14 mai 2009
1er Salon du livre de Saint-Cyr-Sur-Loire
14:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07 avril 2009
« écriteur » et « autoriste » : nouveaux mots-valises.
2 nouveaux mots-valises :
« écriteur » pour « écrivain » + « créateur » et « autoriste » « auteur + scénariste »
Je suis toujours frappée par la naïveté de certains de mes interlocuteurs qui croient dur comme fer qu’un écrivain peut écrire plusieurs romans dans une année, autrement dit en temps réel de frappe à la machine, sans prendre en compte l’approche thématique, la technique d’écriture, etc. Je dis bien « écrire », et non pas enregistrer sur dictaphone ou jeter des phrases sur un papier rewritées ensuite par des rédacteurs... Cette croyance est déjà humiliante pour les "écrivains-créateurs" (écriteurs) qui passent pour laborieux ou fainéants. Ce qui est plus grave, c’est que ce mythe du génie prolixe est entretenu par les éditeurs, les critiques, les médias, les libraires et les lecteurs eux-mêmes. Rumeur qui éclot sur le terreau de la rentabilité et du snobisme, bien entendu, et qui se nourrit de l’ignorance du métier d'écrire. Alors qu’on s’offusque, qu’on s’indigne de faux en peinture, je n’entends nulle voix s’étonner de ce type de mystification en matière de littérature... Alors qu'on est extrêmement pointilleux sur le "droit à l'image", on dirait que c'est "normal" d'utiliser frauduleusement un nom d'auteur, un personnage, la "bible" d'une série...
Un exemple nous est fourni par l’actualité au moment où sort en salles une adaptation de OSS 117. Si les 3 premiers OSS 117 ont été écrits par Jean Bruce, tous les autres ont été écrits par sa femme, Lucette, sur la demande de l’éditeur. Voir le site : http://www.oss117.org/portrait_josette.html Et madame Bruce qui n’avait donc pas la vocation d’auteur au départ s'avère capable de « pondre » jusqu’à 10 bouquins dans l’année 76 ! Fichtre.
Je crois vraiment qu’on devrait faire un distinguo entre « écriteur » et « autoriste ».
14:31 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, société, divers
27 novembre 2008
Polycarpe, le nombre d'or

Depuis Juin dernier, je n'ai pas écrit la moindre note et pourtant vous êtes plus de 1000 à avoir visité ce blog ce mois-ci. Je vous remercie beaucoup de votre passage.
J'attends quelques visiteurs supplémentaires, ayant donné l'adresse dans des écoles où je rencontre les élèves, ainsi qu'aux adhérents des bibliothèques où je suis invitée. A l'intention de ces lecteurs et de ce public, mais aussi pour tout ceux qui suivent les "Aventures de Polycarpe", je propose ci-dessous quelques réflexions sur mon métier d'écrivain, en réponse aux questions qu'on me pose le plus souvent.
· Les personnages dans les « Polycarpe »
Ils sont totalement inventés même s’ils possèdent certaines caractéristiques physiques ou morales des personnes que je rencontre ou que je croise parfois juste quelques minutes. J’ai une nature empathique qui me permet de comprendre ce que les gens pensent ou ce qu’ils éprouvent. Un écrivain est toujours un peu médium. Et quand je suis frappé par un trait de caractère, une attitude particulière, sans même le vouloir, il se grave dans ma conscience et un jour ça ressort dans un livre.
Pour plagier la célèbre phrase de Flaubert : « Madame Bovary, c’est moi », je crois que Polycarpe Houle, c’est en effet mon alter ego. Il représente certaines valeurs auxquelles je tiens : une sorte de nonchalance caustique, le goût de son prochain, l’idée que le bonheur avec un grand B n’existe pas, qu’il faut savoir apprécier les petits bonheurs simples au quotidien.
[Quand j’ai écrit le Poulpe, j’ai caricaturé les personnages pour les besoins du genre. Je me suis bien amusée mais c’était un peu une BD romancée.]
Étant sociable et assez idéaliste sur la nature humaine, je me retrouve souvent en porte-à-faux avec la réalité souvent décevante et, au final, ça me rend caustique et anticonformiste. Ainsi, dans mes livres, j’aime bien dénoncer les gens trop conventionnels, dominateurs ou matérialistes. En revanche j’épargne les personnes gentilles et pourvues de bon sens, pas forcément belles ni surdouées, car pour moi, ce sont elles qui font progresser l’humanité. Évidemment, pour ne pas tomber dans la guimauve, je compense par l’humour et par le surréalisme de certaines situations.
· Influences et objectifs
Je m’inscris dans la tradition des Gaston Leroux avec son Rouletabille (dans « le mystère de la chambre jaune » ou « le parfum de la dame en noir », surréalistes et même parfois burlesques) des Agatha Christie avec son Hercule Poirot, des Léo Malet avec son Nestor Burma, voire des Maurice Leblanc avec son Arsène lupin, y compris Tintin d’Hergé, à des degrés divers, tous auteurs de séries et créateurs de personnages qui occultent leurs créateur ! Sans oublier le grand Molière. Et Boccace, qui montre une humanité tellement drôle et vraie dans le « Décaméron ». D’ailleurs, dans le dernier Polycarpe, j’inclus trois contes de mon invention qui sont écrit un peu « à la manière » de Boccace. Les noms de mes personnages, dans mes livres, sont un discret hommage à ces maîtres.
Comme chez ces auteurs, je ne me complais pas dans les scènes de crime, le meurtre n’est pas une fin en soi mais l’élément déclencheur d’une petite saga, d’un ballet de personnages pittoresques. L’enquête, plus ou moins aléatoire, est un prétexte à mettre en évidence des relations humaines. Franchement, si je peux faire passer une petite pépite d’humanité dans mes histoires, distraire et amuser les lecteurs, j’aurais réussi mon pari d’auteur.
Tous les auteurs cités se considéraient comme des écrivains mineurs, destinés à l’oubli, or ils font, au contraire, partie de notre culture, de notre inconscient collectif. Ce qui prouve que montrer l’humain au travers d’un comique des situations, d’une apparente « légèreté de l’âme » touche plus que les tragédies et les états d’âmes narcissiques. (Molière a largement supplanté Corneille et, par exemple, à mon humble avis, je ne crois pas que les coucheries de Mmes Angot, Millet ou Castillon, apportent beaucoup à l’humanité et franchiront la postérité)
Mes Polycarpe ne sont pas des polars. Ce sont les éditeurs et les libraires qui classent sous l’appellation « polar » tous les récits avec meurtre. À ce compte-là, « Le rouge et le noir » de Stendhal ou « L’étranger » de Camus sont des polars ! Cette classification a des raisons diverses qui seraient fastidieuses à énumérer mais pour faire simple, on a voulu complaire au public qui lit peu et le pousser à acheter des livres aux relents de faits divers.
Le mot « polar » est péjoratif, qu’on le veuille ou non. Qu’on ne se méprenne pas, je ne critique absolument pas ni les gens qui lisent ces livres ni les auteurs de ces livres que j’écris moi-même (cf. mon Poulpe) et que je lis d’ailleurs volontiers, je conteste seulement les amalgames de genres qui dénient le travail littéraire.
Sans en avoir l’air, dans mes Polycarpe, j’explore certaines techniques d’écriture parfois complexes. Je vous donne un scoop : les Polycarpe sont construits sur 2 niveaux de lecture ! On peut lire les Polycarpe comme des petites chroniques rurales légères ou comme des romans de vraie littérature.
Je fais beaucoup d’efforts pour écrire simplement car je veux être un auteur populaire. Et je suis heureuse de constater que c’est le cas, mes lecteurs n’appartiennent pas à « l’intelligentsia », caste qui me sort par les yeux.
Par ailleurs, même si je fais souvent remarquer que le décor de mes Polycarpe s’inspire de Crissay sur Manse, en Touraine, je récuse l’étiquette d’auteur « régionaliste », très à la mode en ce moment, qui fait l’éloge de son petit trou de campagne ou de son quartier urbain, à l’heure de l’Europe et de la mondialisation. Rangerait-on aujourd’hui Balzac sur le rayonnage « régionaliste » parce qu’il situe « Les illusions perdues » à Angoulême ? C’est un peu ce qui se passe actuellement.
· Le métier d’écrivain
Écrire un livre, c’est un travail qui demande une discipline et une disponibilité d’esprit. Pour concilier l’écriture avec la vie de famille, j’écris aux heures dites « de bureau ». Au plus fort de la création, une fois que je suis vraiment plongée dans mon univers fictif, je ne sais plus quel jour on est, si on est en été ou en hiver, car je suis transportée dans un monde virtuel. Je mets en moyenne un an à écrire un livre (avec les variations dues aux aléas de l’existence). Ainsi un roman qui se passe sur trois ou quatre semaines en été, vous l’écrivez alors qu’il gèle dehors… Il faut donc vraiment se projeter dans une autre dimension pour éprouver les sensations physiques de ses personnages.
C’est un métier qui ne fait vivre qu’1 pour 1000 auteurs. Les écrivains sont obligés d’avoir un job à côté, comme Le Clézio, le prix Nobel. Ou alors, ils sont issus de familles riches et aisées (comme Beigbeder, Dujardin ou même Amélie Nothomb, par exemple).
· Le regard des autres
Plus une personne est instruite, plus elle est consciente et respectueuse du travail d’écrivain. La majorité des gens s’imaginent qu’un livre est en quelque sorte prémâché et qu’il suffit de transcrire un texte qu’on aurait préalablement en tête par la grâce du Saint-Esprit… Pour beaucoup, écrire n’est pas un travail, mais un passe-temps de je-m’en-foutiste qui vous laisse entièrement disponible.
· Pourquoi avoir fondé ma maison d’édition « Tutti Quanti » ?
Je fais court, en trois phrases :
J’ai été publiée à La Baleine-Le Seuil, pour mon POULPE. J’ai signé le contrat classique habituel qui me retire, à moi et mes ayants droit, la propriété littéraire de mon œuvre pendant un siècle, je ne suis pas libre de vendre ce livre ou d’en publier un extrait. Rémunération : 2% !
Mes deux premiers Polycarpe ont été publiés par les Éditions Odin. Même contrat abusif me retirant la propriété littéraire avec cette fois 5% de droits d’auteur et l’obligation d’être présente à tous les salons, dédicaces, rencontres, etc. L’éditeur m’avait dit qu’il attendait quatre ou cinq Polycarpe pour négocier mon contrat avec un plus grand éditeur mais à son seul profit ! Je n’aurais rien gagné et je n’avais rien à dire.
Enfin, le turn-over des publications à l’heure actuelle privilégie les « coups éditoriaux » qui doivent se vendre très vite en grand nombre, au détriment des autres publications, quelles que soient leur qualité littéraire, qui disparaissent des rayons à court terme.
Le pot de terre contre le pot de fer…
J’ai donc rompu mon contrat d’édition et j’ai relevé mes manches. Mais pour ne pas me ruiner, je dois tout faire. Après l’écriture, je relis, corrige, mets les textes en forme, je dessine et compose mes couvertures, j’apporte à mon imprimeur une clé USB qu’il n’a plus qu’à insérer dans sa machine numérique. Je fais ma promo dans les médias, je visite les librairies et les maisons de presse, je vais sur les salons de la région Centre et même au-delà, je fais la comptabilité, établis mes factures, tiens le compte des dépôts de livres, relance les commerçants – qui ne payent que contraints et forcés. Pour être visible, j’ai créé un site Internet moi-même, et j’ai dû me familiariser avec divers logiciels.
A très bientôt...
16:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16 mars 2008
C'était il y a un mois...
23:51 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : on s'en fout
04 mars 2008
Atelier d'écriture : 1000 signes pour 1 mot
Le mot "Ballet"
Vous êtes en lévitation au dessus de l’orchestre, les mains crispées sur le velours rouge du balcon. Dans le décor pastoral, de graciles jeunes filles en tutus blancs et collants roses volètent comme des papillons, gambadent comme des faons, piquètent le plancher de leurs pointes de satin tandis que leurs bras les font planer.Effarouchées par l’irruption d’un jeune faune bondissant, elles s’écartent en une inflorescence, happées par un invisible lasso qui les désarticule. Les bustes tendus s’arquent pour fendre l’air. Les bras souples et les doigts effilés ondoient comme des queues de comètes. Elles glissent en apesanteur vers un nuage du décor où elles se blottissent, tourterelles apeurées et frémissantes.
Surgit alors l’Étoile, nimbée de lumière, poupée grêle nichée dans une vapeur de tulle, elle encercle le faune d’entrechats qui l’étourdissent. Un essaim d'anges soulève le faune endormi - bras et jambes faseillent avec frénésie - et l’emporte, évanoui, dans la brume de votre mémoire.
18:43 Publié dans l'atelier d'écriture | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
20 février 2008
Désolée, ça casse l'ambiance... saga d'une bayboumeuse, adolescence (suite)
20:40 Publié dans j'aurais pas dû me laisser faire | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, société, psy, tout et rien...
15 février 2008
mes dernières vacances, suite...
17:55 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bd, famille, société, psychologie
14 février 2008
Mes dernières vacances...
19:20 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bd, littérature, société, psychologie
10 février 2008
saga d'une babyboumeuse (adolescence)
19:56 Publié dans j'aurais pas dû me laisser faire | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : BD, littérature, société, psychologie
29 janvier 2008
saga d'une babyboumeuse - enfance
10:30 Publié dans j'aurais pas dû me laisser faire | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : BD, littérature, psy, société
16 janvier 2008
saga d'une babyboumeuse (adolescence)
18:40 Publié dans faudrait pas croire les gens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : BD, dessins, littérature, société, psychologie
02 janvier 2008
Saga d'une babyboumeuse - enfance (reprise)
10:55 Publié dans faudrait pas croire les gens | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : société, dessins, BD, art, littérature
22 décembre 2007
Après l'oie farcie, les huitres, les gâteaux... On se retrouvera en 2008 !
18:20 Publié dans fêtes et commémorations | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : tous les tags
11 décembre 2007
saga d'une babyboumeuse - enfance (suite)
18:55 Publié dans j'aurais pas dû me laisser faire | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
06 décembre 2007
Saga d'une babyboumeuse - enfance (suite)
23:22 Publié dans faudrait pas croire les gens | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : BD, dessins, société, psychologie...






















