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18 janvier 2017

Livres audio pour les aveugles et les personnes qui ont des difficultés pour lire

livre-audio, aveugles, mal voyant, Polycarpe

Donnez votre voix !

L'assemblée annuelle qui s'est tenue ce vendredi, au centre de vie du Sanitas, a été l'occasion pour la Bibliothèque sonore de Tours de rassembler ses bénévoles - administratifs ou donneurs de voix - des audiolecteurs et des représentants de diverses structures partenaires. 

Ce fut également le moment pour Catherine Pellerin, présidente durant les six dernières années, de transmettre le flambeau à Yvon Mounnier.

> Un nouveau logo national. Il illustre l'aspect ondulatoire de la voix, supporté par une base de livres et un site internet dédié, spécifique au département et adapté aux malvoyants, est d'ores et déjà en place (www.bs-tours37.fr).
> Audiolecteurs. Des incapacités de lire diverses : aveugles, malvoyants ou handicapés moteur (taux égal ou supérieur à 80 %) touchent les abonnés privilégiés de la Bibliothèque sonore. Celle-ci s'adresse également à 3.140 élèves dans toute la France (à travers 116 bibliothèques sonores), effectif qui représente 20 % des écoutants. Sur notre département, on enregistre 205 jeunes audiolecteurs. Depuis 2013, une action est mise en place dans l'académie, en direction des enfants dyslexiques (classes de 6e et 5e). Neuf collèges sont déjà inscrits dans le département pour bénéficier de cet apport.
> Donneurs de voix. Un engagement pour faire vivre les pages des auteurs à travers la voix humaine. Pour Bernard Cosse, aveugle et audiolecteur depuis 2009, « les enregistrements de la Bibliothèque sonore soutiennent comparaison avec ceux de certains lecteurs académiciens très prestigieux ». 
Des romans, des revues sont enregistrés ici. Les audiolecteurs tourangeaux tiennent tout particulièrement à « La semaine en Touraine » qui a grand besoin de nouvelles voix bénévoles. Il s'agit d'enregistrer quotidiennement une synthèse de la vie locale à travers les colonnes de La Nouvelle République. Les volontaires bénéficieront en amont d'une formation auprès de Jeanne-Marie.

Bibliothèque sonore de Tours,
53, rue du Sanitas.
Accueil, le mardi de 15 h à 18 h et le samedi de 9 h à 12 heures. Contact : tél. 02.47.66.79.30 ou
par e-mail : bs37@club-internet.fr

NB : tous les "Polycarpe" sont dans le catalogue national des Bibliothèques sonores

14:59 Écrit par Claudine dans association, bibliothèques, médiathèques, livre audio, Loisirs, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

19 novembre 2015

"Polycarpe, Le Vieux Logis" : e-book à 0,99 €

NOUVELLE OFFRE ECLAIR AMAZON

du 25 au 5 janvier inclus

EUR 0,99

Réservée aux meilleures ventes 2015

 Polycarpe,le vieux logis,e-book,offre éclair,Amazon,

Polycarpe - Le vieux logis (Format numérique)
par Claudine Chollet

Lien vers les 13 commentaires  [authentiques et non de complaisance ;-)] : ICI

Un des commentaires : « Quelques heures de pur bonheur, quel homme charmant ce Polycarpe, j'ai eu beaucoup de plaisir en m'invitant chez lui et aussi de faire la connaissance avec tous ses amis dans ce charmant village de Provence. Merci Claudine Chollet pour ce délicieux roman. »

5,0 sur 5 étoiles
Parliliponpon
le 19 septembre 2015
Achat vérifié

 

 

 

15:11 Écrit par Claudine dans e-book, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

28 mai 2015

Amies lectrices, Amis lecteurs amboisiens...

espace culturel Leclerc, romans policiers, Polycarpe La série des " Polycarpe" est enfin en vente

à l'Espace Culturel Leclerc à Amboise...

23:21 Écrit par Claudine dans littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier, Shopping | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

01 décembre 2014

See, sun and crustacés...

Hier, en Vendée... see, sun and crustacés

11:41 Écrit par Claudine dans Loisirs, nature, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

15 novembre 2014

LES PETITS SECRETS DE « POLYCARPE » (2)

         Deviner ce que les gens masquent derrière les apparences rend la vie très amusante[1] et nourrit des intrigues divertissantes.

L’objectif que je m’étais fixé, en démarrant la série, consistait à :

-        plonger le lecteur dans une atmosphère surtout pas tristounette (je voulais écrire le livre que qu’on a tous aimé lire en vacances, l’été sous un arbre, dans un pré, sur un perron, dans le silence grésillant de la canicule… qui vous transporte ailleurs pour quelques heures et dont on se rappelle toute une vie !

lecture farniente, romans, Polycarpe, secrets

-        croquer un panel de « types » humains identifiables (à jamais fascinée par la pertinence des « Caractères » de La Bruyère et par les personnages inoubliables (Frédéric Moreau, Rastignac, Julien Sorel) de Flaubert, Balzac et Stendhal)

-        écrire les scènes selon un angle de vue délibéré, ce qui emprunte au cinéma, révèle la « patte » du romancier, apanage de l’art littéraire.

romans policiers, Polycarpe, secrets

Des cadavres dans les placards, des secrets, des impostures, des fausses identités, des mystères ésotériques… ce sont ces petites douceurs (que savourent les écrivains de romans policiers non sanguinaires depuis le début du XXème siècle) qui servent des intrigues conçues comme le fil rouge des romans, autour duquel se tricotent des vies, autant précieuses que dérisoires, de personnes comme nous tous.

Le trait appuyé, est une dimension importante des « Polycarpe » : les gens sont épinglés dans leurs travers, on traite des modestes réussites comme des grandes victoires, les enterrements sont des obsèques quasi nationales… tout ce qui se passe est soit monté en épingle, soit rapetissé, toujours décalé par rapport au réel.

C’est ici qu’on retrouve ma préoccupation du point de vue, l’angle sous lequel on voit les scènes, est capital pour créer l’ambiance dont je parlais et la connivence avec le lecteur.

Ex : Dans « Le Pigeon noir », à l’enterrement dans le cimetière, je décris les personne depuis l’intérieur de la tombe, le bruit des pas sur les graviers est disproportionné, l’ex-voto apporté dans un carton à pizza représente une scène de tango, etc.

Comme dans un film, j’essaie de décrire les scènes en plan général, panoramique ou je zoome. Cela donne du champ, de la profondeur.

Croquer des types humains s’avérait une question plus délicate ayant fait le pari (avec moi-même) de faire découvrir les personnages au lecteur comme on découvre nos contemporains dans la vraie vie, sans savoir ce qu’ils pensent car on n’est pas dans leurs têtes, en se fiant à leurs gestuelles, à la tonalité de leurs voix, à leurs expressions ‒ très significatives pour qui sait voir. Je voulais aussi faire passer l’idée que nous avons plusieurs facettes dans la vie, principalement publique et privée.

Ma rencontre avec le véritable instituteur-cafetier de Crissay-sur-Manse (devenu Basile Bot dans la série) a été décisive : comme lui, mes personnages principaux exerceraient au minimum deux activités, la profession officielle et un hobby, symbolisant ainsi la dualité entre vie publique et vie privée. L’invention de ces « doubles casquettes » (marchande de miel/psychologue, assistante maternelle/artiste peintre, vétérinaire/bricoleur, homosexuelle athée/chanteuse de gospel, etc.) permet en outre toutes les combinaisons selon les nécessités de l’intrigue.

A suivre…



[1] C’est une distraction de collectionneur. On peut toujours dénicher de nouveaux modèles d’idéologues,  mégalo, égocentriques, avides, arrivistes, prédateurs, pantouflards, mais également des cœurs d’or, des généreux, des gentils et des complexés.

La plupart des humains se contentent de faire bonne figure, pour être aimés, admirés, reconnus, certains en remettent une couche et se composent un personnage flatteur. Dans les romans policiers, ils constituent la cohorte des suspects : ils ont un petit quelque chose à cacher, mais ne sont pas des assassins.

Ce qui plus sportif à décrypter, ce sont les comportements des pervers qui enfouissent aux tréfonds d’eux-mêmes leurs déchets toxiques, sachant très bien que leurs pensées et leurs actes ne sont pas anodins, ne sont pas sains et qu’ils seraient exclus de leur communauté s’ils se montraient tels qu’ils sont.

Le pervers est celui qui pervertit les rapports humains, ce n’est pas plus compliqué que ça ! Ne cherchez pas plus loin, quand la relation humaine se dégrade, devient vénéneuse, produit des catastrophes, on est en présence d’un pervers. Taraudé par l’envie et le besoin de compenser ses manques, ses blessures narcissiques, ses angoisses, il se joue des tabous, les contourne pour instrumentaliser autrui, souvent ses proches. Il existe toute une gamme de pervers, du petit manipulateur au psychopathe mais tous s’absolvent, persuadés de la légitimité leurs intentions. C’est parmi ces derniers que se trouvent les meurtriers des intrigues policières.

31 juillet 2014

Extrait de Nouvelles et Contes, II, H. de Balzac, 1832-1850, Quarto

saché, balzac, romancier, talent, génie, maison de campagne, manoir

(La maison de Balzac, à Saché,  en Touraine)

­"- Mon Dieu ! Quel délice qu’une semblable maison de campagne ! s’écrie Caroline en se promenant dans les bois admirables qui bordent Marne et Ville d’Avray.

Et de courir comme une biche, et de redevenir la jolie, naïve, petite, adorable pensionnaire qu’elle était !... Ses nattes tombent ! elle ôte son chapeau, le tient par les brides.

     - Ça te plairait donc bien, ma chérie, une maison de campagne ? dit Adolphe en tenant Caroline par la taille et la sentant qui s’appuie comme pour montrer sa flexibilité.

- Oh ! tu serais assez gentil pour m’en acheter une ?...

La maison de campagne est une maladie particulière à l’habitant de Paris. Cette maladie a sa durée de guérison.

Adolphe achète donc la campagne, et il s’y installe avec Caroline, redevenue sa Caroline, sa Carola, sa biche blanche, son gros trésor, sa petite filles, etc.

Voici quels symptômes alarmants se déclarent avec une effrayante rapidité.

La viande est moins chère à Paris. Les fruits sont hors de prix. Avant de pouvoir récolter les fruits chez soi, où il n’y a qu’une prairie suisse environnée de quelques arbres verts qui ont l’air d’être empruntés à une décoration de vaudeville, les autorités rurales, consultées, déclarent qu’il faudra dépenser beaucoup d’argent et – attendre cinq années !... Les légumes s’élancent de chez les maraîchers pour rebondir à la Halle, mais les légumes du jardin venus sous les bâches à force de terreau coûtent deux fois plus cher que ceux achetés chez la fruitière qui paie patente.
Les primeurs ont toujours à Paris une avance d’un mois sur celles de la campagne.

De huit heures du soir à onze heures, les époux ne savent que faire, vu l’insipidité des voisins, leur petitesse et les questions d’amour-propre, soulevées à propos de rien. Alphonse remarque, avec la profonde science de calcul qui distingue un ancien notaire, que le prix de ses voyages à Paris, cumulé avec les intérêts du prix de la maison de campagne, avec les impositions, les réparations, les gages du concierge et de sa femme, etc., équivaut à un loyer de mille écus !

On convient qu’une maison de campagne, loin d’être un plaisir, est une plaie vive…

- Je ne sais pas comment on ne vend que 5 centimes à la Halle un chou qui doit être arrosé tous les jours, dit Caroline.

- Mais, répond un petit épicier, le moyen de s’en tirer, à la campagne, c’est d’y rester, d’y demeurer, de se faire campagnard, et alors, tout change…

Caroline en revenant, dit à son pauvre Adolphe :

-Quelle idée as-tu donc eu là, d’avoir une maison de campagne ?... Ce qu’il y a de mieux en fait de campagne, est d’y aller chez les autres !

Adolphe se rappelle un proverbe anglais qui dit : « N’ayez jamais de journal, de maîtresse, ni de maison de campagne ; il y a toujours des imbéciles qui se chargent d’en avoir pour vous… »

Signé : Honoré de Balzac

Balzac, saché, Touraine, écrivain

16:01 Écrit par Claudine dans art, discussion, femmes, langue, langage, littérature, Livre, Loisirs, publications, sens des mots | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

11 juin 2014

Peut-on le croire ?

Dans un petit coin du Monde des Livres, à propos du Salon du Livre de Paris,

cet entrefilet...

édition, imposture, farenheit

Ne serait-il pas plus intelligent de donner les livres aux bibliothèques associatives, à la fin du salon ? Quel irrespect de l'écrivain (qu'on a nonobstant publié), des lecteurs et des associations culturelles... 

11:06 Écrit par Claudine dans association, Ce qui ne me plaît pas, littérature, Livre, Loisirs, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

05 juin 2014

POLYCARPE EN EBOOK DANS LES BIBLIOTHEQUES (ET LES LIBRAIRIES) !

ÇA Y EST... Polycarpe est en ligne chez  NUMILOG ! (et aussi Amazon, Kobo-Fnac...)

ebook, policiers, bibliothèques, librairies,

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08:52 Écrit par Claudine dans e-book, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

08 mai 2014

Petite pause...

détente, pause, cool, adios

- Bon, j'ai bien bossé, site à jour avec les liens qui fonctionnent, ebooks en vente sur Amazon, Kobo ne saurait tarder, ainsi que les autres), référencements accomplis un peu partout,  je crois que je vais oublier ce sacré computeur quelques jours !

See you soon !!!

20:11 Écrit par Claudine dans e-book, littérature, Livre, Loisirs, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

05 mai 2014

COSY MYSTERY

cosy mystery, ebook; francophonie

Et voilà, it’s done, tous mes e-romans en ligne all over the world !

C’est du boulot, mais c’est top : ne plus être tributaire du manichéisme éditorial franchouillard : je suis abasourdie, je viens de découvrir que le« genre » de mes romans est répertorié partout ailleurs qu’en France ou je suis condamnée, conférence après conférence, à expliquer que mes romans policiers ne sont pas des « polars » saignants, qu'il n'y a ni flics, ni experts.

Sachez, tout le monde, que j’écris des « cosy mysteries ». C’est pas mignon, ça ? Ainsi, dans la francophonie, avec KOBO, Amazon, Apple, Google, et les autres… je vends des romans policiers cosy.

C'est trop cool.

 

23:18 Écrit par Claudine dans art, bizarreries, copyright, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

20 mars 2014

L'AVENTURE D'UNE ECRITURE...

 Crêperie La blanche Hermine, 2, rue Anne de Bretagne à Langeais.café littéraire, Langeais, conférence, écriture

« L’aventure d’une écriture » est le thème de la conférence du 22 mars animée par Claudine Chollet.
L’expression, empruntée à Jean Ricardou, (Pour une théorie du nouveau roman, 1971) se voulait contestataire du roman traditionnel que définit l’écriture d’une aventure
Entre ces deux théories croisées, comment aborder le roman aujourd’hui ? L’écrivain moderne ne peut pas faire l’impasse sur cette question…
Claudine Chollet est une romancière tourangelle connue surtout pour sa série des Polycarpe, chronique d’une humanité pittoresque sur le fil rouge d’intrigues policières.  Ses romans sont adaptés en audio pour les bibliothèques sonores et bientôt disponibles en numérique.

10:46 Écrit par Claudine dans association, discussion, langue, langage, littérature, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

03 février 2014

Polycarpe à dispo des aveugles et des mal voyants...

Info à transmettre auprès des mal voyants, aveugles, personnes âgées...

 

roman policier, Le vieux Logis,Polycarpe, aquarelle, maison d'enfance

 Le vieux logis" a été placé sur le Serveur National des Donneurs de Voix (http://livres.advbs.fr). Ce serveur regroupe les meilleurs enregistrements en provenance des 120 bibliothèques sonores de France.
Il est accessible à tous mais seuls les non-voyants peuvent récupérer, par l'intermédiaire de leur bibliothèque sonore, les enregistrements qui les intéressent.

 

(Pour la petite histoire : cette couverture du "Vieux Logis" représente la maison de ma chère grand-mère qui était elle-même aveugle.)

bibliothèque sonore, donneurs de voix, livre audio

Lien vers le résumé sonore :

http://livres.advbs.fr/resume.php?id=4321

Merci à Bernard Lassalle, pour cette création sonore du premier volume des Polycarpe... en attendant la suite... qui permettra aux non et mal voyants de passer un agréable moment.

21 août 2013

LES VACANCES DE POLYCARPE...

Depuis Juillet, j’ai maintenu Polycarpe au chaud, mitonnant à petits bouillons dans un coin de ma tête pendant que j’arpentais des tronçons du GR 34, que j’admirais des panoramas splendides en Bretagne : ci-dessous le Fort Lalatte dans les Côtes d’Armor.

Bretagne, Côtes d'Armor, vancances, Polycarpe

Fin juillet, j’ai provisoirement quitté Polycarpe à quelques jours du Festival de la tomate, prévu début septembre dans un Rochebourg sidéré par la mort d’Ulysse Côme, ce jeune businessman hyperactif, bien connu des polycarpiens - et dans un Rochebourg touché de plein fouet par la mode des parcs loisirs, je n’en dis pas plus.

J’ai abandonné notre héros un tantinet désabusé, voire dépressif, à cause de cette impudente Imogène qui trouve l’herbe plus verte dans le pré d’un éleveur d’autruches écolo...  Mais Poly a repris du poil de la bête en vacances, il me revient plus pêchu et, je crois, à nouveau épris d’une merveilleuse jeune personne...

Alors dans quelques jours, une partie de moi passera de l’autre côté du miroir, je redeviendrai schizo,  entre réalité et fiction. Elle est si réelle cette fiction, qu’il m’est difficile de croire que Poly et ses amis n’existent pas vraiment.

Je l'annonce à mes lectrices et lecteurs : le sixième Polycarpe :  CŒUR DE BŒUF  sera terminé d’ici la fin de l’année, promis  juré !

11:01 Écrit par Claudine dans littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

16 juillet 2013

Amateurs de romans policiers et de BD : Tous à Concarneau !

Concarneau,salon polar,simenon,chien jaune

Téléchargez le programme complet : ici !

19 juillet au 21 juillet 2013

Festival du Polar "Le Chien Jaune"

Cette année, le thème est "polar et musique" avec un éclairage sur les années 60 : conférences à la bibliothèque, soirée jazz avec Major Swing le samedi soir, courts-métrages polar...

Exposition BD- music à la bibliothèque du 01 au 31 juillet.

Quai d'Aiguillon, sous chapiteau.

21 mai 2013

L'AVENTURE D'UNE ECRITURE

 

Dans le cadre des FLORILEGES CULTURELS, le 2 juin à 14 heures, j'interviens au Manoir de la Tour, à Saint-Cyr-sur-Loire sur le thème : "L'AVENTURE D'UNE ECRITURE".

Vous trouverez dans la rubrique "pages" ci-contre la totalité de l'intervention dont voici, ci-dessous, l'introduction.

salon, livres, saint-cyr-sur-loire

Nous devons à Jean Ricardou dans Pour une théorie du Nouveau roman, essais, Seuil, collection « Tel Quel », Paris 1971,  cette figure littéraire appelée chiasme : « le nouveau roman n’est plus l’écriture d’une aventure mais l’aventure d’une écriture ».

Remettons cette phrase dans son contexte des années 70 où on brûlait symboliquement les œuvres antérieures, on faisait « table rase » du passé -  je le sais : je lisais « Tel Quel » ; c’était Fahrenheit 451 (de Ray Bradbury publié en 1953). Au bûcher Flaubert, Balzac... et tous les auteurs dits « bourgeois » !

Comme toujours, les théories les plus radicales s’émoussent heureusement avec le temps : le roman traditionnel non seulement n’a pas disparu mais reste prisé des lecteurs, publié par les éditeurs, commenté dans les cafés littéraires et bien présent sur les rayons de bibliothèques.

 « L’écriture est une aventure » parce qu’écrire est une exploration, l’écrivain part en terra incognita sur la page blanche.

Quand l’explorateur Christophe Colomb est parti vers l’Inde, il ne savait pas qu’il découvrirait l’Amérique. Ce phénomène de sérendipité est inhérent à la création littéraire (sérendipité : découverte de quelque chose par accident et sagacité alors que l'on est à la recherche de quelque chose d'autre) : à condition de souquer ferme : ce n’est pas en écrivant ce qui passe par la tête, n’importe comment, qu’il se produira des découvertes miraculeuses et que nous aborderons les rivages de l’art littéraire.

La littérature est une écriture raisonnée.

Mais l’écriture n’est pas raisonnée en soi ; elle l’est en tenant compte des lecteurs pour lesquels l’auteur écrit, elle l’est par rapport à la façon dont les lecteurs vont recevoir le récit. Si j’écris un roman historique ou Harry Potter ou si j’inclus ou non du porno dans mon roman, je toucherais un lectorat ou un autre : les fous de lecture, les liseurs désinvoltes, les lecteurs snob, les érudits ?

En choisissant un genre de littérature, l’écrivain sélectionne un certain lectorat.

Objet lisible / œuvre littéraire

La littérature propose au lecteur de vivre sur le mode imaginaire une expérience qu'il ne pourrait pas vivre dans la réalité.

L’art d’écrire, c’est être capable de rendre cette expérience vraisemblable.

C’est plus qu’un savoir-faire, qui ferait de la littérature un travail d’artisan d’art, mettant en œuvre un certain nombre de procédés transmis d’une génération à l’autre. L’objectif de la transmission d’un savoir-faire étant justement d’éliminer l’aventure. Pour composer une œuvre littéraire, le savoir-faire est nécessaire mais pas suffisant.

Si vous avez appris toutes les techniques, vous ferez peut-être un objet lisible et pourquoi pas plaisant, mais vous n’aurez pas fait une œuvre littéraire.

 ... à suivre dans la colonne "pages" ...

14 février 2013

Tapis rouge” pour Polycarpe sur France Bleu.

 

   Je viens d’enregistrer un « Tapis Rouge » sur France Bleu Touraine
   L’enregistrement, mené par Serge Fournel, est passée vertigineusement vite.
   J’espère que Polycarpe en sortira un peu plus populaire…
 

   « Dérouler le Tapis rouge sur France Bleu Touraine c’est pour moi mettre à l’honneur des émotions uniques. 
   Ce n’est ni une émission politique, ni un rendez-vous polémique, ni même une vitrine pour promouvoir un événement d’actualité.
   Cette émission je la souhaite ouverte à tous, artistes, élus, mais également aux responsables d’associations, aux médecins, chercheurs, magistrats, responsables religieux, aux acteurs de la vie économique, aux responsables culturels, à vous qui avez une place à part entière dans notre région.»
   Adrien Lacassaigne

08:57 Écrit par Claudine dans discussion, interviews, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

02 septembre 2012

Anecdote survenue à La Forêt des livres

salon, dédicace, Forêt des Livres, people, écrivains

Je dédicaçais mes romans dimanche dans l’ambiance champêtre – popu-chic – de la Forêt des livres lorsque deux dames d’allure campagnarde, solidement charpentées et fraîchement permanentées, cinglèrent en direction de mon stand, la figure aimable et réjouie.

Échange sympathique au cours duquel elles me signalent qu’elles ont beaucoup aimé le premier roman de la série des Polycarpe. Je m’apprête à leur proposer le tome 2 quand elles ouvrent un filet à provision (un vrai filet à mailles) qu’elles me tendent : « Mettez-nous la série complète ! » lance l’une d’elle, comme s’il s’agissait de kilos de patates. Vu le prix des livres, je m’étonne et je lance en blaguant : « Auriez-vous gagné au Loto ? ». À ma grande stupéfaction, elles répondent : « Ben presque ! On a gagné au Casino de la Roche-Posay ! » En me distribuant leurs billets de 20 €, elles m’expliquent : « On est venue juste pour vous parce qu’on n’a pas trouvé vos livres en librairie... Et là, on repart prendre un train pour Paris... où on va dépenser nos sous ! À l’année prochaine ! »

Je n’ai même pas eu le temps de proposer ma dédicace qu’elles se dissolvaient dans la foule. J’en suis restée scotchée.

Cette petite anecdote littéraire vaut bien un post sur le blog, non ?

01 septembre 2012

La rentrée littéraire... en Touraine

Amboise, signature-Touraine,dédicacesSignature Touraine fait sa rentrée à Amboise

Maison de la presse à Amboise
5, quai du Général de Gaulle :

 - Samedi 8 Septembre lors de la Journée des écrivains de Touraine, à AMBOISE (Indre et Loire), sur le mail devant la maison de la Presse à partir de 10 h 30

Au cœur de la librairie, en ce moment :

• une table est dédiée à Signature Touraine et ses adhérents : 100 titres, 300 ouvrages. Romans, polars, histoire, patrimoine, jeunesse, art, poésie, témoignages

Samedi 8 septembre, devant la librairie :

• une journée de rencontres avec les auteurs

Eve de Laudec, Richard de Montbrahan, Jacques Beauchamp (Photo en Touraine Editions) et Jean Luneau, Sylvie-Marie Dozolme, Janick Chesneau, Anne Renault, Olivier Bordaçarre, Paul Steiger, Corsaire Editions avec Jacques Jouanneau et Jean-Pierre Simon, Claude Redon, Raoul Garnier, Jacqueline Legris, Claudine Chollet, Sylvie Pouliquen, Irène Turbeaux, Patrick Binet (Ed. PBCO) avec Bernard Briais, Hugues de Chivré (Ed.) avec Ariel Arias et Stéphane Gendron, Odile Ménard (Ed.), Gérard Lechien (Ed. de la Morelle) et Michèle Mialot, Yanick Antigny, Denis Soubieux...

Les autres dates à retenir :

médiathèque Tours-Nord, le beffroi, rencontre d'auteur, dédicace

 

 

- Samedi 6 octobre, j'anime un atelier d'écriture à la Médiathèque François Mitterrand, près du beffroi à TOURS-NORD, Indre et Loire, à partir de 14 h 30
- Mardi 9 octobre, j'anime une conférence à la médiathèque François Mitterrand précitée, sur le thème du "Roman policier", à partir de 18 h 30


Plus tard...

- Samedi 15 Décembre, rencontre avec mes lecteurs, à la Médiathèque de CHAMBRAY-LES-TOURS (Indre et Loire) à partir de 15 heures.

14 août 2012

Dédicaces imminentes ou prochaines...

Je dédicacerai mes "POLYCARPE" et mon dernier livre publié "AMOURANTE BULLE" (Conte Poétique)  :

- Vendredi 17 Août  sur le marché nocturne de LANGEAIS 37, de 18 h à 23 h
- Dimanche 26 Août à LA FORÊT DES LIVRES (initiée par Gonzague Saint-Bris) à CHANCEAUX PRES LOCHES, Indre et Loire, de 10h à 19h
- Samedi 8 Septembre lors de la Journée des écrivains de Touraine, à AMBOISE (Indre et Loire), sur le mail devant la maison de la Presse à partir de 10 h 30
- Samedi 6 octobre, j'anime un atelier d'écriture à la Médiathèque François Mitterrand, près du beffroi à TOURS-NORD, Indre et Loire, à partir de 14 h 30
- Mardi 9 octobre, j'anime une conférence à la médiathèque François Mitterrand précitée, sur le thème du "Roman policier", à partir de 18 h 30
- Samedi 15 Décembre, rencontre avec mes lecteurs, à la Médiathèque de CHAMBRAY-LES-TOURS (Indre et Loire) à partir de 15 heures.

03 juin 2012

A mes lectrices...

 

Pas le temps de poster une longue note, à cause d'un trop-plein d'activités et d'obligations diverses.

Mais je dédie ce post à mes lectrices, qui ont acheté mes livres hier au Chapiteau du livre de St-Cyr.

Parce qu'elles étaient tellement souriantes, chaleureuses et sympathiques.

Et aussi parce qu'elles sont fans de Polycarpe !

Alors merci Nadine, Caroline, Chantal, Véronique, et les autres qui ne m'ont pas laissé leurs noms...

chapiteau du livre, salon du livre, dédicace

18:56 Écrit par Claudine dans art, discussion, femmes, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

26 avril 2012

J'ai envie de partager cette pépite !

Découverte sur le blog de Rémi, ces confidences de Henri-Cartier Bresson :

 

19:05 Écrit par Claudine dans art, association, interviews, littérature, Livre, Loisirs, publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombre d'or, rémi schulz, henri cartier-bresson |  Facebook | |  Imprimer | |

21 avril 2012

Le Post de REMI SHULZ* sur mes POLYCARPE et MON POULPE

*Si vous ne le connaissez pas encore, Rémi SCHULZ est (je le cite) :  "Ecrivain, amateur de bizarreries en tout genre, surtout numériques, surtout concernant le nombre d'or ou la quaternité"...
 
Pour connaître mieux l'auteur de Sous les Pans du Bizarre, 2000, La Baleine-Le Seuil, publié par notre éditeur commun Antoine de Kerverseau, ami de POUY et de quelques fondus de coïncidences, comme George PEREC, c'est ici, puis ici, et encore ici...
 
Arrimez vos neurones... !

Ecole L
à Claudine N
 
"Les rebondissements divers des deux derniers mois ont ajourné une affaire non moins digne d'intérêt, mais ce retard s'avère finalement enrichissant. Le 1er février, j'ai reçu un mèl de Claudine Chollet, laquelle avait récemment trouvé mon site en faisant des recherches sur Perec. Ceci l'avait menée à ma page La Baleine d'or, où j'explorais comment, sans aucun calcul délibéré des responsables de la principale collection de poche Baleine, le nombre de Poulpes y avait été avec une remarquable constance en rapport d'or avec le nombre d'autres titres dans la collection. Claudine avait publié le 141e Poulpe en 2001, Un petit lapsus très suspect, numéro 228 dans la collection. Elle put vérifier que 228/141 = 1.617... meilleure approximation du nombre d'or à ce niveau. Claudine a créé par ailleurs un héros récurrent, le vétérinaire retraité Polycarpe, dont 5 enquêtes ont été publiées à ce jour. La 4e est parue en juillet 2008, Le Nombre d'Or, et Claudine m'a assuré qu'elle avait imaginé cette enquête faisant intervenir au premier plan le nombre d'or sans la moindre connaissance de mes élucubrations diverses. Nul besoin de sa parole pour deux autres coïncidences, d'abord le 4e de la série, puisque je n'ai créé Quaternité que deux mois plus tard. C'est encore dans ce seul volume de la série qu'apparaît le nom de Jung... Je reviendrai sur le roman plus loin, tant la première coïncidence Baleine est riche. C'est donc Perec qui a mené Claudine à mes pages, et à calculer le rapport 228/141 qui se simplifie en 76/47, soit les valeurs de GEORGES/PEREC. C'est Perec qui m'avait mené à découvrir la curiosité dorée de la collection Baleine, par son n° 89 qui était aussi le 55e Poulpe, La disparition de Perek, de Hervé Le Tellier. 55 et 89 sont deux nombres de Fibonacci, suivis par leur somme 144 qui correspond à CLAUDINE+CHOLLET (69+75). C'est une allusion plutôt dépréciative qui est faite à Jung dans Le Nombre d'Or. La compagne de Polycarpe, Imogène, est férue de psychanalyse, mais elle délaisse Jung, trop sulfureux, au profit de Freud et Lacan. Or SIGMUND/FREUD = 87/54 est un nom doré, et la série additive 54-87-... se poursuit par 141-228, les nombres du Poulpe de Claudine. Il est presque universellement admis que deux grands esprits ont révolutionné le monde au début du 20e siècle, l'un dans le domaine de l'esprit, Freud, l'autre dans celui de la matière, Einstein. Presque, car certains tentent de démontrer à grands cris (Onfray par exemple) qu'ils se seraient appropriés des découvertes préexistantes. Tous deux d'origine juive, ils ont dû quitter Berlin et Vienne à l'avènement du nazisme. Un autre point commun est bien moins connu, celui d'avoir un nom doré, car EINSTEIN/ALBERT = 95/58. Une nouvelle coïncidence avec Claudine est qu'un élément important de son Nombre d'Or est un ULM, présent en couverture, or Einstein est natif d'Ulm... Le rapport est ici nom/prénom, ce qui permet d'imaginer un Albert Freud = 112, subordonné à un Sigmund Einstein = 182. La moyenne entre les deux serait 56/91, correspondant à Marina Sloty et à son insolite aventure, se simplifiant en le rapport 8/13 aux multiples avatars. Ceci m'amène à un dernier écho, magnifiant le retard pris à parler du Nombre d'Or de Claudine. J'ai intitulé le dernier billet d'un palindrome phonétique, La mode Daumal. Les syllabes LA-MO m'ont fait songer à Boris Lamot, créateur et animateur de la liste 813, à laquelle j'ai participé tant que j'étais membre de l'association 813. Depuis plus de 20 ans que je manipule les nombres et les lettres, certains processus sont devenus quasi immédiats, et il m'est venu l'idée d'une dédicace FOR BORIS = 39+63 = 3(13+21), Daumal semblant avoir privilégié le couple Fibo 21-13. La somme 102 était encore celle de LA MODE DAUMAL = 13+37+52 = 102 J'avais un vague souvenir que ce Boris était impliqué dans une coïncidence dorée Baleine, et c'est effectivement le dernier cas étudié sur ma page La Baleine d'or, avec le Baleine n° 231 qui est aussi le Poulpe 143, Boris au pays vermeil, de Darnaudet. 231/143 se simplifie en 21/13, les Fibos favoris de Daumal. Je remarquais dans le billet précédent que les lettres U-M de rangs 21-13 formaient le centre de daUMal, et on les trouve aussi dans l'ULM (Ultra-léger Motorisé) en couverture du Nombre d'Or. Le roman couvre 13 jours d'avril centrés sur l'énigme de ce qui s'est passé le 21. Et un Professeur Mumu apparaît dans La Grande Beuverie... Mon palindrome La mode Daumal était inspiré par le Père Sogol-Logos du Mont Analogue, mais il se pourrait que Daumal ait été bien plus tôt un adepte du palindrome, et que sa première création littéraire, le Grand Jeu, en soit la manifestation. Laurent m'a signalé que, dans La Grande Beuverie (1938), un alter ego de Daumal se nomme Aham Egomet, soit "je" en sanskrit et "moi-même" en latin. Un brin égocentrique pourrait-on penser, mais en sanskrit le mot ahám est extrêmement symbolique, car il peut s'écrire avec les première et dernière lettres de l'alphabet, A et Ha, अ et ह, représentant Śiva et Śakti, les principes masculin et féminin. Ils s'unissent en AHam,अहं, où le bindu ou point indiquant la nasalisation de Ha en Ham représente l'union des deux principes. ahám peut encore s'écrire en 3 lettres, अहम् , soit l'envers du mot महा , mahā, "suprême", "grand", ce qui peut aisément amener à penser que, au moins pour Daumal, le Grand Jeu était une transposition du Suprême Je de la mystique hindoue. J'indiquais dans le billet précédent avoir lu sur le document de Daumal le mot hina, soit l'antonyme de mahā. J'ai depuis regardé plus attentivement et le réel mot sanskrit est हीन , hīna, alors que Daumal a plutôt écrit हिङ् , hiṅ, qui ne semble pas avoir de sens, mais mes capacités en sanskrit se bornent à identifier à peu près les lettres... La remémoration du "jeu" maha aham m'incite à renverser hina, obtenant ainsi quelque chose qui ressemble à ani, "je" en hébreu... Il existe en hébreu aussi des spéculations sur les mots formés avec la première et la dernière lettre de l'alphabet, alef-taw, notamment le mot at, "tu", "toi"... En arabe ou araméen c'est ana qui signifie "je", d'où de possibles questions sur les "analogies" daumaliennes (du grec analogos, "proportionné"). Je sens qu'il faudra développer cela, mais peut-être est-il temps de cesser cette digression et de revenir aux Polycarpe. Nous au village aussi l'on a de beaux assassinats pourrait s'appliquer à cette série, campée dans un village de Touraine. Au classique Kilafé ? (Whodunit ?), car il y a un beau petit crime dans chaque épisode, s'ajoute une peinture des problèmes relationnels au sein de cette petite communauté, servie par un style alerte. Le roman n'est pas intitulé pour rien Le Nombre d'Or, et Polycarpe y enquête sur une bizarre secte d'Orphistes, qui ont choisi ce nom parce qu'on y trouve "or" et "phi", le symbole du nombre d'or. Ils se réunissent les nuits de pleine lune près de Rochebourg, car divers lieux sacrés des alentours dessinent un pentagone centré sur le château du village... Ces pleines lunes ont attiré mon attention, car deux dates sont données, celle du 20 mars, puis de nouveaux phénomènes se produisent dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 avril. Si la pleine lune de mars était bien le 20, alors ce n'est pas la lune vernale, laquelle doit être au minimum le 21, et donc la lune décidant de la date de Pâques sera la suivante, vers le 18-19 avril, et Pâques tombera le 22 avril. Précisément, c'est la nuit du 20 au 21 avril, suivant alors le Vendredi saint, qu'il se produit un événement mystérieux. Un sauveur doit venir du ciel pour emmener la petite Marion malheureuse chez sa mère divorcée maquée avec un orphiste; c'est son père Charlie qui a emprunté un ULM, mais il a aussi un peu trop bu et il atterrit dans un chêne à côté de la maison de Polycarpe. Le lendemain on trouve l'appareil accidenté, mais nulle trace du pilote, sinon un tissu ensanglanté portant la lettre grecque phi... Marion disparaît deux jours plus tard. Charlie, Marion, Christ, Marie ? Le tombeau retrouvé vide avec seulement le suaire du Christ ? Je ne voyais pas de schéma pascal clair dans cette histoire, d'autant que les dates ne collaient pas avec l'année 2007 où le 22 avril était bien un dimanche, mais suivant une nuit sans lune... De fait quelques courriers échangés avec Claudine clarifièrent l'affaire, elle n'avait pas du tout songé à Pâques, et pris sur le calendrier de 2008 les dates des pleines lunes. Il fallait donc oublier cette possibilité de trouver réunies deux de mes principales obsessions, Pâques et le nombre d'or... ...Oublier pour ce roman, mais l'implication de Claudine dans les coïncidences dorées Baleine m'a aidé à me rappeler autre chose. Bien que j'aie trouvé on ne peut plus louable l'idée de JiBé Pouy de permettre à tout un chacun de publier un Poulpe, les résultats ne m'ont pas semblé des plus convaincants, même pour les Poulpes d'auteurs "confirmés", aussi n'ai-je lu que peu de Poulpes, essentiellement ceux que le hasard a fait passer entre mes mains. C'est ainsi que lors de la parution de mon Gondol, en octobre 2000, j'ai reçu avec mes exemplaires d'auteur les autres parutions Baleine du mois, dont le n° 205 et 127e Poulpe, A Freud ! sales et méchants, de Pierre Magne. C'est l'histoire de la vengeance d'Albert Mansard, qui 15 ans plus tôt a subi avec sa compagne divers outrages sur un cargo. Ils ont ensuite été jetés à la mer, jugés morts, mais lui a survécu. Selon un journal du 14 avril 1982, l'incident a eu lieu le dimanche précédent, soit le 11 qui était un dimanche de Pâques. Je n'ai pas cherché à contacter l'auteur, étant à peu près certain que cette date était accidentelle. La situation me semblait fort proche d'un roman déjà pour moi emblématique, Le Triangle d'or de Leblanc (1917), où Armand Belval et sa compagne sont assassinés par Essarès le 14 avril 1895, mais Belval "ressuscite" le soir de ce dimanche de Pâques, et ourdit une revanche qui est près d'échouer 20 ans après lorsqu'il est tué pour de bon par Essarès, qui lui emprunte son identité, le 4 avril 1915, un autre dimanche de Pâques. En 2000 je n'étais sensibilisé ni au nombre d'or, ni au 4/4 jungien. Albert a 4 personnes à tuer, dont un Armand. Le rapport 205/Phi arrondi au plus proche entier donne bien 127, et il y a une remarquable autre possibilité. J'indiquais sur ma page Baleine qu'il y avait deux numéros de la collection avec un statut particulier, le n° 99, ou 63e Poulpe, dont l'auteur a refusé d'être distribué par le Seuil lorsque la grande édition a pris le contrôle de Baleine, et le n° 186, non vendu. En ne tenant compte que du catalogue du Seuil, le Poulpe de Magne devient le 126e, qui rapporté aux 78 non-Poulpes de la collection livre 126/78 = 21/13. Le "rapport de Daumal", et Magne peut renvoyer au Grand JE avec le lien étymologique maha/magnus. J'avais vu plus haut le lien des numéros 228/141 du Poulpe de Claudine avec Sigmund/Freud = 87/54 apparaissant dans le titre de Magne, et je suis fasciné par les nombres obtenus en écartant les deux Baleine non vendus par le Seuil, soit 226/140. Ce sont des nombres de la Série Bleue du Modulor, emblématiques car l'outil Modulor est un ruban de 226 cm de long, 226 cm supposés correspondre à un homme levant le bras, homme qui pourrait être Le Corbusier (cité par Polycarpe), dont le nom réel était Charles-Edouard Jeanneret = 226. J'ai évoqué à plusieurs reprises Le Triangle d'or, dernièrement ici, et ma fascination devant l'échange du 4 avril entre Belval et Essarès, avec les valeurs de la Série Bleue : BELVAL = 54 ESSARES = 86 TRIANGLE + D'OR (LE) = 86 + 54 = 140 Je remarque encore les équivalences en pouces de 140/86 cm, 55/34, ce qui correspond au Poulpe qui me fit découvrir l'harmonie dorée de la série, le 55e, La disparition de Perek. J'ai lu les 4 premiers Polycarpe, sur lesquels il y aurait bien plus à dire, mais je ne pouvais omettre que la première date mentionnée dans la série est un 4 avril, le mardi 4 avril 1974 jour de parution d'un journal relatant la démission du juge Léon Corbeau, le précédent propriétaire du vieux logis acquis par Polycarpe à Rochebourg. Claudine sait de quoi elle parle puisqu'elle habite elle-même une vieille maison dans un village de Touraine, achevée de bâtir en 1877 par Charles Guinot. Après avoir envisagé Charlie descendu du ciel comme un dieu grec, theos, je me suis demandé si ce Charles Guinot n'aurait pas commencé sa maison en 1875, l'année de naissance de Jung dont les initiales CJ m'ont fait penser à un antichrist, car son nom est l'exacte anagramme de CARL IUNG THEOS (Jung a parfois utilisé la forme Iung, par exemple dans l'anagramme signant les Sept sermons aux morts, ou dans les initiales CIER ornant la girouette de la maison de Küsnacht construite pour lui et sa femme Emma Rauschenbach.) Deux jours après avoir découvert la date du 4/4/74 dans Le vieux logis, je vis en différé le téléfilm Un Meurtre en sommeil, diffusé le 17 février sur France 2. On y voit la carte d'identité d'une jeune fille, Sacha Poliakov, déclarée née le 4/4/14. La moyenne entre 4/4/74 et 4/4/14 est évidemment le 4/4/44... J'ai commencé ce texte il y a quelques jours en envisageant de le terminer le 14/4 et de le publier ce jour, en hommage à la valeur 144 du nom Claudine Chollet, sans savoir encore à quel point les 14 avril seraient concernés (car n'ayant pas encore regardé ce que j'avais écrit sur A Freud ! sales et méchants). Les Orphistes ont un jour de Grand Pélerinage, le 5 août, parce que 5-8 sont des nombres de Fibonacci. Pour ma part j'aurais plutôt choisi le 13-8, surtout sachant que les 8/13es de l'année tombent aux 8/13es du 8/13 (le 13 août à l'anglaise). Cette relation m'a tant enthousiasmé que j'ai cherché d'autres possibilités, un peu moins ambitieuses, et la seule que j'ai trouvée est le 4/14, le 14 avril à l'anglaise, qui tombe aux 4/14es des 366 jours d'une année bissextile. 366 est le nombre suivant de la Série Bleue, après 140-226. Le 13 août est le 226e jour d'une année bissextile, dont il est toujours aux 8/13es, moins parfaitement bien sûr. Bref j'envisageais de publier ce billet à 13:21, en hommage aux multiples 13-21 rencontrés, mais j'ai choisi de le retarder de 21 minutes, car les 4/14es de 2012 tombent ce 4/14 à 13:42." 

Rémi Schulz

Mon commentaire à la rubrique "pages", en haut de colonne de droite :  ci-contre --->

05 avril 2012

Le roman policier, hier et aujourd'hui... (3)

Agatha Christie, roman policier, wodunit

Pour le troisième volet du petit feuilleton culturel consacré au roman policier, je cite John Curran, l’auteur de l’ouvrage paru en 2009 au Masque : Les carnets secrets d’Agatha Christie. John Curran a été autorisé par Mathew Prichard, petit-fils de la romancière, à découvrir et à exploiter ces carnets  encore inaccessibles au public.

John Curran évoque ainsi l’âge d’or de cette littérature :

« C’était l’époque des week-ends en maison de campagne animés par la présence d’un assassin, de la petite bonne qui témoignait d’une voix nasillarde, de la pelouse enneigée sans la moindre trace de pas et du policier dépassé quémandant l’assistance du détective amateur perspicace. L’ingéniosité atteignit de nouveaux sommets avec l’embolie fatale provoquée par une seringue hypodermique vide, le timbre-poste empoisonné et le poignard glaçon qui s’évapore après usage (...) Les lecteurs en vinrent à connaître intimement les propriétés de l’arsenic, les subtilités des indicateurs de chemin de fer et les arcanes du Legitimacy Act de 1926. Le Collins Crime Club et le Detection Club furent fondés ; Ronald Knox fit paraître les Dix Commandements du Roman Policier et S.S. Van Dine écrivit ses fameuses Règles.

Et Agatha Christie publia La Mystérieuse Affaire de Style (Son premier roman) qui débutait par cette phrase de défi :

« Je parie que tu n’es pas capable d’écrire un bon roman policier. »

Comme l’écrivait jean Cocteau dans sa préface du Mystère de la chambre jaune :

« Il n’y a pas de génie, il n’y a que des preuves de génie »

12:20 Écrit par Claudine dans art, Blog, femmes, feuilleton, langue, langage, littérature, Livre, Loisirs, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

31 mars 2012

C'est pas mignon, ça ?

sourireTransféré sur mon mail par une amie...

- "Coucou. Je pense a toi en savourant le premier livre de Polycarpe Houle... Je me regale! Merci de cette decouverte."

- "Suis ravie...et Claudine CHOLLET, l’écrivaine et avec qui j’ai participé à deux ateliers écriture (à la médiathèque) va être ravie également...que son Polycarpe Houle te plaise..."

Tiens, pardi !!!

19 mars 2012

Le roman policier, hier et aujourd’hui (II)

Maurice Leblanc, Gaston Leroux, Arsène Lupin, Rouletabille, PolycarpeMaurice Leblanc, Gaston Leroux, Arsène Lupin, Rouletabille, Polycarpe    Après les feuilletons populistes et les nouvelles criminelles de la fin du 19e siècle, le genre policier s’installe sur ses fondations au début du 20e siècle, c'est-à-dire qu’il va se construire sur deux vrais romans (L’Arrestation d’Arsène Lupin en 1905 de Maurice Leblanc et Le Mystère de la chambre jaune en 1907 de Gaston Leroux). Ces deux œuvres sont à l’origine d’une littérature extrêmement populaire que l’intelligentsia ne cessera de mépriser jusqu’au retournement idéologique – et excessif – des années 70-80 (sur lequel nous reviendrons).

    Quelle époque prolifique pour le genre policier que la première moitié du 20e siècle ! Au point de donner naissance à deux collections mythiques : en 1927, Pierre Pigasse lance Le Masque et, en 1945, Marcel Duhamel lance La Série Noire.

    L’originalité, la trouvaille du genre – ce qui en assure d’ailleurs la pérennité et permet la connivence entre auteurs – consistent à créer des héros surdoués : « Anderson, vous pourriez vous taire ? Vous faites chuter le QI de tout le quartier… » dixit Sherlock Holmes...

    Nous pouvons affirmer que Doyle, Leroux, Leblanc, puis Léo Malet ou Agatha Christie, entre autres, trouvent ainsi un exutoire jubilatoire à l’exercice de leurs neurones performants d’écrivains de romans policiers.

    Mais, pour rester sympathiques, leurs héros exercent leurs brillantes aptitudes (raisonnement rapide, intuitions psychologiques fulgurantes, esprit de déduction) sous des apparences un peu ridicules. Leurs défauts doivent atténuer leur supériorité mentale, ainsi :

–           Auguste Dupin est un bizarre noctambule,

–           M. Lecoq a des fantasmes de bandit,

–           Prosper Lepicq est un paresseux à tête de hibou,

–           Sherlock Holmes est un cocaïnomane hyperactif,

–           Hercule Poirot est un insupportable maniaque aux moustaches cirées,

–           Arsène Lupin est en proie au doute et schizophrène.

–           Nestor Burma est alcoolo tendance lubrique,

–           l’Imogène d’Exbrayat est une surexcitée qui déclenche des catastrophes,

–           Jane Marple, est une tricoteuse compulsive et cancanière,

–           Et tutti quanti... ;-)

 

    Les inoubliables personnages ci-dessus sont devenus plus célèbres que leurs créateurs. Leurs "inventeurs" disparus, ces personnages subsistent dans la mémoire collective comme nos ancêtres communs.

    Et les années passant, voire des décennies ou même un siècle, ces personnages se fondent dans la foule des personnes ayant vraiment existé, ont une biographie vraisemblable, suscitent l’intérêt des blogueurs au même titre que de regrettés peoples, et donnent lieu à  de nombreuses adaptations télévisées ou des films, malgré la mode de la science-fiction et de la "fantasy"...(Après 211 films et séries, interprétés par 75 acteurs différents, Sherlock Holmes est le personnage le plus utilisé dans l’histoire du cinéma).

    Les personnages que l’artiste a fabriqué avec de la matière humaine ont pris chair et, s’incrustant dans notre mémoire collective, notre généalogie, notre culture, ils deviennent notre propre métaphore.

    Grâce à eux, nous gagnons tous un peu de leur immortalité.

    Pour ma part, à l’instar de mes illustres prédécesseurs, sous des apparences de pépère mal fringué et soupe au lait, j’ai pourvu mon héros Polycarpe d’un QI de surdoué sinon, comment pourrait-il exhumer des crimes parfaits, sans preuve et parfois anciens ? J’ai écrit dans le 5e volume que « Polycarpe n’était pas un mortel commun », parce qu’il ne raisonnait pas comme le commun des mortels...

    Je confirme que c’est très relaxant de pousser devant soi son personnage principal, avec les défauts de ses qualités, en faisant mine de n’y être pour rien.

15:58 Écrit par Claudine dans art, langue, langage, littérature, Livre, Loisirs, publications, roman policier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

10 février 2012

Interviews "atelier d'écriture"

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David Gasselin, reporter à Radio-Active d’Amboise (37400), m’a transmis les deux enregistrements qu’il a réalisés samedi dernier avant et après l’atelier d’écriture à la médiathèque Aimé Césaire               

Cliquez sur les postcast:

 

podcast

podcast


Je remercie tous les participants de cet atelier. Leurs « œuvres » sont autant de petites nouvelles touchantes ou espiègles que je propose de rassembler et de compiler, pour ceux qui le souhaitent...


Et, maintenant, je compte sur vous tous, demain, samedi 11 février, 15 heures, pour la rencontre-dédicace à la Médiathèque d’Amboise.

16:48 Écrit par Claudine dans art, Blog, interviews, Jeux, langue, langage, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

30 janvier 2012

INVITATION

amboise, rencontre auteur, dédicace, conférence, roman policier, affiche

Tous renseignements : ici

 

Article NR sur l'atelier d'écriture du samedi 4 février en lien ci-dessous

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2012/02/05/De-l-art-d-ecrire-et-de-savoir-en-parler

11:21 Écrit par Claudine dans art, Blog, interviews, langue, langage, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

23 janvier 2012

À NOTER DANS VOS AGENDAS...

 

  • ATELIER D'ÉCRITURE :

    atelier d'écriture, Médiathèque, Amboise, décicace

Médiathèque Aimé Césaire d'Amboise,
samedi 4 février à 14 h 30.

 

 J'animerai l'atelier d’écriture, de 14 h 30 à 17 h, samedi après-midi. Tous ceux et toutes celles qui ont ressenti un jour une petite démangeaison plumitive sont les bienvenu(e)s.

 Le thème de l'atelier : donner la vie à un personnage...

Il s’agira de composer un texte, en procédant par étapes ludiques et dans le respect de certaines contraintes qui, paradoxalement, aident à la création !  Cette méthode produit des petits bijoux littéraires qui pourront être lus et commentés avec bienveillance par le groupe.

 

  • RENCONTRE - DEDICACE :

Médiathèque Aimé Césaire d'Amboise,
samedi 11 février à 15 h.

J'aborderai les questions suivantes :

  • vocation d'écrivain,
  • processus de création,
  • l'histoire du roman policier,
  • les auteurs qui m'ont influencée,
  • réflexions sur l'art et l'artisanat de l'écriture, 
  • anecdotes diverses...
  • etc.

10:25 Écrit par Claudine dans art, Blog, interviews, langue, langage, Livre, Loisirs, publications, salons et dédicaces | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | |

10 janvier 2012

LES CONTES DE POLYCARPE : Le Gué Renviens (3e conte)

J'ai extrait du tome IV ( POLYCARPE, LE NOMBRE D'OR) trois anecdotes inventées pour illustrer l'histoire du village, composées sous forme de contes,  dans "l'esprit" du Décaméron. C'est à dire de façon imagée et burlesque qui décrit avec empathie les pitoyables humains...

troisième conte

                                         LE GUÉ RENVIENS

Des dialogues décousus s’échangeaient autour de la table. Un moment, il fut question des sites sacrés et de la légende de Frère Prosper. Basile raconta, pour ceux qui ne la connaissaient pas, la version originale de Max. Des applaudissements saluèrent le conteur et l’inventeur de la légende.
− Vous devriez faire profiter tous nos amis de la légende du Cheval mort, dit Polycarpe.
− Non, non, se défendit le centenaire. C’est trop long, je n’ai pas assez de souffle. Avez-vous écouté celle que j’ai enregistrée sur le magnéto ?
− Le gué de Renviens ! Oui, oui. C’est captivant.
− Raconte, raconte ! implora Zorba.
− Max, s’il vous plait, on adore vos histoires, l’encouragea Lily.
− Allez, Max, ne vous faites pas prier, insista Basile.
− Bon, chevrota Max, si vous y tenez.
− Parle à ton rythme, nous avons la vie devant nous, lui chuchota son optimiste épouse.
Les convives s’accoudèrent, tout ouïe. Zorba se précipita sur les genoux de son grand-père. Le silence n’était interrompu que par quelques stridulations de pipits.

Il faut s’imaginer au début du XVIIIe siècle, commença-t-il. Cette histoire dont la fin étrange ne fut jamais vraiment élucidée, s’est déroulée ici, à Rochebourg. Vous connaissez tous la maison qui porte encore le nom de “L’huilerie” : elle abritait, à ce moment-là, le moulin à huile de la paroisse.


moulin à huile de noix.jpg

Maître Jehan Coulefin, patron huilier de père en fils, était flanqué six mois durant d’un commis surnommé Casse-noix, chargé de séparer les amandes des coques, lequel se louait au maréchal-ferrant le reste de l’année. Ce notable aisé avait été séduit par une belle rousse gironde qui lui faisait des yeux de velours mais louchait en réalité sur sa fortune. Une fille, prénommée Anastasie, naquit quelques mois seulement après leurs noces, scellant définitivement une bien malheureuse union.
Les années passant, la fillette devenait de plus en plus gracieuse tandis que l’épouse se métamorphosait en énorme matrone acariâtre. Asthmatique, elle ne pouvait plus dormir autrement qu’assise et son obésité la clouait sur son fauteuil également la journée. Coulefin compensait cette union désastreuse en vouant à sa fille une véritable adoration.
Il s’occupait aussi de quelques fermières des environs, mais passons.
Anastasie était son rayon de soleil, sa joie de vivre, ce que son acrimonieuse épouse, aigrie et jalouse, lui faisait payer en poussant des cris à casser la tête et en lançant des ordres, enrageant de n’être pas obéie au doigt et à l’œil. Elle s’empoisonnait le sang de ne pouvoir obtenir de Coulefin l’allégeance absolue.
L’argent était la seule chose qui la calmait et la consolait, aussi son mari lui confia-t-il les comptes de l’huilerie pour avoir la paix. Elle comptait et recomptait les pièces d’or, les faisait couler dans ses mains, caressait les lingots, entrait en extase à la pensée de sa richesse. Si bien que Coulefin conçut une sorte de siège coffre-fort sur lequel l’épouse trônait, nuit et jour, comme une poule qui couve ses œufs.


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Or, un jour, deux brigands firent irruption dans l’huilerie, saucissonnèrent Coulefin et entreprirent de lui griller les orteils pour lui faire dire où se trouvait sa fortune. Alors qu’il était sur le point de révéler l’astucieuse cachette aux chauffeurs affairés à le torturer, la maritorne quitta son coffre-trône et, saisissant les maillets destinés à casser les noix, leur asséna des coups sur la tête propres à assommer un bœuf. Puis elle les ligota et libéra Coulefin. Avait-elle agi ainsi pour sauvegarder son époux ou son or ? Nul ne le saura jamais car toutes ces émotions lui furent fatales. Le cœur lâcha. Morte, elle se répandit sur le sol comme de la gelée de veau. En attendant, elle avait sauvé la fortune de l’huilier.
Anastasie devint une jeune fille merveilleuse. Riche, jolie et savante, elle savait également tenir une maison à la perfection. De nombreux clients et fournisseurs avaient l’occasion de l’apercevoir, lisant sur le balcon, brodant dans son petit jardin, ou l’entendaient chanter et jouer de la musique. Avec eux, elle échangeait facilement quelques mots, joyeux et candides.

 

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Pour Coulefin, Anastasie était toujours sa petite fille qu’il ne voulait pas voir grandir. Jusqu’au moment où elle fut invitée à son premier bal. Il refusait d’admettre que son adorable trésor était en âge de se marier. Il ne pouvait même pas imaginer la maison sans elle, sans ses rires et son joyeux babil. Il subtilisa les invitations, éconduisit les nombreux partis. Lorsqu’un jeune prétendant, Fortunio Fromentin, auquel il trouva l’air complètement idiot, eut le culot de demander la main de sa fille et d’insister, Coulefin fut pris d’une rage folle et le chassa à coups de bâton. Il ignorait que ce jeune homme et Anastasie se connaissaient depuis plusieurs mois.
En apportant sa cargaison de fruits à l’huilerie, l’automne passé, Fortunio avait aperçu Anastasie et ressenti un vrai coup de foudre. Pour la revoir, il avait proposé à tous les paysans de porter leurs noix au moulin. Les jeunes gens s’étaient parlé et − oh, merveille ! − avaient découvert qu’ils avaient exactement les mêmes goûts, les mêmes avis, les mêmes envies. Et depuis, quand Fortunio venait chercher son contingent d’huile, grâce à la complicité de Casse-noix qui faisait le guet, les jeunes gens flirtaient dans le pailler.
Lorsque Coulefin surprit les amoureux, il cloîtra sa fille dans sa chambre et fit poser des barreaux aux fenêtres. Anastasie, qui avait été une enfant docile et aimante, se mit à détester ce père possessif. Elle inventa un stratagème pour le tromper et retrouver Fortunio. Contre quelques pistoles, elle obtint de Casse-noix qu’il reproduise chez son maréchal-ferrant un double des grosses clés de son appartement. Ainsi, Fortunio se laissait enfermer dans la soue, l’ancien abri à cochons depuis longtemps désaffecté et, muni de la copie des clés, il se glissait la nuit dans le lit d’Anastasie.
Le jour arriva enfin où les jeunes gens décidèrent de vivre leur vie. Anastasie était résolue à quitter cette maison devenue sa prison. Fortunio avait trouvé la chaumière où abriter leur amour et un emploi de palefrenier dans un relais de poste. Anastasie écoula discrètement ses affaires et quelques petits objets auxquels elle tenait beaucoup dans les charrettes des fournisseurs. Elle comptait naïvement sur la complicité de Casse-noix.
Vous vous doutez que ce commis vénal n’avait pas trouvé mieux, pour doubler la mise, que vendre la mèche en prévenant Coulefin. Celui-ci, aveuglé par le dépit d’avoir été trompé, n’éprouvait plus aucune pitié pour cette fille adorée qu’il aurait préféré voir morte plutôt que libre. Il laissa la fuite s’organiser pour les surprendre le moment venu. Il facilita même les choses en graissant la patte de Casse-noix pour “oublier” les clés sur les portes. Le commis reçut une somme aussi élevée de la main d’Anastasie pour la même mission.
La nuit du départ, Fortunio enroba les sabots de son cheval avec des haillons pour arriver silencieusement à l’huilerie. Anastasie, enveloppée d’une cape sombre, sortit dans la ruelle et, soulevée par Fortunio, monta en croupe pour la première fois de sa vie.

 

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Voilà nos deux amoureux en route, au petit trot, vers leur destinée. Ils devaient longer la rivière jusqu’au petit pont de madriers qui se trouve près de chez Flora.
Mais soudain, un bruit effrayant de galopade et de ferraille les alerta. La nuit était assez claire pour distinguer les poitrails brillants de deux montures qui semblaient fondre sur eux à la vitesse de la lumière, chevauchées par des cavaliers noirs et masqués. Coulefin avait engagé deux spadassins pour leur barrer la route et, si nécessaire, les éliminer.
Que faire ? Devant eux la rivière profonde était infranchissable. À cet endroit, le courant était vif. Qu’ils s’enfuient en aval ou en amont de la rive, les hommes à leurs trousses les rattraperaient comme l’éclair. Le cheval de Fortunio se cabrait, hennissait, sentant le danger. Ils étaient perdus.

 

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C’est alors qu’une chose se produisit, vraiment incroyable sous les yeux épouvantés des poursuivants dont les montures pilèrent d’effroi. La foudre venue de nulle part crépita sur la rivière et les eaux se séparèrent. Le cheval de Fortunio fit une volte gracieuse puis caracola dans le lit de la rivière qui, lorsqu’ils furent de l’autre côté, reprit son cours normal.
Qu’à cela ne tienne, les tueurs à gages empoignèrent leurs arquebuses, visèrent les cavaliers, tirèrent. Et là, second miracle, le cheval et les amoureux en selle, comme une bulle qui éclate, disparurent instantanément.
On dit que le soulèvement du fond du lit qui forme à cet endroit comme une minuscule île permettant de passer à gué s’est constitué à cette occasion.  
Les deux sbires ne demandèrent pas leur reste et galopèrent jusqu’aux confins du royaume. Mais la rumeur de cette aventure surnaturelle revint au pays et aux oreilles de Coulefin qui en perdit la raison. Tous les jours, jusqu’à la fin de sa vie, il se rendait à l’endroit de la rivière où sa fille avait disparu et il l’appelait lugubrement :
« Anastasie ! Renviens-toi ! Renviens-toi ! »
Depuis cet endroit fut baptisé le gué de Renviens.
Quant à nos amoureux, la légende prétend qu’ils se sont bel et bien retrouvés sains et saufs à quelques lieues de là, que Fortunio a fait de bonnes affaires et qu’ils eurent une nombreuse descendance. D’après les registres de la paroisse, chaque fille aînée de la lignée se prénomme Anastasie. Et la dernière aurait émigré… à La Réunion.  Dit-on.

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Cette chute sur mesure tira des exclamations ironiques et des applaudissements crépitèrent.
Polycarpe alla chercher de l’eau fraîche pour le centenaire dont les yeux pétillaient de malice. Alors qu’il se penchait vers le conteur pour lui verser de quoi se désaltérer, ce dernier lui susurra :
− Excusez-moi, cher ami, d’avoir renoncé au récit du Cheval mort, mais il y a des détails que Pélagie ignore encore. Elle ne sait toujours pas que j’avais négocié sa reprise et que mon camarade m’avait soudoyé pour que je l’épouse enceinte…  Voyez-vous, je l’ai achetée à ce maquignon de Marcel au prix d’une génisse pleine!
− Il n’était pas question de cela dans votre histoire ! s’indigna Polycarpe, à voix basse.
− Tant mieux. Je n’en suis pas tellement fier. De toute mon existence de minotier, ce fut ma plus mauvaise négociation.
Polycarpe eut un petit instant de doute. Max était-il épuisé par son récit ? Perdait-il les pédales ? Ou bien poussait-il l’humour à un haut degré de sophistication ? Un peu de tout cela probablement. L’ancien meunier n’avait jamais été un grand sentimental, il était tout à fait capable d’avoir monnayé sa femme… Mais il y avait prescription.

24 décembre 2011

Portraits de femmes

En cherchant l'inspiration pour mon prochain atelier d'écriture, j'ai trouvé ceci.

Profitez-en !

 

18:01 Écrit par Claudine dans art, Blog, femmes, Film, Loisirs, publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, art, grands peintres |  Facebook | |  Imprimer | |