16 septembre 2014

Pour en finir (?) avec l'expression "du coup"

du coup, communication, langue, langage

     « Du coup » s’installe dans notre paysage linguistique.

     Maintenant cette locution ne se réfère plus seulement à une causalité récente mais constitue à elle seule une référence : j’ai remarqué que des journalistes de BFM l’emploient pour évoquer tout ce qui s’est passé dans la vie d’un homme politique, économisant ainsi un fastidieux rappel des faits, partant du principe que tout le monde est au courant et débutent leurs commentaires par « du coup » qui prend alors une portée métaphorique…
      L’Académie Française peut avérer cet emploi, cette brave institution a tendance, ces dernières années, à introduire des mots de la rue avec un peu trop de précipitation…
     J’apporterais au débat* une nouvelle nuance pour expliquer cet emploi frénétique, je crois que nos concitoyens ont tout simplement du mal à se projeter et à anticiper.
     C’est une gymnastique douce des neurones qui consiste à faire précéder la proposition principale par la subordonnée conjonctive, ex : « comme elle arrive demain, je dois préparer sa chambre », ou « puisqu’elle arrive demain… »,  ou « parce qu’elle arrive demain… », de fait, il est plus simple de déclarer voire de claironner : « elle arrive demain, du coup je dois préparer sa chambre ! »
     
La conjonction de subordination (que, lorsque, puisque, quoique, comme, si et quand), ou une locution conjonctive (parce que, bien que…) servent à marquer qu'il existe un lien de dépendance entre une proposition et un terme de la proposition principale. Son emploi exige un tout petit apprentissage, c’est comme le vélo, le calcul mental, la nage… une fois acquis, ça ne s’oublie pas…

* Je remonte le débat des archives... Il y a plusieurs années que j'ai lancé le débat sur ce blog (le 5 septembre 2006 !) et il y a toujours des posts...

10 septembre 2014

UNE VOLÉE DE BOIS VERT ... MÉRITÉE !

excuses, déherbage, médiathèques, biblothécaires,

Avant d’aller plus loin, chers interlocuteurs bibliothécaires, veuillez accepter mes excuses les plus sincères…  Vous allez penser que je retourne ma veste par opportunisme, eh bien, non ! je reconnais mes torts. Je dois dire que vous me donnez une extraordinaire leçon de tolérance et de patience. Alors je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie en tentant de justifier ma maladresse… Certains d’entre vous comprendront peut-être qu’on peut parfois déjanter pour des raisons qui ne sont pas totalement exprimables, appropriées, juste parce qu’une relation a foiré avec l’une de vos collègues et que, voyant rouge, j’ai mis tout le monde dans le même panier, comme une idiote (car n'est stupide que la stupidité, comme disait maman Gump).

Ce sont les connotations induites par ce foutu mot de « désherbage » qui me taraudaient, et non pas le fait de trier et d’écarter des ouvrages vieillis ou sales.

Si j’avais un doute sur votre déontologie, vous m’avez fait une belle démonstration. Je précise, au passage, que ce n’est pas du tout parce que mes livres seraient absents ou retirés des rayonnages que j’aurais manifesté de l’aigreur…

J’ai très mal dormi, en repensant à la bourde que je venais de faire car je me suis bel et bien tiré une balle dans le pied en agressant le seul maillon de la chaîne du livre qui me soit favorable et qui me manifeste généralement de la bienveillance. C’est en effet grâce aux bibliothèques que j’existe, que je fais des rencontres-dédicaces, que j’anime des ateliers d’écriture…  où je suis régulièrement invitée par des personnes charmantes… Comment peut-on être aussi soupe au lait ! Je m’en veux, sincèrement.

Votre pédagogie pour expliquer votre mission me laisse pantoise ! Oui, je vais compulser les documents que vous mettez en liens.

Vous tous : Nicolas Caillot, Frankie Donald, Nath,  Romain Gaillard, Gilles Pierret, Franck Infodocbib, nicolu, Underwood,  Marie-Luce Eeckman, Hélène Beaucolin, scarron, Sandrine, ducreux… pardonnez-moi.

Je cours chez un psy...

07 septembre 2014

LA MAISON D'ANNIE

libraire, déco, dédicace, Touraine

Une libraire qui commande mes livres et les paie comptant, par paquets de 10 exemplaires, sûre de les vendre… c’est assez rare et ça mérite un petit coup de pub !

C’est Annie Joliveau de VOUVRAY. Outre sa librairie en ville, elle offre à la vente dans une jolie villa 1930 au bord de l’eau, toute la déco rêvée, parmi laquelle se nichent mes bouquins. Une dédicace aura lieu en octobre ou novembre.

« DÉSHERBAGE » : QUAND LES BIBLIOTHÈCAIRES SE MÊLENT DE JARDINAGE…

désherbage, bibliothèques,

J’aimerais savoir comment les bibliothécaires définissent leur job aujourd’hui.

J’ai été un peu défrisée le jour où une responsable de bibliothèque départementale m’a remis à ma place de romancière un peu niaise en m’expliquant qu’une bibliothèque n’avait pas pour mission de conserver les livres, qu’en ce domaine « la BNF était là pour ça ». Certes. Et depuis quelques années, les bibliothèques se transforment en bouquinistes en vendant les titres qui sortent le moins de leurs rayons… Autrement dit, les livres les moins « populaires », les plus ardus peut-être… toujours ce fameux nivellement par la base, pratiqué par des personnes qu’on imaginait des piliers de culture…  Est-ce que l’avancement de ces fonctionnaires dépendrait de la sortie des livres, comme s’il tenait un petit commerce ?  Le chat se mord la queue.  

Le pompon, si j’ose dire, c’est le mot employé pour cette sélection des livres : ce mot affligeant de « désherbage » dont l'usage est approuvé par le dictionnaire Larousse, qui confirme le mépris des professionnels pour ces livres aussi dérangeants, gênants, voire toxiques, que de la mauvaise herbe.

Je bénis l’arrivée du numérique et la décision de la BNF de numériser tous les livres indisponibles.

Ceux-là mêmes qui s’offusquaient du scénario de « Fahrenheit 41 » (où les agents d’un régime totalitaire donc des barbares brûlaient les livres) ne craignent pas d'utiliser cette métaphore atterrante de « désherbage » qui réduit les œuvres à de l’herbe à chat et les écrivains à des plumitifs inutiles, jugés et condamnés par des fonctionnaires d’état qui ne respectent finalement pas la littérature. Ils se font petits-boutiquiers pour céder à vil prix des bouquins comme des saucissons arrivés à DLC…

Désolée, même si je veux bien admettre pour la défense de la fonction de bibliothécaire qu’ils ne savent pas choisir les œuvres qu’ils acquièrent, je prétends qu’on assiste là à une forme de totalitarisme rampant.

Les mots ne sont pas innocents !

01 septembre 2014

« FORÊT DES LIVRES » 2014, UN BON CRU POUR « POLYCARPE »

Forêt des livres, dédicaces, salon, auteur, Polycarpe

MERCI du fond du cœur à toutes les personnes pour lesquelles, hier, à La Forêt des Livres, j’ai dédicacé mes romans (en moyenne une dédicace chaque quart d’heure).

À tous mes fidèles lecteurs qui m'ont communiqué leur enthousiasme, leur attachement à mes personnages, à l’ambiance de la série, à l’originalité de mon style…  Et merci également aux nouveaux « Polycarpiens » qui exprimaient leur hâte de se plonger le soir même dans la lecture de mes livres.

Vous m’avez transmis tellement d'ondes positives que je vogue ce matin sur une sorte de nuage d’optimisme. C’est encourageant et très stimulant pour la création. 

Pour vous tous, dès ce matin, j’attaque le 7ème Polycarpe dans la joie et la bonne humeur !

31 juillet 2014

Extrait de Nouvelles et Contes, II, H. de Balzac, 1832-1850, Quarto

saché, balzac, romancier, talent, génie, maison de campagne, manoir

(La maison de Balzac, à Saché,  en Touraine)

­"- Mon Dieu ! Quel délice qu’une semblable maison de campagne ! s’écrie Caroline en se promenant dans les bois admirables qui bordent Marne et Ville d’Avray.

Et de courir comme une biche, et de redevenir la jolie, naïve, petite, adorable pensionnaire qu’elle était !... Ses nattes tombent ! elle ôte son chapeau, le tient par les brides.

     - Ça te plairait donc bien, ma chérie, une maison de campagne ? dit Adolphe en tenant Caroline par la taille et la sentant qui s’appuie comme pour montrer sa flexibilité.

- Oh ! tu serais assez gentil pour m’en acheter une ?...

La maison de campagne est une maladie particulière à l’habitant de Paris. Cette maladie a sa durée de guérison.

Adolphe achète donc la campagne, et il s’y installe avec Caroline, redevenue sa Caroline, sa Carola, sa biche blanche, son gros trésor, sa petite filles, etc.

Voici quels symptômes alarmants se déclarent avec une effrayante rapidité.

La viande est moins chère à Paris. Les fruits sont hors de prix. Avant de pouvoir récolter les fruits chez soi, où il n’y a qu’une prairie suisse environnée de quelques arbres verts qui ont l’air d’être empruntés à une décoration de vaudeville, les autorités rurales, consultées, déclarent qu’il faudra dépenser beaucoup d’argent et – attendre cinq années !... Les légumes s’élancent de chez les maraîchers pour rebondir à la Halle, mais les légumes du jardin venus sous les bâches à force de terreau coûtent deux fois plus cher que ceux achetés chez la fruitière qui paie patente.
Les primeurs ont toujours à Paris une avance d’un mois sur celles de la campagne.

De huit heures du soir à onze heures, les époux ne savent que faire, vu l’insipidité des voisins, leur petitesse et les questions d’amour-propre, soulevées à propos de rien. Alphonse remarque, avec la profonde science de calcul qui distingue un ancien notaire, que le prix de ses voyages à Paris, cumulé avec les intérêts du prix de la maison de campagne, avec les impositions, les réparations, les gages du concierge et de sa femme, etc., équivaut à un loyer de mille écus !

On convient qu’une maison de campagne, loin d’être un plaisir, est une plaie vive…

- Je ne sais pas comment on ne vend que 5 centimes à la Halle un chou qui doit être arrosé tous les jours, dit Caroline.

- Mais, répond un petit épicier, le moyen de s’en tirer, à la campagne, c’est d’y rester, d’y demeurer, de se faire campagnard, et alors, tout change…

Caroline en revenant, dit à son pauvre Adolphe :

-Quelle idée as-tu donc eu là, d’avoir une maison de campagne ?... Ce qu’il y a de mieux en fait de campagne, est d’y aller chez les autres !

Adolphe se rappelle un proverbe anglais qui dit : « N’ayez jamais de journal, de maîtresse, ni de maison de campagne ; il y a toujours des imbéciles qui se chargent d’en avoir pour vous… »

Signé : Honoré de Balzac

Balzac, saché, Touraine, écrivain

11 juillet 2014

"Théorie de la vilaine petite fille" d'Hubert Haddad

 

Un roman dont on se délecte du style.

hubert Haddad, nouvelle fiction, style, vocabulaire

Il m'est arrivé deux fois seulement de relire un livre en boucle, en reprenant au début dans la foulée, juste pour le plaisir du style, pour m'imprégner des tournures de phrases, des évocations, pour comprendre comment Haddad écrit et nous immerge dans une époque, nous emporte comme un bagage dans le temps et l'espace... et en m'obligeant à noter tous les mots inconnus de moi ou employés sous des formes adjectives ou substantives que je n'avais encore jamais rencontrées.

L'autre livre, c'était "Belle du Seigneur".

J'ai établi la liste de ces mots rares et leurs définitions que je poste sur une page de mon blog en haut à droite...

01 juillet 2014

Merci, Michel Onfray, de dire ça...

Michel Onfray balance sur Houellebecq et Angot
 
"Le problème de l'écrivain, c'est l'éditeur. Aujourd'hui un écrivain, c'est quelqu'un dont l'éditeur aura choisi le livre. C'est-à-dire bien souvent ce que les directeurs commerciaux lui auront soufflé à l'oreille. Toute la littérature plus complexe, avec un vrai style, n'est plus publiée. C'est peut-être la littérature de demain, en tout cas ce n'est pas celle d'aujourd'hui. Le livre est devenu une marchandise comme une autre, et il y a de moins en moins d'éditeurs qui font vraiment leur travail. Y compris les éditeurs qui disent "nous sommes des résistants", qui prétendent être dans une autre logique, alors qu'ils sont simplement subventionnés par le CNL et proposent une littérature aussi fausse que la première. Les vrais éditeurs, capables de prendre des risques sans céder aux sirènes de la mode, on ne sait malheureusement plus où les trouver. "
 
Lire l'article : ici

19 juin 2014

PRIS EN FLAG

mésange, oiseaux,printemps

15:54 Écrit par Claudine dans insolite, nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer |

16 juin 2014

Polycarpe sur vos tablettes...

ebooks, tablettes, liseuses, Polycarpe, romans policiers
(Polycarpe à 59 ans lors de son séjour à 'River House')

Les « Polycarpe » disponibles en e-books (environ  7 €) téléchargeables ci-dessous
(il suffit de cliquer sur les liens) :

1 ­– NUMILOG

http://numilog.com/Pages/Recherche/ResultatRecherche.aspx?mode=br&titre=&auteur=Claudine+Chollet

2 - AMAZON

http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=claudine+Chollet&rh=n%3A301061%2Ck%3Aclaudine+Chollet

3 – KOBO-FNAC

http://store.kobobooks.com/fr-FR/Search?Query=Polycarpe

4 – GOOGLE

https://play.google.com/store/search?q=les%20aventures%20de%20Polycarpe&c=books&hl=fr

11 juin 2014

Peut-on le croire ?

Dans un petit coin du Monde des Livres, à propos du Salon du Livre de Paris,

cet entrefilet...

édition, imposture, farenheit

Ne serait-il pas plus intelligent de donner les livres aux bibliothèques associatives, à la fin du salon ? Quel irrespect de l'écrivain (qu'on a nonobstant publié), des lecteurs et des associations culturelles... 

05 juin 2014

POLYCARPE EN EBOOK DANS LES BIBLIOTHEQUES (ET LES LIBRAIRIES) !

ÇA Y EST... Polycarpe est en ligne chez  NUMILOG ! (et aussi Amazon, Kobo-Fnac...)

ebook, policiers, bibliothèques, librairies,

BiblioAccess est une offre développée par Numilog à destination des librairies et bibliothèques qui souhaitent proposer des livres en prêt en accès à distance. Avec BiblioAccess, Numilog associe les libraires au circuit de vente aux bibliothèques numériques.

  Vous êtes libraire

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Numilog est un opérateur technique et commercial qui fournit:

  • un catalogue pluridisciplinaire accessible en streaming
  • une interface bibliothèque
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Ce qui change: Les acquisitions sont faites auprès du libraire, qui valide les commandes et facture la bibliothèque

29 mai 2014

L'EMISSION "CINEPHAGE" SUR RADIO-ACTIVE

hitchcok, la main au collet; cinéphage

CINEPHAGE

Radio Active  

94,5 FM Amboise ; 93 FM Montlouis

Un mardi tous les 15 jours à 19h

Rediffusion : Mercredi à 10h

*

Animateur : Alain Rohou

Le concept : un invité et un thème par émission.
Dans un premier temps, l’invité répond à des questions sur ses rapports avec le cinéma en général puis dans un second temps à des questions sur le thème du jour.
Suivent l’agenda des films à venir et une sélection des films déjà à l’affiche.
Et pour le plaisir, des sessions musicales de B.O. de films sur le thème ou sur un coup de cœur de l’invité.

Les objectifs : parler de cinéma simplement en faisant découvrir ou redécouvrir des films et des B.O. musicales de films passés, présents ou à venir !

23 mai 2014

Y a pas de mal à en dire du bien !

youpi, cool, chouette, avis des lecteurs

J'avais complètement oublié que j'avais envoyé le manuscrit du"Crime de River House"au site "Nouvelles Plumes", avant sa publication, un site sur lequel les lecteurs donnent leurs appréciations.

 Exemple : mariepauleR, 50 ans, psychothérapeute donne son avis :

En une phrase:
livre très agréable à lire, avec un suspense qui nous maintient en haleine et nous fait emettre de nombreuses hypothèses... nous avons hâte de le finir!l' l'écriture est fluide et nous nous prenons très vite au" jeu" devenant "partenaire" des personnages principaux, présent avec eux sur les différents lieux d'actions ou de souvenirs...

J'ai particulièrement apprécié:
très bonne écriture; noms originaux, histoire qui mèle passé et présent dans une écriture dynamique et actuelle; personnages interessants et qui peuvent tous être les "meurtriers"!
Autres commentaires

Style littéraire:
très bien écrit (un seul "a" sans accent qui en aurait mérité un au fil des 256 pages !) alternance entre rythme "stressant" et rythme apaisant; les scènes sont très "réalistes" et l'on se projete sur le site facilement

Mon sentiment sur le titre du livre:
adapté! et correspondant au contenu

Ce que je pense des personnages:
Polycarpe, Imogène, Forban,des prénoms inimaginables!!!! mais avec des personnalités attachantes et très présentes! nous les suivons avec attention et plaisir!

Ce que je pense du thème général du livre:
il mèle passé et présent, sentiments et expériences,questionnements quant à la personne qui partage votre vie.... très interessant!

Ce livre ferait-il un bon film ?
oui, avec des acteurs qui ont une "présence" forte; les possibilités sont nombreuses et les hypothèses jamais certaines... avec en plus des sites que l'on imagine aisement.. oui, un bon film en perspective!

C'est cool, non? Il y a ainsi une dizaine d'avis super favorables...
C'est ici :http://www.nouvellesplumes.com/docs/evaluation.ph...

08 mai 2014

Petite pause...

détente, pause, cool, adios

- Bon, j'ai bien bossé, site à jour avec les liens qui fonctionnent, ebooks en vente sur Amazon, Kobo ne saurait tarder, ainsi que les autres), référencements accomplis un peu partout,  je crois que je vais oublier ce sacré computeur quelques jours !

See you soon !!!

05 mai 2014

COSY MYSTERY

cosy mystery, ebook; francophonie

Et voilà, it’s done, tous mes e-romans en ligne all over the world !

C’est du boulot, mais c’est top : ne plus être tributaire du manichéisme éditorial franchouillard : je suis abasourdie, je viens de découvrir que le« genre » de mes romans est répertorié partout ailleurs qu’en France ou je suis condamnée, conférence après conférence, à expliquer que mes romans policiers ne sont pas des « polars » saignants, qu'il n'y a ni flics, ni experts.

Sachez, tout le monde, que j’écris des « cosy mysteries ». C’est pas mignon, ça ? Ainsi, dans la francophonie, avec KOBO, Amazon, Apple, Google, et les autres… je vends des romans policiers cosy.

C'est trop cool.

 

17 avril 2014

e-book ou papier? that's the bad question...

Dans les deux cas, the bad answer.

e-book, livre papier, liseuse, epubPerso, j'aime les deux, et vous?

 

 

 

Inutile de s'étriper sur ce sujet...

C'est comme le réchauffement de la planète, la gauche et la droite, les chrétiens et les musulmans... c'est toujours le besoin d'avoir raison, une histoire de cerveau reptilien, de pouvoir... y a jamais quelqu'un qui a tort et l'autre qui a raison...

On ne vit  pas dans un western !

20 mars 2014

L'AVENTURE D'UNE ECRITURE...

 Crêperie La blanche Hermine, 2, rue Anne de Bretagne à Langeais.café littéraire, Langeais, conférence, écriture

« L’aventure d’une écriture » est le thème de la conférence du 22 mars animée par Claudine Chollet.
L’expression, empruntée à Jean Ricardou, (Pour une théorie du nouveau roman, 1971) se voulait contestataire du roman traditionnel que définit l’écriture d’une aventure
Entre ces deux théories croisées, comment aborder le roman aujourd’hui ? L’écrivain moderne ne peut pas faire l’impasse sur cette question…
Claudine Chollet est une romancière tourangelle connue surtout pour sa série des Polycarpe, chronique d’une humanité pittoresque sur le fil rouge d’intrigues policières.  Ses romans sont adaptés en audio pour les bibliothèques sonores et bientôt disponibles en numérique.

26 février 2014

"CŒUR DE BŒUF" au salon du polar de Loches, le 6 avril

Renseignements sur le Salon du Polar : ici

CŒUR DE BŒUF, POLYCARPE (vol. 6)

  4ème de couverture :polar, roman, tomate,coeur de boeuf,polyacrpe

En ce mois d’août caniculaire et orageux, les Rochebourgeois ne demandaient rien d’autre que bichonner leurs potagers et confectionner leurs conserves en vue de la célèbre foire à la tomate. Malheureusement leur pittoresque village a été choisi par les promoteurs d’un centre de remise en forme et les bulldozers attaquent la colline, provoquant leur colère.
Polycarpe Houle se sent étranger à toute cette agitation : handicapé après une chute de vélo, délaissé par sa compagne que le démon de midi rend flirteuse et infidèle, il n’a pas le moral.
Et c’est dans ce contexte morose qu’un de ses anciens amis est retrouvé assassiné sur le chantier. Secondé par un adolescent dynamique et surdoué, Polycarpe s’emploie à démasquer le meurtrier.
En menant ses investigations, il renoue avec une ancienne connaissance dont la pulpeuse beauté lui redonne enfin le goût de vivre. L’amour est encore le meilleur remède contre la déprime !

05 février 2014

"Les pavés de l'enfer" : e-book gratuit à télécharger.

Pour les amateurs du genre polar "humoristique" :

nouvelles primées dans divers concours...

à télécharger gratuitement sur vos ordis, tablettes et liseuses !

Suivre ce lien :

http://fr.calameo.com/books/003156378715bcc55e6c4

ebook gratuit, nouvelles polar, claudine Chollet, Les pavés de l'enfer

03 février 2014

Polycarpe à dispo des aveugles et des mal voyants...

Info à transmettre auprès des mal voyants, aveugles, personnes âgées...

 

roman policier, Le vieux Logis,Polycarpe, aquarelle, maison d'enfance

 Le vieux logis" a été placé sur le Serveur National des Donneurs de Voix (http://livres.advbs.fr). Ce serveur regroupe les meilleurs enregistrements en provenance des 120 bibliothèques sonores de France.
Il est accessible à tous mais seuls les non-voyants peuvent récupérer, par l'intermédiaire de leur bibliothèque sonore, les enregistrements qui les intéressent.

 

(Pour la petite histoire : cette couverture du "Vieux Logis" représente la maison de ma chère grand-mère qui était elle-même aveugle.)

bibliothèque sonore, donneurs de voix, livre audio

Lien vers le résumé sonore :

http://livres.advbs.fr/resume.php?id=4321

Merci à Bernard Lassalle, pour cette création sonore du premier volume des Polycarpe... en attendant la suite... qui permettra aux non et mal voyants de passer un agréable moment.

03 janvier 2014

CŒUR DE BŒUF

roman, roman policier, Polycarpe, les aventures de Polycarpe

Ça progresse, n’est-ce pas ?

Couverture guillerette, aux tons « tomate »... et pour cause : le roman se déroule sur fond de Foire à la Tomate, allez savoir pourquoi ! Certains évènements, certains personnages s’imposent tout simplement.

Comme cette couverture le suggère, une superbe fille fera chavirer le cœur de Polycarpe, qui démarre cet épisode plutôt démoralisé... Beaucoup de changements dans sa vie et, pour le lecteur « polycarpien » averti, quelques petits clins d’œil ici ou là...

Encore quelques relectures, corrections, remises en question de 99% des paragraphes,

J’y suis presque...

 

10 décembre 2013

CŒUR DE BŒUF, LIVRE AUDIO ET E-BOOK...

foire à la tomate, coeur de boeuf, roman, Polycarpe

En ce matin de givre, j’ai fini Cœur de Bœuf, la sixième aventure de Polycarpe, dont l’action est supposée se passer au mois d’août dernier.

Le hiatus météorologique entre la canicule qui sévit dans le roman et le froid de l’hiver réel est une bonne gymnastique intellectuelle...

Je n’ai pas eu le temps d’alimenter ce blog depuis l’été, trop prise par l’écriture et... les travaux dans la maison. Autre exercice intellectuel : écrire pendant que les artisans travaillent, tapent, percent, vrillent, cognent, et sollicitent, à juste raison, notre avis.

Il s’est passé encore deux choses très importantes cet automne :

 livre audio, donneur de voix, valentin Haüy, Polycarpe, le vieux logis

- Bernard Lassalle, émérite donneur de voix pour les aveugles et mal voyants a enregistré le premier Polycarpe: Le vieux Logis. Avec sa belle voix profonde, il a restitué l’ambiance et la drôlerie du roman, le ton est enlevé et je pense que les auditeurs du CD passeront un bon moment. A terme, toute la série sera disponible en bibliothèque sonore.

liseuse, tablette, livre électronique, Polycarpe,

- J’ai appris à convertir mes romans en ebook ! Grâce au « Livre en Poitou Charente », institution dynamique (qui n'exclut pas les auteurs de la chaîne du livre!) et qui a organisé un atelier passionnant sur deux jours. Les Polycarpe vont bientôt débouler sur les sites de ventes de livres numériques... A vos tablettes! A vos liseuses!  M’enfin, y a encore du boulot !

 

10:05 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer |

21 août 2013

LES VACANCES DE POLYCARPE...

Depuis Juillet, j’ai maintenu Polycarpe au chaud, mitonnant à petits bouillons dans un coin de ma tête pendant que j’arpentais des tronçons du GR 34, que j’admirais des panoramas splendides en Bretagne : ci-dessous le Fort Lalatte dans les Côtes d’Armor.

Bretagne, Côtes d'Armor, vancances, Polycarpe

Fin juillet, j’ai provisoirement quitté Polycarpe à quelques jours du Festival de la tomate, prévu début septembre dans un Rochebourg sidéré par la mort d’Ulysse Côme, ce jeune businessman hyperactif, bien connu des polycarpiens - et dans un Rochebourg touché de plein fouet par la mode des parcs loisirs, je n’en dis pas plus.

J’ai abandonné notre héros un tantinet désabusé, voire dépressif, à cause de cette impudente Imogène qui trouve l’herbe plus verte dans le pré d’un éleveur d’autruches écolo...  Mais Poly a repris du poil de la bête en vacances, il me revient plus pêchu et, je crois, à nouveau épris d’une merveilleuse jeune personne...

Alors dans quelques jours, une partie de moi passera de l’autre côté du miroir, je redeviendrai schizo,  entre réalité et fiction. Elle est si réelle cette fiction, qu’il m’est difficile de croire que Poly et ses amis n’existent pas vraiment.

Je l'annonce à mes lectrices et lecteurs : le sixième Polycarpe :  CŒUR DE BŒUF  sera terminé d’ici la fin de l’année, promis  juré !

16 juillet 2013

Amateurs de romans policiers et de BD : Tous à Concarneau !

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Téléchargez le programme complet : ici !

19 juillet au 21 juillet 2013

Festival du Polar "Le Chien Jaune"

Cette année, le thème est "polar et musique" avec un éclairage sur les années 60 : conférences à la bibliothèque, soirée jazz avec Major Swing le samedi soir, courts-métrages polar...

Exposition BD- music à la bibliothèque du 01 au 31 juillet.

Quai d'Aiguillon, sous chapiteau.

« Schulz c’est l’œuf N homme N… » JB Pouy

A la veille de me rendre au salon de Concarneau... (salon du polar : le Chien jaune)

Concarneau,salon polar,chien jaune

...je relis - avec ceux d'entre vous que ça peut intéresser - le texte de Rémi Schulz (écrivain et pataphysicien, kabbaliste sur les bords et en gématrie) qui m'a fait l'honneur de commenter mes livres sous l'éclairage de ces coïncidences numérologiques.

Voici ce qu'il écrivait sur son "blogruz" le 4/04/2012 :

"Le 1er février, j'ai reçu un mèl de Claudine Chollet, laquelle avait récemment trouvé mon site en faisant des recherches sur Perec. Ceci l'avait mené à ma page La Baleine d'or, où j'explorais comment, sans aucun calcul délibéré des responsables de la principale collection de poche Baleine, le nombre de Poulpes y avait été avec une remarquable constance en rapport d'or avec le nombre d'autres titres dans la collection.
Claudine avait publié le 141e Poulpe en 2001, Un petit lapsus très suspect, numéro 228 dans la collection. Elle put vérifier que
228/141 = 1.617...
meilleure approximation du nombre d'or à ce niveau.
Claudine a créé par ailleurs un héros récurrent, le vétérinaire retraité Polycarpe, dont 5 enquêtes ont été publiées à ce jour. La 4e est parue en juillet 2008, Le Nombre d'Or, et Claudine m'a assuré qu'elle avait imaginé cette enquête faisant intervenir au premier plan le nombre d'or sans la moindre connaissance de mes élucubrations diverses.
Nul besoin de sa parole pour deux autres coïncidences, d'abord le 4e de la série, puisque je n'ai créé Quaternité que deux mois plus tard. C'est encore dans ce seul volume de la série qu'apparaît le nom de Jung...

Je reviendrai sur le roman plus loin, tant la première coïncidence Baleine est riche.
C'est donc Perec qui a mené Claudine à mes pages, et à calculer le rapport 228/141 qui se simplifie en 76/47, soit les valeurs de GEORGES/PEREC.
C'est Perec qui m'avait mené à découvrir la curiosité dorée de la collection Baleine, par son n° 89 qui était aussi le 55e Poulpe, La disparition de Perek, de Hervé Le Tellier.
55 et 89 sont deux nombres de Fibonacci, suivis par leur somme 144 qui correspond à CLAUDINE+CHOLLET (69+75).
C'est une allusion plutôt dépréciative qui est faite à Jung dans Le Nombre d'Or. La compagne de Polycarpe, Imogène, est férue de psychanalyse, mais elle délaisse Jung, trop sulfureux, au profit de Freud et Lacan. Or SIGMUND/FREUD = 87/54 est un nom doré, et la série additive 54-87-... se poursuit par 141-228, les nombres du Poulpe de Claudine.

Il est presque universellement admis que deux grands esprits ont révolutionné le monde au début du 20e siècle, l'un dans le domaine de l'esprit, Freud, l'autre dans celui de la matière, Einstein. Presque, car certains tentent de démontrer à grands cris (Onfray par exemple) qu'ils se seraient appropriés des découvertes préexistantes.
Tous deux d'origine juive, ils ont dû quitter Berlin et Vienne à l'avènement du nazisme. Un autre point commun est bien moins connu, celui d'avoir un nom doré, car EINSTEIN/ALBERT = 95/58. Une nouvelle coïncidence avec Claudine est qu'un élément important de son Nombre d'Or est un ULM, présent en couverture, or Einstein est natif d'Ulm...
Le rapport est ici nom/prénom, ce qui permet d'imaginer un Albert Freud = 112, subordonné à un Sigmund Einstein = 182. La moyenne entre les deux serait 56/91, correspondant à Marina Sloty et à son insolite aventure, se simplifiant en le rapport 8/13 aux multiples avatars.

Ceci m'amène à un dernier écho, magnifiant le retard pris à parler du Nombre d'Or de Claudine. J'ai intitulé le dernier billet d'un palindrome phonétique, La mode Daumal. Les syllabes LA-MO m'ont fait songer à Boris Lamot, créateur et animateur de la liste 813, à laquelle j'ai participé tant que j'étais membre de l'association 813.
Depuis plus de 20 ans que je manipule les nombres et les lettres, certains processus sont devenus quasi immédiats, et il m'est venu l'idée d'une dédicace
FOR BORIS = 39+63 = 3(13+21), Daumal semblant avoir privilégié le couple Fibo 21-13. La somme 102 était encore celle de
LA MODE DAUMAL = 13+37+52 = 102
J'avais un vague souvenir que ce Boris était impliqué dans une coïncidence dorée Baleine, et c'est effectivement le dernier cas étudié sur ma page La Baleine d'or, avec le Baleine n° 231 qui est aussi le Poulpe 143, Boris au pays vermeil, de Darnaudet.
231/143 se simplifie en 21/13, les Fibos favoris de Daumal.
Je remarquais dans le billet précédent que les lettres U-M de rangs 21-13 formaient le centre de daUMal, et on les trouve aussi dans l'ULM (Ultra-léger Motorisé) en couverture du Nombre d'Or. Le roman couvre 13 jours d'avril centrés sur l'énigme de ce qui s'est passé le 21.
Et un Professeur Mumu apparaît dans La Grande Beuverie...

Mon palindrome La mode Daumal était inspiré par le Père Sogol-Logos du Mont Analogue, mais il se pourrait que Daumal ait été bien plus tôt un adepte du palindrome, et que sa première création littéraire, le Grand Jeu, en soit la manifestation.
Laurent m'a signalé que, dans La Grande Beuverie (1938), un alter ego de Daumal se nomme Aham Egomet, soit "je" en sanskrit et "moi-même" en latin.
Un brin égocentrique pourrait-on penser, mais en sanskrit le mot ahám est extrêmement symbolique, car il peut s'écrire avec les première et dernière lettres de l'alphabet, A et Ha, अ et ह, représentant Śiva et Śakti, les principes masculin et féminin. Ils s'unissent en AHam,अहं, où le bindu ou point indiquant la nasalisation de Ha en Ham représente l'union des deux principes.
ahám peut encore s'écrire en 3 lettres,
अहम् , soit l'envers du mot
महा , mahā, "suprême", "grand", ce qui peut aisément amener à penser que, au moins pour Daumal, le Grand Jeu était une transposition du Suprême Je de la mystique hindoue.

J'indiquais dans le billet précédent avoir lu sur le document de Daumal le mot hina, soit l'antonyme de mahā. J'ai depuis regardé plus attentivement et le réel mot sanskrit est हीन , hīna, alors que Daumal a plutôt écrit हिङ् , hiṅ, qui ne semble pas avoir de sens, mais mes capacités en sanskrit se bornent à identifier à peu près les lettres...
La remémoration du "jeu" maha aham m'incite à renverser hina, obtenant ainsi quelque chose qui ressemble à ani, "je" en hébreu...
Il existe en hébreu aussi des spéculations sur les mots formés avec la première et la dernière lettre de l'alphabet, alef-taw, notamment le mot at, "tu", "toi"...
En arabe ou araméen c'est ana qui signifie "je", d'où de possibles questions sur les "analogies" daumaliennes (du grec analogos, "proportionné").

Je sens qu'il faudra développer cela, mais peut-être est-il temps de cesser cette digression et de revenir aux Polycarpe.
Nous au village aussi l'on a de beaux assassinats pourrait s'appliquer à cette série, campée dans un village de Touraine. Au problème du Kilafé ? (Whodunit ?) s'ajoute une peinture des problèmes relationnels au sein de cette petite communauté, servie par un style alerte.
Le roman n'est pas intitulé pour rien Le Nombre d'Or, et Polycarpe y enquête sur une bizarre secte d'Orphistes, qui ont choisi ce nom parce qu'on y trouve "or" et "phi", le symbole du nombre d'or. Ils se réunissent les nuits de pleine lune près de Rochebourg, car divers lieux sacrés des alentours dessinent un pentagone centré sur le château du village...
Ces pleines lunes ont attiré mon attention, car deux dates sont données, celle du 20 mars, puis de nouveaux phénomènes se produisent dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 avril. Si la pleine lune de mars était bien le 20, alors ce n'est pas la lune vernale, laquelle doit être au minimum le 21, et donc la lune décidant de la date de Pâques sera la suivante, vers le 18-19 avril, et Pâques tombera le 22 avril.
Précisément, c'est la nuit du 20 au 21 avril, suivant alors le Vendredi saint, qu'il se produit un événement mystérieux. Un sauveur doit venir du ciel pour emmener la petite Marion malheureuse chez sa mère divorcée maquée avec un orphite; c'est son père Charlie qui a emprunté un ULM, mais il a aussi un peu trop bu et il atterrit dans un chêne à côté de la maison de Polycarpe.
Le lendemain on trouve l'appareil accidenté, mais nulle trace du pilote, sinon un tissu ensanglanté portant la lettre grecque phi... Marion disparaît deux jours plus tard.
Charlie, Marion, Christ, Marie ? Le tombeau retrouvé vide avec seulement le suaire du Christ ? Je ne voyais pas de schéma pascal clair dans cette histoire, d'autant que les dates ne collaient pas avec l'année 2007 où le 22 avril était bien un dimanche, mais suivant une nuit sans lune...
De fait quelques courriers échangés avec Claudine clarifièrent l'affaire, elle n'avait pas du tout songé à Pâques, et pris sur le calendrier de 2008 les dates des pleines lunes.
Il fallait donc oublier cette possibilité de trouver réunies deux de mes principales obsessions, Pâques et le nombre d'or...

...Oublier pour ce roman, mais l'implication de Claudine dans les coïncidences dorées Baleine m'a aidé à me rappeler autre chose.
Bien que j'aie trouvé on ne peut plus louable l'idée de JiBé Pouy de permettre à tout un chacun de publier un Poulpe, les résultats ne m'ont pas semblé des plus convaincants, même pour les Poulpes d'auteurs "confirmés", aussi n'ai-je lu que peu de Poulpes, essentiellement ceux que le hasard a fait passer entre mes mains.
C'est ainsi que lors de la parution de mon Gondol, en octobre 2000, j'ai reçu avec mes exemplaires d'auteur les autres parutions Baleine du mois, dont le n° 205 et 127e Poulpe, A Freud ! sales et méchants, de Pierre Magne.
C'est l'histoire de la vengeance d'Albert Mansard, qui 15 ans plus tôt a subi avec sa compagne divers outrages sur un cargo. Ils ont ensuite été jetés à la mer, jugés morts, mais lui a survécu. Selon un journal du 14 avril 1982, l'incident a eu lieu le dimanche précédent, soit le 11 qui était un dimanche de Pâques.
Je n'ai pas cherché à contacter l'auteur, étant à peu près certain que cette date était accidentelle. La situation me semblait fort proche d'un roman déjà pour moi emblématique, Le Triangle d'or de Leblanc (1917), où Armand Belval et sa compagne sont assassinés par Essarès le 14 avril 1895, mais Belval "ressuscite" le soir de ce dimanche de Pâques, et ourdit une revanche qui est près d'échouer 20 ans après lorsqu'il est tué pour de bon par Essarès, qui lui emprunte son identité, le 4 avril 1915, un autre dimanche de Pâques.
En 2000 je n'étais sensibilisé ni au nombre d'or, ni au 4/4 jungien. Albert a 4 personnes à tuer, dont un Armand. Le rapport 205/Phi arrondi au plus proche entier donne bien 127, et il y a une remarquable autre possibilité.
J'indiquais sur ma page Baleine qu'il y avait deux numéros de la collection avec un statut particulier, le n° 99, ou 63e Poulpe, dont l'auteur a refusé d'être distribué par le Seuil lorsque la grande édition a pris le contrôle de Baleine, et le n° 186, non vendu.
En ne tenant compte que du catalogue du Seuil, le Poulpe de Magne devient le 126e, qui rapporté aux 78 non-Poulpes de la collection livre 126/78 = 21/13. Le "rapport de Daumal", et Magne peut renvoyer au Grand JE avec le lien étymologique maha/magnus.

J'avais vu plus haut le lien des numéros 228/141 du Poulpe de Claudine avec Sigmund/Freud = 87/54 apparaissant dans le titre de Magne, et je suis fasciné par les nombres obtenus en écartant les deux Baleine non vendus par le Seuil, soit 226/140.
Ce sont des nombres de la Série Bleue du Modulor, emblématiques car l'outil Modulor est un ruban de 226 cm de long, 226 cm supposés correspondre à un homme levant le bras, homme qui pourrait être Le Corbusier (cité par Polycarpe), dont le nom réel était Charles-Edouard Jeanneret = 226.
J'ai évoqué à plusieurs reprises Le Triangle d'or, dernièrement ici, et ma fascination devant l'échange du 4 avril entre Belval et Essarès, avec les valeurs de la Série Bleue :
BELVAL = 54
ESSARES = 86
TRIANGLE + D'OR (LE) = 86 + 54 = 140
Je remarque encore les équivalences en pouces de 140/86 cm, 55/34, ce qui correspond au Poulpe qui me fit découvrir l'harmonie dorée de la série, le 55e, La disparition de Perek. J'ai lu les 4 premiers Polycarpe, sur lesquels il y aurait bien plus à dire, mais je ne pouvais omettre que la première date mentionnée dans la série est un 4 avril, le mardi 4 avril 1974 jour de parution d'un journal relatant la démission du juge Léon Corbeau, le précédent propriétaire du vieux logis acquis par Polycarpe à Rochebourg.
Claudine sait de quoi elle parle puisqu'elle habite elle-même une vieille maison dans un village de Touraine, achevée de bâtir en 1877 par Charles Guinot.
Après avoir envisagé Charlie descendu du ciel comme un dieu grec, theos,
je me suis demandé si ce Charles Guinot n'aurait pas commencé sa maison en 1875, l'année de naissance de Jung dont les initiales CJ m'ont fait penser à un antichrist, car son nom est l'exacte anagramme de
CARL IUNG THEOS (Jung a parfois utilisé la forme Iung, par exemple dans l'anagramme signant les Sept sermons aux morts, ou dans les initiales CIER ornant la girouette de la maison de Küsnacht construite pour lui et sa femme Emma Rauschenbach.)

J'ai commencé ce texte il y a quelques jours en envisageant de le terminer le 14/4 et de le publier ce jour, en hommage à la valeur 144 du nom Claudine Chollet, sans savoir encore à quel point les 14 avril seraient concernés (car n'ayant pas encore regardé ce que j'avais écrit sur A Freud ! sales et méchants.
Les Orphistes ont un jour de Grand Pélerinage, le 5 août, parce que 5-8 sont des nombres de Fibonacci. Pour ma part j'aurais plutôt choisi le 13-8, surtout sachant que les 8/13es de l'année tombent aux 8/13es du 8/13 (le 13 août à l'anglaise).
Cette relation m'a tant enthousiasmé que j'ai cherché d'autres possibilités, un peu moins ambitieuses, et la seule que j'ai trouvée est le 4/14, le 14 avril à l'anglaise, qui tombe aux 4/14es des 366 jours d'une année bissextile.
366 est le nombre suivant de la Série Bleue, après 140-226. Le 13 août est le 226e jour d'une année bissextile, dont il est toujours aux 8/13es, moins parfaitement bien sûr.
Bref j'envisageais de publier ce billet à 13:21, en hommage aux 13-21 multiples rencontrés, mais j'ai choisi de le retarder de 21 minutes, car les 4/14es de 2012 tombent ce 4/14 à 13:42.

Publié par blogruz à l'adresse 13:42

Ce blog a débuté par la découverte que la vie de Jung correspondait idéalement au concept central de son œuvre, la quaternité : le 4/4/44 sa vie a été en quelque sorte échangée contre celle du médecin qui l'avait sauvé d'un infarctus, et cette date correspond exactement, au jour sinon à l'heure près, aux quatre cinquièmes de sa vie. Je comptais poursuivre par des reprises de mes études antérieures sur la quaternité, et puis je me suis trouvé entraîné dans un tel tourbillon de coïncidences, plus ou moins liées à ma découverte initiale, que mon cheminement est improvisé billet après billet, et que j'ignore où il va conduire."

14:23 Écrit par Claudine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer |

19 juin 2013

L'aventure d'une écriture (suite)

Virginia Woolf

un certain point de vue sur l'écriture, à méditer...

 

 

Virinia Woolf, roman, romanciere, citations

 

« [...] de quoi vient ce sentiment de sécurité qui, graduellement, délicieusement, complètement, en les lisant [les grands romanciers] s’empare de nous ? [...] ils connaissent les relations des êtres humains les uns envers les autres et envers l’univers. »

« Nos [auteurs] contemporains, dit Virginia Woolf, nous affligent parce qu’ils ont cessé de croire [que les sentiments et les passions humaines sont à peu près les mêmes en tous les êtres... que la vie est d’une certaine qualité]. Les plus sincères d’entre eux écrivent sous le nom de romans des mémoires. Ils ne peuvent construire un monde parce qu’ils ne se meuvent pas librement à l’intérieur d’autres âmes. Ils ne peuvent raconter d’histoires parce qu’ils ne croient pas à la vérité des histoires. Ils ne savent plus généraliser. Ils dépendent de leurs sentiments et de leurs émotions, dont le témoignage au moins est fidèle, plutôt que de leur intelligence dont le message semble obscur »


« De sorte que si l’écrivain était un homme libre et non un esclave, s’il pouvait écrire ce qui lui plaît, non ce qu’il doit, il n’y aurait pas d’intrigue, pas de comédie, pas de tragédie, pas d’histoire d’amour, pas de catastrophe conventionnelle, et peut-être pas un seul bouton cousu comme dans les romans réalistes. La vie n’est pas une série de lampes arrangées symétriquement ; la vie est un halo lumineux, une enveloppe à demi transparente qui nous enveloppe depuis la naissance de notre conscience. Est-ce que la tâche du romancier n’est pas de saisir cet esprit changeant, inconnu, mal délimité, les aberrations ou les complexités qu’il peut présenter, avec aussi peu de mélanges de faits extérieurs qu’il sera possible. Nous ne plaidons pas seulement pour le courage et la sincérité, nous essayons de faire comprendre que la vraie matière du roman est un peu différente de celle que la convention nous a habitués à considérer. »

21 mai 2013

L'AVENTURE D'UNE ECRITURE

 

Dans le cadre des FLORILEGES CULTURELS, le 2 juin à 14 heures, j'interviens au Manoir de la Tour, à Saint-Cyr-sur-Loire sur le thème : "L'AVENTURE D'UNE ECRITURE".

Vous trouverez dans la rubrique "pages" ci-contre la totalité de l'intervention dont voici, ci-dessous, l'introduction.

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Nous devons à Jean Ricardou dans Pour une théorie du Nouveau roman, essais, Seuil, collection « Tel Quel », Paris 1971,  cette figure littéraire appelée chiasme : « le nouveau roman n’est plus l’écriture d’une aventure mais l’aventure d’une écriture ».

Remettons cette phrase dans son contexte des années 70 où on brûlait symboliquement les œuvres antérieures, on faisait « table rase » du passé -  je le sais : je lisais « Tel Quel » ; c’était Fahrenheit 451 (de Ray Bradbury publié en 1953). Au bûcher Flaubert, Balzac... et tous les auteurs dits « bourgeois » !

Comme toujours, les théories les plus radicales s’émoussent heureusement avec le temps : le roman traditionnel non seulement n’a pas disparu mais reste prisé des lecteurs, publié par les éditeurs, commenté dans les cafés littéraires et bien présent sur les rayons de bibliothèques.

 « L’écriture est une aventure » parce qu’écrire est une exploration, l’écrivain part en terra incognita sur la page blanche.

Quand l’explorateur Christophe Colomb est parti vers l’Inde, il ne savait pas qu’il découvrirait l’Amérique. Ce phénomène de sérendipité est inhérent à la création littéraire (sérendipité : découverte de quelque chose par accident et sagacité alors que l'on est à la recherche de quelque chose d'autre) : à condition de souquer ferme : ce n’est pas en écrivant ce qui passe par la tête, n’importe comment, qu’il se produira des découvertes miraculeuses et que nous aborderons les rivages de l’art littéraire.

La littérature est une écriture raisonnée.

Mais l’écriture n’est pas raisonnée en soi ; elle l’est en tenant compte des lecteurs pour lesquels l’auteur écrit, elle l’est par rapport à la façon dont les lecteurs vont recevoir le récit. Si j’écris un roman historique ou Harry Potter ou si j’inclus ou non du porno dans mon roman, je toucherais un lectorat ou un autre : les fous de lecture, les liseurs désinvoltes, les lecteurs snob, les érudits ?

En choisissant un genre de littérature, l’écrivain sélectionne un certain lectorat.

Objet lisible / œuvre littéraire

La littérature propose au lecteur de vivre sur le mode imaginaire une expérience qu'il ne pourrait pas vivre dans la réalité.

L’art d’écrire, c’est être capable de rendre cette expérience vraisemblable.

C’est plus qu’un savoir-faire, qui ferait de la littérature un travail d’artisan d’art, mettant en œuvre un certain nombre de procédés transmis d’une génération à l’autre. L’objectif de la transmission d’un savoir-faire étant justement d’éliminer l’aventure. Pour composer une œuvre littéraire, le savoir-faire est nécessaire mais pas suffisant.

Si vous avez appris toutes les techniques, vous ferez peut-être un objet lisible et pourquoi pas plaisant, mais vous n’aurez pas fait une œuvre littéraire.

 ... à suivre dans la colonne "pages" ...

11 avril 2013

POLYCARPE, L'INSOLENT.

"(...) quelque chose nous dit qu'ils seront nombreux, nos contemporains, à vouloir fêterl'excellent Polycarpe, le 27 avril prochain, pour se consoler de la morosité des temps." Etienne de Montety (Le figaro littéraire du 11 avril 2013)

Edito Le Figaro, Polycarpe

14 février 2013

Salons et dédicaces : Polycarpe y sera...

1) à l'Hôtel de Ville de TOURS : LE CHAPITRE DES FEMMES

LES 20 ET 21 AVRIL 2013

salon du livre fémminin, Tours,

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2) à SAINT-CYR-SUR-LOIRE : LES 25 ET 26 mai 2013

 

banniere-5eme-edition-du-chapiteau-du-livre-Saint-Cyr-sur-Loire-2013.jpg

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et...  3) THE LAST BUT NOT THE LEAST... à CONCARNEAU :

du 18 au 21 juillet 2013

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