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Enfance

La vie n'est pas une projection cinématographique qui, en marche arrière, fait rapetisser les plantes, reculer les piétons, jaillir le plongeur vers la planche où il trouve un  équilibre miraculeux ou assembler les morceaux d'un cristal brisé. Aucune colère, aucun discours, aucune résilience n'ont le pouvoir de recoller les débris d'enfance, cette porcelaine d'une finesse et d'un laiteux exquis : nous passons notre existence sur un tas de gravats.

Commentaires

  • Bonjour,Claudine!
    mon blog est ouvert pourtant.
    "Nous passons notre existence sur un tas de gravats" J'adore...
    Et un jour discrétionnaire, o miracle de la nature, on voit jaillir au milieu de ces gravats le feston rouge d'un coquelicot en déshérence...

  • (...) au milieu de ces gravats, le feston rouge d'un coquelicot (...)
    J'aurais aimé écrire ces mots.

  • C'est justement mon statut de combattante, de survivante qui me permet d'adhérer pleinement à votre si joli texte et d'en apprécier toutes les subtilités, vos qualités humanistes et votre générosité.
    La philosophie n'est que la science de la réflexion et tout paradoxe amène à la réflexion.

    CLAUDE

  • Au fil du temps, si on les laisse tranquilles, les gravats, même si ils sont sous-jacents, finissent par disparaître sous les herbes folles de la vie.

  • Ce texte est à la fois beau, grave et juste. Tenter de recoller les débris de l'enfance est voué à l'echec, alors protégeons la le plus possible.

  • Très joli texte, qui m'a rappelé à quel point ces gravats peuvent être acérés...

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