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18 mai 2017

Glissement sémantique

les mots en politique

Depuis quelques années, les hommes et femmes politiques  emploient le mot « territoire » pour signifier « région ».

Avant ce rapt sémantique, le mot territoire désignait une zone géographique à l’intérieur de frontières naturelles, comme les départements d’Outre-mer.

Ce glissement de sens est apparu dans les année 1980 pour évoquer des zones géographiques sur lesquelles les politiques exerçaient leur pouvoir. Et, peu à peu, ce mot a totalement remplacé les autres termes désignant ces entités géographiques, économiques, historiques, où vivent des gens, que désignent les termes de "régions" ou de "pays".

J’ai modestement noté que cette façon de parler est typique des personnalités de gauche, juste 3 exemples :

‒ « Le chef de L’État lui avait demandé de lui trouver une maison "dans le proche territoire de Tulle », rapporte un ami corrézien de Hollande.

‒ Cazeneuve : «  dès le début de l'année de 2017, le gouvernement prendra  de nouvelles mesures pour assurer l'accès des patients aux soins dans les territoires… »

Duflot : « Parce que quiconque porte un intérêt réel aux territoires de notre pays ne peut ignorer à quel point les enjeux qui sont les vôtres sont déterminants pour l’avenir de notre pays »

Ce vocabulaire est révélateur du dédain des politiques pour la province et lamine le pittoresque de nos régions pour n’en considérer qu’un aspect administratif, déshumanisé.

11:35 Écrit par Claudine dans Ce qui ne me plaît pas, idiomes, langages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

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