un ULM, mais il a aussi un peu trop bu et il atterrit dans un chêne à côté de la maison de Polycarpe. Le lendemain on trouve l'appareil accidenté, mais nulle trace du pilote, sinon un tissu ensanglanté portant la lettre grecque phi... Marion disparaît deux jours plus tard. Charlie, Marion, Christ, Marie ? Le tombeau retrouvé vide avec seulement le suaire du Christ ? Je ne voyais pas de schéma pascal clair dans cette histoire, d'autant que les dates ne collaient pas avec l'année 2007 où le 22 avril était bien un dimanche, mais suivant une nuit sans lune... De fait quelques courriers échangés avec Claudine clarifièrent l'affaire, elle n'avait pas du tout songé à Pâques, et pris sur le calendrier de 2008 les dates des pleines lunes. Il fallait donc oublier cette possibilité de trouver réunies deux de mes principales obsessions, Pâques et le nombre d'or... ...Oublier pour ce roman, mais l'implication de Claudine dans les coïncidences dorées Baleine m'a aidé à me rappeler autre chose. Bien que j'aie trouvé on ne peut plus louable l'idée de JiBé Pouy de permettre à tout un chacun de publier un Poulpe, les résultats ne m'ont pas semblé des plus convaincants, même pour les Poulpes d'auteurs "confirmés", aussi n'ai-je lu que peu de Poulpes, essentiellement ceux que le hasard a fait passer entre mes mains. C'est ainsi que lors de la parution de mon Gondol, en octobre 2000, j'ai reçu avec mes exemplaires d'auteur les autres parutions Baleine du mois, dont le n° 205 et 127e Poulpe, A Freud ! sales et méchants, de Pierre Magne. C'est l'histoire de la vengeance d'Albert Mansard, qui 15 ans plus tôt a subi avec sa compagne divers outrages sur un cargo. Ils ont ensuite été jetés à la mer, jugés morts, mais lui a survécu. Selon un journal du 14 avril 1982, l'incident a eu lieu le dimanche précédent, soit le 11 qui était un dimanche de Pâques. Je n'ai pas cherché à contacter l'auteur, étant à peu près certain que cette date était accidentelle. La situation me semblait fort proche d'un roman déjà pour moi emblématique, Le Triangle d'or de Leblanc (1917), où Armand Belval et sa compagne sont assassinés par Essarès le 14 avril 1895, mais Belval "ressuscite" le soir de ce dimanche de Pâques, et ourdit une revanche qui est près d'échouer 20 ans après lorsqu'il est tué pour de bon par Essarès, qui lui emprunte son identité, le 4 avril 1915, un autre dimanche de Pâques. En 2000 je n'étais sensibilisé ni au nombre d'or, ni au 4/4 jungien. Albert a 4 personnes à tuer, dont un Armand. Le rapport 205/Phi arrondi au plus proche entier donne bien 127, et il y a une remarquable autre possibilité. J'indiquais sur ma page Baleine qu'il y avait deux numéros de la collection avec un statut particulier, le n° 99, ou 63e Poulpe, dont l'auteur a refusé d'être distribué par le Seuil lorsque la grande édition a pris le contrôle de Baleine, et le n° 186, non vendu. En ne tenant compte que du catalogue du Seuil, le Poulpe de Magne devient le 126e, qui rapporté aux 78 non-Poulpes de la collection livre 126/78 = 21/13. Le "rapport de Daumal", et Magne peut renvoyer au Grand JE avec le lien étymologique maha/magnus. J'avais vu plus haut le lien des numéros 228/141 du Poulpe de Claudine avec Sigmund/Freud = 87/54 apparaissant dans le titre de Magne, et je suis fasciné par les nombres obtenus en écartant les deux Baleine non vendus par le Seuil, soit 226/140. Ce sont des nombres de la Série Bleue du Modulor, emblématiques car l'outil Modulor est un ruban de 226 cm de long, 226 cm supposés correspondre à un homme levant le bras, homme qui pourrait être Le Corbusier (cité par Polycarpe), dont le nom réel était Charles-Edouard Jeanneret = 226. J'ai évoqué à plusieurs reprises Le Triangle d'or, dernièrement ici, et ma fascination devant l'échange du 4 avril entre Belval et Essarès, avec les valeurs de la Série Bleue : BELVAL = 54 ESSARES = 86 TRIANGLE + D'OR (LE) = 86 + 54 = 140 Je remarque encore les équivalences en pouces de 140/86 cm, 55/34, ce qui correspond au Poulpe qui me fit découvrir l'harmonie dorée de la série, le 55e, La disparition de Perek. J'ai lu les 4 premiers Polycarpe, sur lesquels il y aurait bien plus à dire, mais je ne pouvais omettre que la première date mentionnée dans la série est un 4 avril, le mardi 4 avril 1974 jour de parution d'un journal relatant la démission du juge Léon Corbeau, le précédent propriétaire du vieux logis acquis par Polycarpe à Rochebourg. Claudine sait de quoi elle parle puisqu'elle habite elle-même une vieille maison dans un village de Touraine, achevée de bâtir en 1877 par Charles Guinot. Après avoir envisagé Charlie descendu du ciel comme un dieu grec, theos, je me suis demandé si ce Charles Guinot n'aurait pas commencé sa maison en 1875, l'année de naissance de Jung dont les initiales CJ m'ont fait penser à un antichrist, car son nom est l'exacte anagramme de CARL IUNG THEOS (Jung a parfois utilisé la forme Iung, par exemple dans l'anagramme signant les Sept sermons aux morts, ou dans les initiales CIER ornant la girouette de la maison de Küsnacht construite pour lui et sa femme Emma Rauschenbach.) Deux jours après avoir découvert la date du 4/4/74 dans Le vieux logis, je vis en différé le téléfilm Un Meurtre en sommeil, diffusé le 17 février sur France 2. On y voit la carte d'identité d'une jeune fille, Sacha Poliakov, déclarée née le 4/4/14. La moyenne entre 4/4/74 et 4/4/14 est évidemment le 4/4/44... J'ai commencé ce texte il y a quelques jours en envisageant de le terminer le 14/4 et de le publier ce jour, en hommage à la valeur 144 du nom Claudine Chollet, sans savoir encore à quel point les 14 avril seraient concernés (car n'ayant pas encore regardé ce que j'avais écrit sur A Freud ! sales et méchants). Les Orphistes ont un jour de Grand Pélerinage, le 5 août, parce que 5-8 sont des nombres de Fibonacci. Pour ma part j'aurais plutôt choisi le 13-8, surtout sachant que les 8/13es de l'année tombent aux 8/13es du 8/13 (le 13 août à l'anglaise). Cette relation m'a tant enthousiasmé que j'ai cherché d'autres possibilités, un peu moins ambitieuses, et la seule que j'ai trouvée est le 4/14, le 14 avril à l'anglaise, qui tombe aux 4/14es des 366 jours d'une année bissextile. 366 est le nombre suivant de la Série Bleue, après 140-226. Le 13 août est le 226e jour d'une année bissextile, dont il est toujours aux 8/13es, moins parfaitement bien sûr. Bref j'envisageais de publier ce billet à 13:21, en hommage aux multiples 13-21 rencontrés, mais j'ai choisi de le retarder de 21 minutes, car les 4/14es de 2012 tombent ce 4/14 à 13:42." 

Rémi Schulz

Mon commentaire à la rubrique "pages", en haut de colonne de droite :  ci-contre --->

05 avril 2012

Le roman policier, hier et aujourd'hui... (3)

Agatha Christie, roman policier, wodunit

Pour le troisième volet du petit feuilleton culturel consacré au roman policier, je cite John Curran, l’auteur de l’ouvrage paru en 2009 au Masque : Les carnets secrets d’Agatha Christie. John Curran a été autorisé par Mathew Prichard, petit-fils de la romancière, à découvrir et à exploiter ces carnets  encore inaccessibles au public.

John Curran évoque ainsi l’âge d’or de cette littérature :

« C’était l’époque des week-ends en maison de campagne animés par la présence d’un assassin, de la petite bonne qui témoignait d’une voix nasillarde, de la pelouse enneigée sans la moindre trace de pas et du policier dépassé quémandant l’assistance du détective amateur perspicace. L’ingéniosité atteignit de nouveaux sommets avec l’embolie fatale provoquée par une seringue hypodermique vide, le timbre-poste empoisonné et le poignard glaçon qui s’évapore après usage (...) Les lecteurs en vinrent à connaître intimement les propriétés de l’arsenic, les subtilités des indicateurs de chemin de fer et les arcanes du Legitimacy Act de 1926. Le Collins Crime Club et le Detection Club furent fondés ; Ronald Knox fit paraître les Dix Commandements du Roman Policier et S.S. Van Dine écrivit ses fameuses Règles.

Et Agatha Christie publia La Mystérieuse Affaire de Style (Son premier roman) qui débutait par cette phrase de défi :

« Je parie que tu n’es pas capable d’écrire un bon roman policier. »

Comme l’écrivait jean Cocteau dans sa préface du Mystère de la chambre jaune :

« Il n’y a pas de génie, il n’y a que des preuves de génie »

12:20 Écrit par Claudine dans art, Blog, femmes, feuilleton, langue, langage, littérature, Livre, Loisirs, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

31 mars 2012

C'est pas mignon, ça ?

sourireTransféré sur mon mail par une amie...

- "Coucou. Je pense a toi en savourant le premier livre de Polycarpe Houle... Je me regale! Merci de cette decouverte."

- "Suis ravie...et Claudine CHOLLET, l’écrivaine et avec qui j’ai participé à deux ateliers écriture (à la médiathèque) va être ravie également...que son Polycarpe Houle te plaise..."

Tiens, pardi !!!

19 mars 2012

Le roman policier, hier et aujourd’hui (II)

Maurice Leblanc, Gaston Leroux, Arsène Lupin, Rouletabille, PolycarpeMaurice Leblanc, Gaston Leroux, Arsène Lupin, Rouletabille, Polycarpe    Après les feuilletons populistes et les nouvelles criminelles de la fin du 19e siècle, le genre policier s’installe sur ses fondations au début du 20e siècle, c'est-à-dire qu’il va se construire sur deux vrais romans (L’Arrestation d’Arsène Lupin en 1905 de Maurice Leblanc et Le Mystère de la chambre jaune en 1907 de Gaston Leroux). Ces deux œuvres sont à l’origine d’une littérature extrêmement populaire que l’intelligentsia ne cessera de mépriser jusqu’au retournement idéologique – et excessif – des années 70-80 (sur lequel nous reviendrons).

    Quelle époque prolifique pour le genre policier que la première moitié du 20e siècle ! Au point de donner naissance à deux collections mythiques : en 1927, Pierre Pigasse lance Le Masque et, en 1945, Marcel Duhamel lance La Série Noire.

    L’originalité, la trouvaille du genre – ce qui en assure d’ailleurs la pérennité et permet la connivence entre auteurs – consistent à créer des héros surdoués : « Anderson, vous pourriez vous taire ? Vous faites chuter le QI de tout le quartier… » dixit Sherlock Holmes...

    Nous pouvons affirmer que Doyle, Leroux, Leblanc, puis Léo Malet ou Agatha Christie, entre autres, trouvent ainsi un exutoire jubilatoire à l’exercice de leurs neurones performants d’écrivains de romans policiers.

    Mais, pour rester sympathiques, leurs héros exercent leurs brillantes aptitudes (raisonnement rapide, intuitions psychologiques fulgurantes, esprit de déduction) sous des apparences un peu ridicules. Leurs défauts doivent atténuer leur supériorité mentale, ainsi :

–           Auguste Dupin est un bizarre noctambule,

–           M. Lecoq a des fantasmes de bandit,

–           Prosper Lepicq est un paresseux à tête de hibou,

–           Sherlock Holmes est un cocaïnomane hyperactif,

–           Hercule Poirot est un insupportable maniaque aux moustaches cirées,

–           Arsène Lupin est en proie au doute et schizophrène.

–           Nestor Burma est alcoolo tendance lubrique,

–           l’Imogène d’Exbrayat est une surexcitée qui déclenche des catastrophes,

–           Jane Marple, est une tricoteuse compulsive et cancanière,

–           Et tutti quanti... ;-)

 

    Les inoubliables personnages ci-dessus sont devenus plus célèbres que leurs créateurs. Leurs "inventeurs" disparus, ces personnages subsistent dans la mémoire collective comme nos ancêtres communs.

    Et les années passant, voire des décennies ou même un siècle, ces personnages se fondent dans la foule des personnes ayant vraiment existé, ont une biographie vraisemblable, suscitent l’intérêt des blogueurs au même titre que de regrettés peoples, et donnent lieu à  de nombreuses adaptations télévisées ou des films, malgré la mode de la science-fiction et de la "fantasy"...(Après 211 films et séries, interprétés par 75 acteurs différents, Sherlock Holmes est le personnage le plus utilisé dans l’histoire du cinéma).

    Les personnages que l’artiste a fabriqué avec de la matière humaine ont pris chair et, s’incrustant dans notre mémoire collective, notre généalogie, notre culture, ils deviennent notre propre métaphore.

    Grâce à eux, nous gagnons tous un peu de leur immortalité.

    Pour ma part, à l’instar de mes illustres prédécesseurs, sous des apparences de pépère mal fringué et soupe au lait, j’ai pourvu mon héros Polycarpe d’un QI de surdoué sinon, comment pourrait-il exhumer des crimes parfaits, sans preuve et parfois anciens ? J’ai écrit dans le 5e volume que « Polycarpe n’était pas un mortel commun », parce qu’il ne raisonnait pas comme le commun des mortels...

    Je confirme que c’est très relaxant de pousser devant soi son personnage principal, avec les défauts de ses qualités, en faisant mine de n’y être pour rien.

15:58 Écrit par Claudine dans art, langue, langage, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

07 mars 2012

Le roman policier, hier et aujourd'hui... (1)

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Edgar Alan Poe                            &                    Emile Gaboriau

La littérature criminelle prend chaque année plus d’ampleur. Elle représente 20% des ventes de livres et le « top policier », c'est-à-dire les 200 meilleures ventes de l’année, condense 60% du chiffre d’affaires de la librairie. Selon la revue Lire : « En ce début du XXIe siècle, un peu plus de 60 éditeurs affichent près de 80 collections polar ».

Ce qu’on nomme le « roman policier » réunit plusieurs genres allant du roman à énigmes au thriller en passant par le polar. En fait, l’évolution du roman dit « policier » suit celle de la société, comme toute la littérature.

La naissance du journalisme et celle du roman policier sont concomitantes : les premiers journaux publiaient des feuilletons et ces feuilletons prolongeaient le réel des infos par la fiction. Ainsi la curiosité des lecteurs pour le fait divers trouvait son compte dans les détails inventés par les romanciers.

L’Angleterre, la France et les Etats-Unis sont les pionniers en matière de romans policiers.

Edgar Allan Poe est le premier auteur du genre avec Le double assassinat de la rue Morgue publié en 1841. Dans cette première intrigue, comme chacun sait, le tueur est un grand singe et les témoins parleront d’un dangereux individu baragouinant l’anglais ! Le Britannique Edgar Alan Poe choisit comme par hasard un enquêteur – Auguste Dupin – issu d’une vieille aristocratie française et situe ses investigations en plein Paris. 

En France, Émile Gaboriau inaugure le genre policier avec la non moins célèbre  Affaire Lerouge publiée en 1865, résolue par M. Lecoq, agent de la sureté... personnage inspiré du véritable Vidocq...

L’humour, qui affleure en permanence dans ces récits, constituera un des critères  du genre.

Chercheuse à l’Université de Picardie, Isabelle Casta, a fait une thèse sur le roman policier et met en évidence « l’intertextualité ludique qui donne son cachet, sa griffe inimitable, au genre »

Ainsi, chaque auteur intègre dans son roman, un nom, une technique, inventé par ses prédécesseurs, c’est un clin d’œil aux récits de ses confrères. Rien que les deux premiers exemples cités en fournissent des exemples : Auguste Dupin inspirera le nom d’Arsène Lupin. Gustave Le Rouge, l’auteur du Mystérieux Docteur Cornélius, donnera à Gaboriau le titre de son Affaire Le rouge et à Conan Doyle celui son Étude en rouge. Conan Doyle lui-même vouait un véritable culte à la stratégie énigmatique de Gaboriau et qui ne connaît le personnage d’Herlock Sholmès, ennemi de Lupin, dans l’Aiguille creuse ? Plus près de nous, Fred Kapak réunit avec ironie des nouvelles noires tirées au cordeau sous le titre de Qui a tué Ed Garpo ?

Pour ma part dans mes « Polycarpe » je poursuis non sans jubilation cette tradition : la marchande de miel psychanalyste Imogène Dupin emprunte son prénom à Exbrayat et son nom à Edgar Poe. Bien d’autres clins d’œil émaillent ma série policière... (à suivre...)

21 février 2012

Du Poulpe à Polycarpe Houle... via le Polikarpov... Oulp !

 

Poulpe, Polycarpe, Polkarpov, nombre d'or, Rémi Schulz

Quelqu’un me croira-t-il si j’affirme que je viens seulement de réaliser que le Polkarpov est un avion mythique du nom de son constructeur (1933) et que c’est l’avion que Gabriel Lecouvreur, dit « Le Poulpe » fantasme plus qu’il ne le retape ?

« Polikarpov, petit et ventru avion à hélice qu'il avait vu dans toutes ces bandes d'actualité sur la Guerre d'Espagne, l'avion des républicains, que Malraux avait peut-être flatté de la main, et dont Durruti avait dû espérer plusieurs fois entendre le bruit caractéristique du moteur. Car ce petit zinc, maniable, costaud, faisait un tel potin que les républicains l'appelaient "la mosca" et que ces enfoirés de fascistes nommaient "la rata". » J.B. Pouy, Le poulpe n°1.

Ceux qui me lisent n’auront aucun mal à me croire si j’affirme que j’ai écrit un Poulpe (Un petit lapsus très suspect n°228/141) sans m’intéresser aux avions et qu’au cours de mes lectures, j’avais zappé l’attirance virile des héros de papier pour les avions ?

De fait, j’ignorais qu’un avion portait ce nom.

Par conséquent, je n’ai nullement pensé à ce Polikarpov de légende quand j’ai cherché un nom à mon personnage de série : Polycarpe Houle... J’ai même trouvé drôle, sans plus, qu’un bar de Marseille porte cette enseigne !

Et pourtant, sans le Poulpe, pas de Polycarpe puisque c’est une déferlante de coïncidences qui m’a conduite à écrire ma série de Polycarpe. Ce que j’écrirai dans le détail un jour...

Hasards, coïncidences ou réminiscences ?

Bizarrement, c’est aujourd’hui que ça se produit... parce que les recherches de Rémi Schulz  (http://remi.schulz.perso.neuf.fr/813/baleine.htm) sur le nombre d’or m’ont fait découvrir une cascade de coïncidences/hasards concernant mon Poulpe... et mes Polycarpe.

C’est fou, la vie, non ?

10 février 2012

Interviews "atelier d'écriture"

interview, atelier d'écriture, médiathèque, Amboise

David Gasselin, reporter à Radio-Active d’Amboise (37400), m’a transmis les deux enregistrements qu’il a réalisés samedi dernier avant et après l’atelier d’écriture à la médiathèque Aimé Césaire               

Cliquez sur les postcast:

 

podcast

podcast


Je remercie tous les participants de cet atelier. Leurs « œuvres » sont autant de petites nouvelles touchantes ou espiègles que je propose de rassembler et de compiler, pour ceux qui le souhaitent...


Et, maintenant, je compte sur vous tous, demain, samedi 11 février, 15 heures, pour la rencontre-dédicace à la Médiathèque d’Amboise.

16:48 Écrit par Claudine dans art, Blog, interviews, Jeux, langue, langage, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

30 janvier 2012

INVITATION

amboise, rencontre auteur, dédicace, conférence, roman policier, affiche

Tous renseignements : ici

 

Article NR sur l'atelier d'écriture du samedi 4 février en lien ci-dessous

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2012/02/05/De-l-art-d-ecrire-et-de-savoir-en-parler

11:21 Écrit par Claudine dans art, Blog, interviews, langue, langage, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

23 janvier 2012

À NOTER DANS VOS AGENDAS...

 

  • ATELIER D'ÉCRITURE :

    atelier d'écriture, Médiathèque, Amboise, décicace

Médiathèque Aimé Césaire d'Amboise,
samedi 4 février à 14 h 30.

 

 J'animerai l'atelier d’écriture, de 14 h 30 à 17 h, samedi après-midi. Tous ceux et toutes celles qui ont ressenti un jour une petite démangeaison plumitive sont les bienvenu(e)s.

 Le thème de l'atelier : donner la vie à un personnage...

Il s’agira de composer un texte, en procédant par étapes ludiques et dans le respect de certaines contraintes qui, paradoxalement, aident à la création !  Cette méthode produit des petits bijoux littéraires qui pourront être lus et commentés avec bienveillance par le groupe.

 

  • RENCONTRE - DEDICACE :

Médiathèque Aimé Césaire d'Amboise,
samedi 11 février à 15 h.

J'aborderai les questions suivantes :

  • vocation d'écrivain,
  • processus de création,
  • l'histoire du roman policier,
  • les auteurs qui m'ont influencée,
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10:25 Écrit par Claudine dans art, Blog, interviews, langue, langage, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | |

10 janvier 2012

LES CONTES DE POLYCARPE : Le Gué Renviens (3e conte)

J'ai extrait du tome IV ( POLYCARPE, LE NOMBRE D'OR) trois anecdotes inventées pour illustrer l'histoire du village, composées sous forme de contes,  dans "l'esprit" du Décaméron. C'est à dire de façon imagée et burlesque qui décrit avec empathie les pitoyables humains...

troisième conte

                                         LE GUÉ RENVIENS

Des dialogues décousus s’échangeaient autour de la table. Un moment, il fut question des sites sacrés et de la légende de Frère Prosper. Basile raconta, pour ceux qui ne la connaissaient pas, la version originale de Max. Des applaudissements saluèrent le conteur et l’inventeur de la légende.
− Vous devriez faire profiter tous nos amis de la légende du Cheval mort, dit Polycarpe.
− Non, non, se défendit le centenaire. C’est trop long, je n’ai pas assez de souffle. Avez-vous écouté celle que j’ai enregistrée sur le magnéto ?
− Le gué de Renviens ! Oui, oui. C’est captivant.
− Raconte, raconte ! implora Zorba.
− Max, s’il vous plait, on adore vos histoires, l’encouragea Lily.
− Allez, Max, ne vous faites pas prier, insista Basile.
− Bon, chevrota Max, si vous y tenez.
− Parle à ton rythme, nous avons la vie devant nous, lui chuchota son optimiste épouse.
Les convives s’accoudèrent, tout ouïe. Zorba se précipita sur les genoux de son grand-père. Le silence n’était interrompu que par quelques stridulations de pipits.

Il faut s’imaginer au début du XVIIIe siècle, commença-t-il. Cette histoire dont la fin étrange ne fut jamais vraiment élucidée, s’est déroulée ici, à Rochebourg. Vous connaissez tous la maison qui porte encore le nom de “L’huilerie” : elle abritait, à ce moment-là, le moulin à huile de la paroisse.


moulin à huile de noix.jpg

Maître Jehan Coulefin, patron huilier de père en fils, était flanqué six mois durant d’un commis surnommé Casse-noix, chargé de séparer les amandes des coques, lequel se louait au maréchal-ferrant le reste de l’année. Ce notable aisé avait été séduit par une belle rousse gironde qui lui faisait des yeux de velours mais louchait en réalité sur sa fortune. Une fille, prénommée Anastasie, naquit quelques mois seulement après leurs noces, scellant définitivement une bien malheureuse union.
Les années passant, la fillette devenait de plus en plus gracieuse tandis que l’épouse se métamorphosait en énorme matrone acariâtre. Asthmatique, elle ne pouvait plus dormir autrement qu’assise et son obésité la clouait sur son fauteuil également la journée. Coulefin compensait cette union désastreuse en vouant à sa fille une véritable adoration.
Il s’occupait aussi de quelques fermières des environs, mais passons.
Anastasie était son rayon de soleil, sa joie de vivre, ce que son acrimonieuse épouse, aigrie et jalouse, lui faisait payer en poussant des cris à casser la tête et en lançant des ordres, enrageant de n’être pas obéie au doigt et à l’œil. Elle s’empoisonnait le sang de ne pouvoir obtenir de Coulefin l’allégeance absolue.
L’argent était la seule chose qui la calmait et la consolait, aussi son mari lui confia-t-il les comptes de l’huilerie pour avoir la paix. Elle comptait et recomptait les pièces d’or, les faisait couler dans ses mains, caressait les lingots, entrait en extase à la pensée de sa richesse. Si bien que Coulefin conçut une sorte de siège coffre-fort sur lequel l’épouse trônait, nuit et jour, comme une poule qui couve ses œufs.


maritorne.jpeg

Or, un jour, deux brigands firent irruption dans l’huilerie, saucissonnèrent Coulefin et entreprirent de lui griller les orteils pour lui faire dire où se trouvait sa fortune. Alors qu’il était sur le point de révéler l’astucieuse cachette aux chauffeurs affairés à le torturer, la maritorne quitta son coffre-trône et, saisissant les maillets destinés à casser les noix, leur asséna des coups sur la tête propres à assommer un bœuf. Puis elle les ligota et libéra Coulefin. Avait-elle agi ainsi pour sauvegarder son époux ou son or ? Nul ne le saura jamais car toutes ces émotions lui furent fatales. Le cœur lâcha. Morte, elle se répandit sur le sol comme de la gelée de veau. En attendant, elle avait sauvé la fortune de l’huilier.
Anastasie devint une jeune fille merveilleuse. Riche, jolie et savante, elle savait également tenir une maison à la perfection. De nombreux clients et fournisseurs avaient l’occasion de l’apercevoir, lisant sur le balcon, brodant dans son petit jardin, ou l’entendaient chanter et jouer de la musique. Avec eux, elle échangeait facilement quelques mots, joyeux et candides.

 

jeune fille brodant.jpg


Pour Coulefin, Anastasie était toujours sa petite fille qu’il ne voulait pas voir grandir. Jusqu’au moment où elle fut invitée à son premier bal. Il refusait d’admettre que son adorable trésor était en âge de se marier. Il ne pouvait même pas imaginer la maison sans elle, sans ses rires et son joyeux babil. Il subtilisa les invitations, éconduisit les nombreux partis. Lorsqu’un jeune prétendant, Fortunio Fromentin, auquel il trouva l’air complètement idiot, eut le culot de demander la main de sa fille et d’insister, Coulefin fut pris d’une rage folle et le chassa à coups de bâton. Il ignorait que ce jeune homme et Anastasie se connaissaient depuis plusieurs mois.
En apportant sa cargaison de fruits à l’huilerie, l’automne passé, Fortunio avait aperçu Anastasie et ressenti un vrai coup de foudre. Pour la revoir, il avait proposé à tous les paysans de porter leurs noix au moulin. Les jeunes gens s’étaient parlé et − oh, merveille ! − avaient découvert qu’ils avaient exactement les mêmes goûts, les mêmes avis, les mêmes envies. Et depuis, quand Fortunio venait chercher son contingent d’huile, grâce à la complicité de Casse-noix qui faisait le guet, les jeunes gens flirtaient dans le pailler.
Lorsque Coulefin surprit les amoureux, il cloîtra sa fille dans sa chambre et fit poser des barreaux aux fenêtres. Anastasie, qui avait été une enfant docile et aimante, se mit à détester ce père possessif. Elle inventa un stratagème pour le tromper et retrouver Fortunio. Contre quelques pistoles, elle obtint de Casse-noix qu’il reproduise chez son maréchal-ferrant un double des grosses clés de son appartement. Ainsi, Fortunio se laissait enfermer dans la soue, l’ancien abri à cochons depuis longtemps désaffecté et, muni de la copie des clés, il se glissait la nuit dans le lit d’Anastasie.
Le jour arriva enfin où les jeunes gens décidèrent de vivre leur vie. Anastasie était résolue à quitter cette maison devenue sa prison. Fortunio avait trouvé la chaumière où abriter leur amour et un emploi de palefrenier dans un relais de poste. Anastasie écoula discrètement ses affaires et quelques petits objets auxquels elle tenait beaucoup dans les charrettes des fournisseurs. Elle comptait naïvement sur la complicité de Casse-noix.
Vous vous doutez que ce commis vénal n’avait pas trouvé mieux, pour doubler la mise, que vendre la mèche en prévenant Coulefin. Celui-ci, aveuglé par le dépit d’avoir été trompé, n’éprouvait plus aucune pitié pour cette fille adorée qu’il aurait préféré voir morte plutôt que libre. Il laissa la fuite s’organiser pour les surprendre le moment venu. Il facilita même les choses en graissant la patte de Casse-noix pour “oublier” les clés sur les portes. Le commis reçut une somme aussi élevée de la main d’Anastasie pour la même mission.
La nuit du départ, Fortunio enroba les sabots de son cheval avec des haillons pour arriver silencieusement à l’huilerie. Anastasie, enveloppée d’une cape sombre, sortit dans la ruelle et, soulevée par Fortunio, monta en croupe pour la première fois de sa vie.

 

fuite des amoureux.jpg


Voilà nos deux amoureux en route, au petit trot, vers leur destinée. Ils devaient longer la rivière jusqu’au petit pont de madriers qui se trouve près de chez Flora.
Mais soudain, un bruit effrayant de galopade et de ferraille les alerta. La nuit était assez claire pour distinguer les poitrails brillants de deux montures qui semblaient fondre sur eux à la vitesse de la lumière, chevauchées par des cavaliers noirs et masqués. Coulefin avait engagé deux spadassins pour leur barrer la route et, si nécessaire, les éliminer.
Que faire ? Devant eux la rivière profonde était infranchissable. À cet endroit, le courant était vif. Qu’ils s’enfuient en aval ou en amont de la rive, les hommes à leurs trousses les rattraperaient comme l’éclair. Le cheval de Fortunio se cabrait, hennissait, sentant le danger. Ils étaient perdus.

 

torrent.jpg


C’est alors qu’une chose se produisit, vraiment incroyable sous les yeux épouvantés des poursuivants dont les montures pilèrent d’effroi. La foudre venue de nulle part crépita sur la rivière et les eaux se séparèrent. Le cheval de Fortunio fit une volte gracieuse puis caracola dans le lit de la rivière qui, lorsqu’ils furent de l’autre côté, reprit son cours normal.
Qu’à cela ne tienne, les tueurs à gages empoignèrent leurs arquebuses, visèrent les cavaliers, tirèrent. Et là, second miracle, le cheval et les amoureux en selle, comme une bulle qui éclate, disparurent instantanément.
On dit que le soulèvement du fond du lit qui forme à cet endroit comme une minuscule île permettant de passer à gué s’est constitué à cette occasion.  
Les deux sbires ne demandèrent pas leur reste et galopèrent jusqu’aux confins du royaume. Mais la rumeur de cette aventure surnaturelle revint au pays et aux oreilles de Coulefin qui en perdit la raison. Tous les jours, jusqu’à la fin de sa vie, il se rendait à l’endroit de la rivière où sa fille avait disparu et il l’appelait lugubrement :
« Anastasie ! Renviens-toi ! Renviens-toi ! »
Depuis cet endroit fut baptisé le gué de Renviens.
Quant à nos amoureux, la légende prétend qu’ils se sont bel et bien retrouvés sains et saufs à quelques lieues de là, que Fortunio a fait de bonnes affaires et qu’ils eurent une nombreuse descendance. D’après les registres de la paroisse, chaque fille aînée de la lignée se prénomme Anastasie. Et la dernière aurait émigré… à La Réunion.  Dit-on.

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Cette chute sur mesure tira des exclamations ironiques et des applaudissements crépitèrent.
Polycarpe alla chercher de l’eau fraîche pour le centenaire dont les yeux pétillaient de malice. Alors qu’il se penchait vers le conteur pour lui verser de quoi se désaltérer, ce dernier lui susurra :
− Excusez-moi, cher ami, d’avoir renoncé au récit du Cheval mort, mais il y a des détails que Pélagie ignore encore. Elle ne sait toujours pas que j’avais négocié sa reprise et que mon camarade m’avait soudoyé pour que je l’épouse enceinte…  Voyez-vous, je l’ai achetée à ce maquignon de Marcel au prix d’une génisse pleine!
− Il n’était pas question de cela dans votre histoire ! s’indigna Polycarpe, à voix basse.
− Tant mieux. Je n’en suis pas tellement fier. De toute mon existence de minotier, ce fut ma plus mauvaise négociation.
Polycarpe eut un petit instant de doute. Max était-il épuisé par son récit ? Perdait-il les pédales ? Ou bien poussait-il l’humour à un haut degré de sophistication ? Un peu de tout cela probablement. L’ancien meunier n’avait jamais été un grand sentimental, il était tout à fait capable d’avoir monnayé sa femme… Mais il y avait prescription.

24 décembre 2011

Portraits de femmes

En cherchant l'inspiration pour mon prochain atelier d'écriture, j'ai trouvé ceci.

Profitez-en !

 

18:01 Écrit par Claudine dans art, Blog, femmes, Film, Loisirs, publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, art, grands peintres |  Facebook | |  Imprimer | |

19 décembre 2011

Le 3ème Salon "SIGNATURE-TOURAINE"

 

Filmé par notre confrère Yannick Antigny. Beaucoup de visiteurs, de vivacité d'échanges lors de cette journée, bien relayée cette année par les médias...

12:13 Écrit par Claudine dans association, Blog, Film, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salon, livres, noël, auteurs, éditeurs |  Facebook | |  Imprimer | |

13 décembre 2011

marche de Noël du livre


Samétal livrees.jpgedi 17 à LOCHES, Moulin des Cordeliers, au centre ville de Loches,
60 auteurs et  éditeurs de Touraine dédicacent leurs ouvrages,
de 10 h à18 h. 

 

Je fais la promo de l'événement sur France Bleu Touraine, samedi matin,
entre 10 h et 11 h...

23:39 Écrit par Claudine dans association, Blog, femmes, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

06 décembre 2011

LES CONTES DE POLYCARPE : La venelle du cheval mort

J'ai extrait du tome IV ( POLYCARPE, LE NOMBRE D'OR) trois anecdotes inventées pour illustrer l'histoire du village, composées sous forme de contes, un peu dans "l'esprit" du Décaméron. C'est à dire de façon imagée et burlesque qui décrit avec empathie les pitoyables humains...

deuxième conte

LA VENELLE DU CHEVAL MORT

Polycarpe et son ami Max, alerte centenaire, déjeunaient chez l’aubergiste Billy Busier, qui partageait leur table puisque c’était jour de fermeture.
« À propos des Malthus, chevrota Max, ça me fait penser à une anecdote qui valut à la venelle de l’huilerie d’être rebaptisée "Passage du cheval mort". C’était en 1930…
− Une minute, l’interrompit Billy. Laissez-moi débarrasser et apporter la suite, je ne veux pas louper le début.
Pendant l’absence de Billy, Polycarpe remplit les verres. Max mouilla son vin d’une rasade d’eau de Vichy.
− Puis-je vous enregistrer, Max ? demanda Polycarpe, en extirpant de sa poche un dictaphone.
− Ça ne me gêne pas, si c’est vous qui l’utilisez précisa le vieil homme d’une voix qui dérapa soudain dans les aigus.
Équipé de maniques, Billy déposa devant les convives des assiettes garnies de nourriture colorée au fumet appétissant.
− Médaillon de lotte au jus de lentilles et sa couronne de fleurs de courgettes ! annonça-t-il.
− Billy, vous vous surpassez, le complimenta Polycarpe.
Le chef fit un bon sourire satisfait.
− Vous pouvez y aller, Max, dit-il.
L’ancien minotier de Rochebourg s’éclaircit la gorge avec un bruit de démarreur de tondeuse.
Polycarpe enclencha l’enregistrement.

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« Le Passage du cheval mort qui débouche sur la place, tient son appellation d’un fait divers, survenu dans les années 1930. J’étais âgé de vingt-deux ans et je travaillais au moulin de mon père. À cette époque, notre village était une localité florissante. En plus des commerces alimentaires, il y avait trois cafés, un coiffeur, un marchand d’articles de pêche et une mercerie. C’était un va-et-vient incessant dans les rues empierrées, de voitures à bras, de bicyclettes, de troupeaux de vaches, de chèvres ou de moutons. Les charrettes aux roues ferrées faisaient un bruit du tonnerre. Les villageois passaient dans un sens puis un moment plus tard, dans l’autre, ou bavardaient, tranquillement assis sur les bancs devant les maisons ; ils parlaient fort, s’interpellaient. Les lavandières remontaient du lavoir, le linge mouillé entassé sur des perches qu’elles portaient sur leurs épaules. Les gens venaient puiser l’eau au puits communal. On fabriquait encore le pain au four banal. Les cloches sonnaient toutes les heures, à deux reprises. On ne peut même pas imaginer tout ce charivari de nos jours... »

Max prit le temps de déguster son poisson.

«  Tout ça pour vous mettre dans l’ambiance de l’époque, reprit-il.

Mon histoire concerne Marcel Barrou, originaire de Rochebourg, dont les parents habitaient la maison qu’occupent aujourd’hui les Malthus sur la place, là où vous étiez planqué, Billy[1], et face à votre logis, Polycarpe. 

Marcel, qui a passé l’arme à gauche il y a plus de vingt ans, était à peu près de mon âge. C’était un de mes bons camarades. Mais il était un peu fou, une vraie tête brûlée depuis qu’il avait découvert, à vingt ans, ses parents assassinés et les économies du père, en pièces d’or, envolées. Barrou avait été un maquignon sans vergogne. Marcel, dépouillé de son héritage, reprit l’affaire du père Barrou. Les scrupules ne l’étouffaient pas et il prospéra rapidement. Les familles qui avaient des filles à marier lorgnaient sur ce bon parti.

Marcel et moi étions allés au bal, un soir, dans sa belle voiture, une splendide Overland.

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Il avait tapé dans l’œil d’une demoiselle Marchandeau, cadette de négociants en vins. C’était une vraie beauté, avec un petit quelque chose en plus, un esprit moqueur, provocant, elle avait du “chien” comme on disait. Avec ses moustaches en guidon de bicyclette, ses costumes à revers et ses pantalons de golf, Marcel avait de la prestance et la fille lui tomba dans les bras. Ils se fréquentèrent, et même un peu plus, si bien qu’elle se retrouva enceinte.

Gros pataquès dans la famille Marchandeau, qui exigea le mariage pour laver le déshonneur. 

C’est alors que mon Marcel sentit la corde du mariage lui serrer le kiki. Ce grand noceur, ce coureur de jupons, n’avait pas du tout envie de se caser et, bébé ou pas, il décida de se défiler. Il lui vint une idée extravagante : se faire passer pour mort.

Avec la complicité largement monnayée du croque-mort et celle d’un bon camarade… Je vous le donne en mille… »

Max Ducoin se mit à rire, ses épaules tressautèrent et ses pommettes saillirent :

− Pas vous, quand même ! s’offusqua Billy.

− Eh si ! Votre serviteur. Si vous utilisez cette histoire dans votre brochure touristique, Polycarpe, ne citez pas les noms des familles concernées, je vous prie.

− Soyez tranquille, Max, mais continuez, que s’est-il passé ?

L’orateur acheva de déguster son poisson en contrôlant le léger tremblement de ses mains.

« L’astuce que nous avions trouvée pour lui éviter le traquenard du mariage consistait à faire croire qu’il était mort et enterré.

Il laissa un testament m’instituant son légataire universel, puisqu’il n’avait ni ascendants ni descendants. Je devais vendre tous ses biens et lui remettre le produit des transactions ultérieurement. Il avait une entière confiance en moi. Ce qui n’était pas réciproque, je n’aurais jamais confié mon patrimoine à ce loustic ! Son rêve était d’acheter un grand café sur un boulevard à Paris. J’avais pour mission de répandre la rumeur d’une mort due au choléra, au cours d’un déplacement pour affaires à quelques kilomètres d’ici. Il était établi que le croque-mort nous rejoindrait sur le lieu supposé du décès, transbahutant en évidence de la chaux vive, pour éloigner les soupçonneux. Au lieu d’étendre mon Marcel, bien vivant, dans le cercueil, j’y plaçais un quintal de blé chipé au moulin de mon paternel. 

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Les obsèques furent célébrées dans l’église quasiment vide, par crainte de la contagion puis direction le cimetière pour l’inhumation.

Le corbillard à plumeaux noirs était tiré par un percheron. Le croque-mort tenait les rênes, juché sur son siège et, à bonne distance, suivaient quelques vagues connaissances des Barrou. Cela se passait en plein été sous un soleil de plomb. Je riais sous cape en pensant à Marcel en route pour la capitale, au volant de son Overland.

C’est en remontant la rue qui menait de l’église au cimetière qu’un frelon s’introduisit dans la bouche du cheval et lui piqua la gorge. La pauvre bête était foutue, elle devint hystérique.

À partir de cet instant, personne ne maîtrisa plus la situation. Le percheron se cabra soudain et le croque-mort, pressentant le drame, sauva sa peau en sautant à terre. L’animal emballé ruait et hennissait de douleur, entraînant dans son galop le corbillard secoué dans tous les sens qui se démantelait petit à petit, perdit une roue et chavira. Comme vous vous en doutez, le cercueil fut éjecté et, en tombant sur le sol, éclata.

Pendant que le cheval agonisait en travers de la venelle, les gens qui avaient entendu la galopade, les cris, les hennissements, découvrirent avec stupeur la bière éventrée dans une flaque de grains blonds, mais sans cadavre !

La supercherie ne fit aucun doute et la maréchaussée s’agita quelque temps pour retrouver Marcel mais perdit sa trace. Celui-ci, momentanément sans le sou ou presque, avait vendu son automobile et trouvé asile chez une demi-mondaine comme on appelait autrefois les filles légères.

Je lui rendis visite. Il menait une vie de coq en pâte. Au cours des mois suivants, je réglai discrètement ses affaires, cédai ses biens et lui remis son argent comme prévu. Mais il n’acquit jamais le café de ses rêves. Ses projets avaient évolué. Il s’était amouraché d’une prétendue comédienne assidûment courtisée puis d’une autre et, de fil en aiguille, vécut au crochet de ces dames qu’il envoyait au turbin. Ce bougre de maquignon était devenu maquereau à la capitale !

 

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Les années passant, il finit quand même par se ranger.  Il acheta un magasin de cotillons, farces et attrapes. Avec son sens inné du commerce il fit rapidement prospérer l’affaire qui occupait un double pas-de-porte sur le boulevard Saint-Michel, aujourd’hui reconverti en… grand café, au décor Belle Époque. Le genre d’établissement dont il avait rêvé... Clin d’œil de l’histoire.

Marcel restait mon ami. J’ai toujours bien aimé cet escroc au grand cœur, capable d’amitié, haut en couleur. Il revenait au pays de temps à autre. Les parents Marchandeau avaient passé l’éponge puisque leur fille avait épousé un notable, avant la naissance du bébé, et que l’honneur était sauf. Il était le “tonton de Paris”, il apportait à sa filleule qui était en réalité son enfant, prénommée Lolita, des tas d’objets surréalistes désopilants comme des camemberts musicaux, des bols baveux, ou des araignées flottantes...

Pour revenir sur la folle journée des obsèques, le cheval mort fut découpé sur place par le boucher car il était difficile, sinon impossible, de transporter une telle carcasse. Il ne fallait pas traîner à cause de la chaleur et des mouches, avec le sang qui dégoulinait dans la ruelle. Des gens apportaient des seaux d’eau, d’autres faisaient de l’ombre avec de grands parapluies. On devait éloigner les clébards. L’arpette emportait les morceaux un à un dans une brouette en courant. La vision du cadavre de cheval dépecé était hallucinante.

Cet épisode a beaucoup marqué les esprits.

Voilà toute l’histoire. Mais j’ai une petite chose à ajouter, mes jeunes amis…»

Il savoura un petit instant la curiosité qui se lisait dans leurs yeux :
Et si je vous disais que la fille Marchandeau se prénommait… Pélagie !
Le crâne virtuellement hérissé de points d’exclamation, Polycarpe stoppa le magnéto.

− Ainsi, c’est vous le notable qui avez épousé la fille Marchandeau et votre fille Lolita serait en réalité la fille de votre ami Marcel, dit-il lentement, le temps d’assimiler cette nouvelle ahurissante.

− Exact. Lolita est née après le mariage, je suis réputé son père et elle a le même statut que mes autres enfants. N’empêche que, ajouta Max, l’œil fripon, mon arrière-petite-fille Chloé, a un souteneur pour ascendant. Ah ! Ah !

L’aubergiste tapota l’épaule du centenaire.

− Sacré Max, rigola-t-il. Je n’en reviens pas !

Polycarpe se félicitait d’avoir encouragé ces enregistrements.

− Est-ce un secret de famille ? demanda-t-il.

− Pas du tout. La légende du Tonton Marcel refait surface lors de chaque célébration familiale. Nous étions tous très tristes quand il est mort. C’était un personnage romanesque…

− Savez-vous ce que je pense, Max ? Vous auriez été capable de favoriser la supercherie pour éloigner Marcel et draguer la fille Marchandeau… une vraie beauté avec quelque chose en plus, je me trompe ?

− Vous n’êtes pas loin de la vérité, chevrota Max, les yeux luisants d’un rire intérieur.


[1] Allusion à l’intrigue de « Polycarpe, le Pigeon noir » Tutti Quanti, 2007. NDLA.

09:59 Écrit par Claudine dans Blog, contes et légendes, femmes, langue, langage, Livre, publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : légende, contes, cheval mort, max, mariage, enterrement |  Facebook | |  Imprimer | |